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DE L'EMPIRE D'ALLEMAGNE

projetée delà manutenlion du traité', laquelle devait être la base et le fondement de toutes choses. »

L'archevêque avait ajouté qu'il espérait la conclusion prochaine de cette ligue, puisque les députés des princes, qui devaient y entrer, avaient promis de se réunir à Francfort, dans le courant du mois de juin i657. Voilà le point de départ de la négociation bien marqué, l'affermissement et le développement de la paix de Westphalie, garantis par une ligue des princes de l'Allemagne-. Les trois électeurs ecclésiastiques de Mayence , Cologne et Trêves paraissaient parfaitement disposés ày entrer. L'archevêque de Mayence, qui se nommait Philippe de Schœnborn, avait la principale influence, dans les diètes d'Allemagne, comme archichancelier de l'Empire. C'était à lui qu'appartenait le droit de convoquer la diète électorale. L'électeur de Cologne ^ était Maximilien- Henri de Bavière, que la France avait soutenu contre

1 Le sens est : qiiil ne fallait s'appliquer qu'à la conclusion d'une ligue pour le maintien du traité de Westphalie. Tel fut, en effet, le but de la ligue du Rhin.

- M. Mignet a le premier signalé toute l'importance de la Ligue du Rhin, conclue en 1658 (Voy. Négociations relatives à la succession d'Espagne, t. 11, p. 14 et suiv.). M. Valfrey s'est attaché dans son ouvrage sur Hugues de Lionne et ses ambassades , à faire ressortir le rôle de Lionne dans les négociations, qui précédèrent la formation de la ligue du Rhin. Après des travaux si importants, faits sur les documents originaux, ma tâche est simplifiée. 11 reste cependant à montrer, en s'appuyant sur les dépêches de Mazarin, comment il a dirigé les négociations d'Allemagne, où son rôle est resté prépondérant ; tel est le but de ce chapitre, où je me servirai surtout de la correspondance du cardinal.

^ Voy., sur cet électeur, le tome précédent, p. 1 iO et suiv.

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