‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 60 sur 229 · POUR LA LIGLE DU RHIN · texte numérisé non relu

POUR LA LIGLE DU RHIN

venir plus aisément à bout des avantages qu'il se propose d'en retirer, de sorte que, lorsqu'on lui fait toucher au doigt que le roi (de France) ne peut ni ne doit s'engager dans cette guerre, en même temps (|u'on donne satisfaction à Sa Majesté sur les points, dont elle avait sujet de se plaindre, et que le collège électoral et presque tous les pi'inces et États de l'Empire, non seulement se sont employés pour la lui procurer, mais entrent en garantie de l'exécution de ce qui doit être promis par le nouvel empereur, alors, dis-je, que l'on fait connaître que l'équité et la raison empêchent le roi (de France) d'entreprendre cette nouvelle guerre , dans laquelle presque tous les princes prendraient le parti du roi de Hongrie, le roi de Suède et ses ministres témoignent qu'ils ne sont pas satisfaits et se plaignent que nous ne donnons pas à la Suède les marques d'amitié, qu'elle aurait lieu d'attendre de nous; mais toutes ces plaintes et ce qu'ils nous veulent faire craindre ne nous doit pas empêcher d'aller notre chemin, avec confiance que Dieu bénira toujours les résolutions que Sa Majesté prendra, puisqu'elles seront fondées sur la justice. » Après avoir indiqué sur quel point la politique de la France se séparait résolument de celle de son ancienne alliée, Mazarin montrait que la guerre d'Allemagne, que souhaitait Charles-Gustave, était égalementle vœu de l'Espagne. « Penaranda est persuadé, écrivait-il dans la même dépêche', qu'il n'y a autre

^ Affaires étrangères, France, t, "277, {" 199.

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