LOUIS XIV A METZ
plusieurs princes allemands'. Mazarin était, comme nous l'avons dit'-, éveque titulaire de cette ville, et il en avait même été nommé gouverneur, après la mort du maréchal de Schomberg '. Il avait donc beaucoup d'intérêts à régler à Metz; mais il y fut surtout occupé des questions compliquées de la politique européenne. Ses dépêches embrassaient, avec les négociations de la succession à l'empire d'iVllemagne, les relations si importantes et si difficiles avec le protecteur d'Angleterre, avec les Provinces-Unies, le Portugal et la Suède. Il avait toujours les yeux ouverts sur la Catalogne et l'Italie; il n'oubliait ni Venise aux prises avec la Turquie, ni le pape, qui demandait un congrès pour la pacification de l'Europe, ni les mécontents de France, qui correspondaient avec Retz, Gondé et Hocquincourt. Mazarin menait de front toutes ces affaires, que nous sommes forcé de diviser et de morceler. Il continuait, en même temps, l'éducation de Louis XIV, l'initiait à la connaissance des intérêts des diverses puissances de l'Europe, et de leurs relations avec la France. Enfin on ne doit pas oublier que ce cardinal,
* L'ambassadeur vénitien, Giustiniani, qui avait accompagné le roi à Metz, donne des détails sur le séjour de la cour dans celte ville (Dépèches de septembre et d'octobre 16ô0, Bibl. nal., Filza 120).
^ Tome 1, p. 247, de ÏHistoire de France sous le ministère de Mazarin.
^ Charles de Schomberg, duc d'Hahvin, et gouverneur de Metz, était mort dans celte ville, le 6 juin 1650.