‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 209 sur 229 · PUISSANCE DE LA FI'.A.NCE · texte numérisé non relu

PUISSANCE DE LA FI'.A.NCE

niques. Ainsi, la France, protectrice des Stuarts en Angleterre, d'une partie des princes italiens et allemands, victorieuse enfin des deux branches, espagnole et allemande, de la maison d'Autriche, tenait incontestablement, en 1601, le premier rang parmi les États du centre et du sud-ouest de l'Europe.

Dans le Nord, c'était la Suède, noire fidèle alliée, qui avait toujours la supériorité. La Moscovieétaità peine reconnue comme un État européen ; elle avait vainement tenté de pénétrer jusqu'à la Baltique. Mazarin, tout en blâmant l'ambition et les entreprises téméraires du roi de Suède, Charles-Gustave*, avait eu soin de ménager les Suédois, anciens alliés de la France. Il les avait défendus contre les coalitions provoquées par l'ambition de ce prince, et, après la mort de Charles-Guslave, il avait assuré à son fils mineur la plupart des conquêtes antérieures de la Suède, que la France avait déjà garanties au traité do Brômsebro". Mais, en soutenant cette puissance, le cardinal avait eu soin de ne s'aliéner ni la Pologne, ni le Danemark, ni l'électoi'at de Brandebourg. Comment ne pas rappeler, avec une légitime fierté, pour le rôle de Mazarin et de la vieille France, que, non seulement elle triomphait dans l'Europe méridionale, mais qu'elle étendait sa puissante médiation sur les contrées du Nord, et que les

* Ci-dessus, |). 352.

* Voy. VHistoire de France pendant la minorité de Louis XlVy t. II, p. 26.

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