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ACTIVITÉ DE SA DIPLOMATIE

qui est de cette frontière, à bien assurer le gouvernement de Metz à M. le cardinal et à négocier du côté de l'Allemagne, en cette belle conjoncture, où elle doit s'élire un chef. Voilà donc ce jeune monarque de retour dans sa capitale, tout triomphant et glorieux, ayant pris deux assez bonnes places en Flandre, Montmédi' et Saint- Venant, et enlevé Mardick aux Espagnols et fait fortifier Bourbourg. ); Jamais, comme nous l'avons dit, la diplomatie de Mazarin n'avait été plus active : d'un côté, il s'assurait des Anglais pour réduire les places maritimes de Flandre ; de l'autre, il liait les mains à l'empereur Léopold, comme on le verra dans le chapitre suivant. La branche espagnole de la maison d'Autriche, réduite à ses seules forces et attaquée à la fois par la France et par l'Angleterre, devait être bientôt contrainte de demander la paix.

' Il est inutile d'insister sur l'erreur géographique qui place Monlmédi en Flandre.

GIIAPITUE III

CONCLUSION DE LA LIGLE DU RIIIX (IGÔS). — PRÉPONDÉRA.NCE DE LA FRANCE EN ALLEMAGNE.

Difficulté de saisir la véritable pensée de Mazarin dans les négociations pour la ligue du Rhin. — Il oppose, pour la succession à l'Empire, la maison de Bavière à la maison d'Autriche. — Dispositions des électeurs ecclésiastiques, archevêques de Mayence , Cologne et Trêves. — Mazarin propose d'assurer l'exécution de la paix de Westphalie par une ligue des princes catholiques et protestants (15 septembre 1657). — Efforts pour gagner l'électeur de Brandebourg et l'électeur palatin. — Ambassade du maréchal de Grnmont et de Lionne. — Mazarin reconnaît l'impossibilité d'enlever l'empire à la maison d'Autriche (janvier 1658). — Il négocie avec les électeurs pour imposer une capitulation rigoureuse au nouvel empereur d'.4llemagiie. — Conditions de cette capitulation, relatives à la France et à se^ alliés. — Elle est signée, le 18 juillet, par Léopold,qui est élu, le même jour. — Ligue du Rhin formée entre plusieurs princes allemands-, catholiques et protestants, pour assurer l'exécution de la capitulation (1-i août 1658). — La France y accède (loaoùl). — Prépondérance de la France en Allemagne.

Consolider et étendre la paix de Westphalie, que la maison d'Autriche s'efforçait de ruiner, fut une des préoccupations constantes de Mazarin, dans la deruière période de son ministère. Dès 1653, il cherchait à relever le crédit de la France en Allemagne * ; mais ces tentatives eurent peu de succès jusqu'au

1 Voy. le tome précédent, p. 1 iO.

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