‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 2 sur 229 · G OPINION DU DUC D'YORK · texte numérisé non relu

G OPINION DU DUC D'YORK

lent des dangers, auxquels l'ambassadeur, que Gromwell envoya en France, était exposé. «Je tremble, écrivait le cardinal', quand je songe en quel péril il est parmi tant d'Anglais qu'il y a ici, qui, sans difficulté, sont les plus grands ennemis qu'ait M. le Protecteur. »

Mazarin était babitué depuis longtemps à braver les liaines; mais il s'efforça, dans cette circonstance, d'apaiser les ressentiments et de concilier les devoirs de l'bospitalité française avec les exigences de ses nouveaux alliés. Le duc d'York ressentit le premier les effets de cette politique de Mazarin. Il ne pouvait continuer de servir en France'-; mais le cardinal lui avait fait donner le commandement d'un corps de troupes dans l'armée du duc de Modène ^, qui soutenait le parti delà France en Italie. Le jeune prince, qui écrivit ses mémoires après la mort du cardinal, y rend un compte impartial de son entrevue avec Mazarin, et fait l'éloge du traite conclu avec l'Angleterre. « Le cardinal, dit-il, le reçut (le duc d'York)*, à Compiègne, parfaitement bien ; il s'excusa de la paix, qui avait été conclue avec Cromwell, sur ce qu'il y avait été obligé, par une nécessité ndispensable, pour le bien de l'Etat et la sûreté de

• Lellre du iO mai IGôG (AIT. élr., ANCLETEunE, tome 66, f' 249).

^ Voy. l'arlicle secret du Iraiié de Weslmiusler, dans le tome précédent, p. 392.

3 Mémoires du duc d'York, édit. Michaud et l'oujoulal, p. 59i.

■* Ibidem. Le duc d'York parle toujours de lui-même à la troisième personne.

Page 1