A LÉOPOLD D'AUTRICHE
allemands. Ils accusèrent les Espagnols de mauvaise foi, et songèrent, dès lors, à rédiger les conditions de la capitulation, que l'empereur devait accepter, avant son élection. On voit, par une dépêche de Mazarin aux plénipotentiaires français, qu'elle était arrêtée dès le commencement de juin. « La capitulation, écrivait-il le 12 juin', est faite à notre satisfaction; il y a apparence que le roi de Hongrie l'observera, et, en tout cas, la ligue qu'on prétend conclure avant l'élection, l'y contraindra. » Les électeurs de Mayence, de Cologne, de Brandebourg et le palatin du Rhin s'entendirent avec les plénipotentiaires français, pour la rédaction des conditions, que le roi de Hongrie fut forcé d'accepter. La principale était celle par laquelle le futur empereur jurait de respecter scrupuleusement la paix de Westphalie" et de ne pas intervenir dans les guerres entre la France et l'Espagne. « Nous observerons inviolablement, y disait le futur empereur, les choses, qui ont été traitées et conclues à OsnabriJck et Munster, entre notre prédécesseur en l'empire romain et les électeurs, princes et États d'une part, et les autres traitants (France et Suède) C'est pourquoi, pour plus grande assurance de ladite paix, nous ne fournirons aucunes armes, argent, soldats, vivres ou autres commodités aux étrangers, ennemis de la couronne de France,
'■ Affaires étrangères, France, t. 277, f*" 131 V. - Ce sont les articles 13 et 1 i de la capitulation [Mémoires de Gramont, p. 308 et 309).