‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 23 sur 229 · EMBARRAS FINANCIERS · texte numérisé non relu

EMBARRAS FINANCIERS

Mazariii au surintendant Fouquet ', des nouvelles difficultés que l'assemblée apporte à la signature du contrat touchant le don qu'elle lui a fait, et je vous avoue qu'en mon particulier je ne puis assez ni'étonner d'une telle conduite. »

Dans une lettre du même jour, adressée à l'abbé Fouquet^, Mazarin exprime vivement l'urgence des subsides , que réclamait la situation de l'armée. « Il y a ici'' cinq cents officiers, à qui on a promis des gratifications, et on est obligé de les laisser consommer (s'épuiser sans secours), faute d'argent. L'artillerie, les voitures, les travaux, l'hôpital et la subsistance des Anglais, Suisses et Italiens, demandent un paiement ponctuel, tous les mois, comme aussi les dépenses d'Italie et de Catalogne, et je voudrais une fois pour toutes n'avoir pas à solhciter le fonds, que M. leprocureur général* est convenu de fournir, tous les mois. Je vous conjure de faire en sorte que cela s'exécute ainsi ; car vous ne sauriez vous imaginer la [répugnance] ' que j'ai à faire ce métier, et qu'il n'y arien de si constant que ma [disposition]*^ à donner

* Affaires étrangères, France, t. 27i, f" '238. Lettre du 16 mai

^-Ibidem, f° 240.

3 Mazariii était à la Fère, où il s'était rendu pour hâter les pré*paratifs de la campagne.

* On se rappelle que le surintendant Nicolas Fouquet était en même temps procureur général du parlement de Paris.

^ La copie porte résistance; mais le sens m'a piru demander un autre mot. Cette copie est faite avec peu de soin. " 11 y a conduite dans la copie.

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