‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 37 sur 229 · MAKADIK DE iMAZARIN (1G · texte numérisé non relu

MAKADIK DE iMAZARIN (1G

qui dirigeait les affaires de l'Europe, était alors torturé par la goutte et la gravelle. Ses souffrances étaient un sujet de joie pour ses ennemis, comme on le voit par la lettre suivante de Gui Patin à Charles Spon* : « Le roi est encore à Metz, où le Mazarin a eu de grièves et rudes douleurs néphrétiques. J'ai peur qu'à la fin il n'ait la pierre, et (pi'il ne le faille tailler... Néanmoins, pour dix qui en pourraient pleurer, cent mille en pourraient rire, en voyant la fin de la fortune de cet homme. »

Les étrangers étaient plus justes. Les deux Hollandais, qui résidaient alors à Paris et dont nous avons plus d'une fois cité le témoignage, étaient frappés de cette activité du jeune Louis XIV, dirigé par Mazarin. On lit dans leur Journal, à la date du 5 novembre 1G57- : « Le roi revint sur le soir en cette ville, après avoir passé tout l'été et une partie de l'automne à aller partout où le besoin des affaires le portait. Ainsi il passa, de la Fère à Sedan et à Stenai% pour donner chaleur au siège de Montmédi; et, dès que cette place eut capitulé, il vint à Péronne pour faire réussir celui de Saint-Venant; et, comme il vit son armée en état de ne rien craindre de l'ennemi, il s'en retourna du côté de la Lorraine, et a été quelque temps à Metz à donner bon ordre à ce

* Cette lettre est du 11 octobre 1657. Tome II, p. 310 des Lettres de Gui Patin à Charles Spon (édit. de 1718).

' Voijage de deux lloUandais à Paris, p. 313.

' Ils auraient pu ajouter Montreuil, où le roi avait passé la revue des troupes anglaises, à la fin de mai 1657. (Voy. ci-dessus, p. 65.)

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