‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 27 sur 229 · A L'EXÉCUTION DIMP^DIATE DU TRAITÉ · texte numérisé non relu

A L'EXÉCUTION DIMP^DIATE DU TRAITÉ

navires pris par Ruyter s'étaient bornés à transporter àVia-Reggio* de l'infanterie française pour renforcer l'armée d'Italie. La France réclamait avec instance la restitution des prises et la punition de l'amiral hollandais. Cette affaire fut portée avec hauteur et faillit amener une rupture entre la France et la république des Provinces-Unies. L'Angleterre excitait la querelle, dans l'espoir de ruiner le commerce hollandais. On en trouve la preuve dans une dépêche de Mazarin au président de Bordeaux, en date du 28 avril 1657 -. « Si les États des Provinces-Unies, lui écrivait-il, ne donnent une prompte et entière satisfaction au roi sur le mauvais procédé de leur viceamiral Ruyter, les marchands anglais auront bientôt ce qu'ils désirent , puisqu'ils souhaitent de voir échauffer la querelle ; car le roi est résolu de ne rien relâcher et portera cette affaire aux dernières extrémités plutôt que de souffrir l'injure que ledit Ruyter lui a faite. Cependant il faut écouter les propositions des marchands, qui offrent de noliser ^ des vaisseaux au roi, et en écrire ici le détail, sur lequel on vous mandera les instructions de Sa Majesté, leur témoignant que, dans la bonne intelligence qui est aujourd'hui établie entre la France et l'Angleterre, le roi sera très aise que les Anglais fassent tout le com-

' Bourg de Toscane dans la principauté de Lucques.

2 Affaires étrangères, Angleterre, t. 09, f" 7^.

•* Louer au roi des vaisseaux pour le transport des troupes.

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