‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 39 sur 229 · IMPORTANCE DE I.A QUESTION D'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE I.A QUESTION D'ALLEMAGNE

moment où la mort de l'empereur Ferdinand III ouvrit un interrègne, qui se prolongea pendant plus de quinze mois' . Le cardinal en profita pour rappeler aux électeurs de l'Empire que la maison d'Autriche n'avait cessé déporter atteinte aux libertés de l'Allemagne, garanties par les traités de Munster et d'Osnabrûck. Le moment était venu de reconquérir leur indépendance et de la mettre à l'abri des attaques. Deux moyens principaux se présentaient : enlever la dignité impériale à la maison d'Autriche, ou l'enchaîner par des conditions rigoureuses, dont une ligue des princes allemands garantirait l'exécution. Mazarin insistait, particulièrement dans sa correspondance avec Servien, le principal négociateur de la paix de WestphaliejSurl'iniportancccapitalede celte affaire-. « Je voudrais bien, lui écrivait-il, pouvoir employer un million d'or, pour le service du roi, dans la conjoncture présente, en Allemagne; car je suis assuié qu'étant distribué libéralement et avec prudence, c'est-à-dire avec assurance de l'exécution de ce qui serait promis, on ferait de si grandes choses, qu'il serait malaisé de les pouvoir espérer en plusieurs siècles. ))

Convaincu de l'importance de ces négociations pour l'élection impériale, il y mit toutes les ressources

1 Ferdinand III était mort, comme nous l'avons dit, le 1" avril 1657. Son fils, Léopold, n'avait pas, à cette époque, l'âge requis pour être nommé empereur; il ne fut élu qu'en juillet 1658.

- Affaires étrangères, France, t. 2~'2, î" 116. Cette dépèche est du l*' juin 1657.

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