‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 48 sur 229 · CHANGEMENT DANS LES DISPOSITIONS · texte numérisé non relu

CHANGEMENT DANS LES DISPOSITIONS

Le maréchal de Gramont et de Lionne se rendirent d'Heideiberg à Francfort, où ils firent leur entrée, le 19 août 1657. Là ils continuèrent, avec les représentants des électeurs', les négociations commencées par les agents du cardinal. Ils ne trouvèrent pas des dispositions aussi favorables que celles que Mazarin leur avait fait pressentir. Les princes allemands et leurs ministres recevaient de l'argent de l'Espagne en môme temps que de la France. « Ce qui, dit le maréchal de Gramont-, n'est pas extraordinaire parmi ceux de cette nation. » Ainsi les personnages, dont Mazarin s'était cru le plus sûr, traitaient avec l'Autriche. On accusait les comtes de Fûrstemberg, Egon et Guillaume, de se faire payer par les deux partis. (( Je suis fort embarrassé, écrivait Mazarin aux plénipotentiaires ^ sur ce qui regarde MM. de Fûrstemberg; car vous vous en louez, et avec raison, ne se pouvant rien ajouter à la manière et à la franchise dont ils en usent avec vous, vous donnant tous les avis qui viennent à leur connaissance, et vous parlant si positivement de l'état assuré que le roi peut faire de leur maître, et de l'attachement qu'ils veulent toujours avoir à cette couronne, quelque chose qui en puisse arriver; et, d'un autre côté, je sais de science certaine et à n'en pouvoir douter, que

* L'archevêque de Mayencc était le seul électeur arrivé à Francfort avant les plénipotentiaires français. - Mémoires, p. 292.

^ Affaires étrangères, France, t. 272, f" 278.

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