‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 220 sur 229 · DE L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

DE L'HISTOIRE

relatives â la successioii cF Espar/ne ^ , a élé acceplé par tous les historiens. M. V. Coiisia a ensuite raconté en détail quelques épisodes de la vie du cardinal- et a fait ressortir la grandeur de ses vues et son patriotisme''. MM. Bazin et Henri Martin ont reconnu, dans Mazarin, le continuateur de l'œuvre de Richelieu. M. Gaillardin, plus sévère d'abord dans son jugement, a fini par arriver aux mêmes conclusions. La correspondance de Mazarin, sur laquelle nous nous sommes constamment appuyé , a pleinement confirmé ces appréciations. Elle nous a montré le cardinal poursuivant, avant la Fronde, le plan de Henri IV et de Richelieu pour l'abaissement de la maison d'Autriche. Arrêté par les guerres civiles, Mazarin lui ta avec courage contre les rebelles et indiqua, dès 1650, que c'était, avec le concours de la bourgeoisie et de la partie saine de la population, que la royauté triompherait des cabales parlementaires et de l'ambition des grands'. Ce qu'il avaitannoncé, avant son premier exil, il le réalisa en i65"2% et

^ Tome I, p. iO, de l'édition iii-l" : « Mazarin avait l'esprit grand, prévoyant, inventif, » etc.

- Dans les ouvrages \nl]\uïés\n Jeunesse de Mazarin, les Carnets de Mazarin, la Jeunesse de M'"' de LongueviUe , M'"^ de Hautefort et M"'" de Chevreuse.

3 Dans une dépêche à Servien [Correspondance d'Angleterre, t. 59), iMazarin disait lui-même que, « si son langage n'était pas français, son cœur l'était ».

* Voy. t. IV, p. 228 et 22'J, de l'Histoire de France pendant la minorité de Louis XIV.

■' Tome 1, p. 351 et suiv., de VHistoire de France sous le ministère de Mazarin.

m JUSTICE TARDIVE DE i;illST011Œ.

assura le Irioinplie de la royaulé sur \e^ laclions. A^ainqiieiir de la Fronde, il a consacré les huit dernières années de sa vie à relever la puissance de la France et à lui donner un roi digne de continuer son œuvre. 11 pouvait dire, en mourant, (ju'il laissait deux filles immortelles, la paix de Westphalie, et la paix des Pyrénées. La première avait donné à la France l'Alsace, Brisach et Philipsbourg; la seconde l'Artois, le Roussillon et une partie des Flandres. Puisse la France retrouver des ministres qui lui laissent un pareil héritage ! Elle leur pardonnera bien des fautes et bien des faiblesses.

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