‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 59 sur 229 · J2-2 NÉGOCIATIONS · texte numérisé non relu

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l'oit, à prendre les précautions nécessaires, afin que, s'il vient à y manquer, il se mette beaucoup de monde sur les bras. » Mazarin veut parler de la ligue, (pie les électeurs et autres princes négociaient pour ■contraindre l'empereur à observer la capitulation.

Au moment de l'élection, les ambassadeurs étrangers avaient dû, suivant les lois de l'Empire, établies par la Bulle d'Or, s'éloigner de Francfort. Les plénipotentiaires français s'étaient retirés à Mayence. « Ils pouvaient jusque-là se vanter, dit le maréchal de Gramont', d'avoir obtenu beaucoup; mais ce n'était pourtant qu'en papier que consistaient leurs avantages. La ligue n'avait pu être conclue avant l'élection, et ils découvraient tous les jours de nouvelles difficultés, dont les plus épineuses leur venaient du côté des Suédois. » Les lettres de Mazarin complètent ici les Mémoires de Gramont : elles prouvent que Charles-Gustave, roi de Suède, aurait voulu entraîner la France dans une guerre contre l'Autriche. Mazarin était décidé à résister aux instances de ce prince, tout en le ménageant et en conservant son alliance; il ne voulait pas plus se laisser diriger par lui que par Cromweli.

« L'intérêt et rinclinalion du roi de Suède, écrivait-il le ^1 juillet 1658 aux plénipotentiaires français", sera de faire la guerre en Allemagne et d'engager la France à le secourir dans ce dessein, pour

^ Mémoires, p. 309.

- Affaires étrangères, France,!. 277, f'' 198.

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