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CONCLUSION DE LA LIGUE

ressource aux affaires d'Espagne que celle d'allumer le feu en Allemagne, et il pratique tous les moyens imaginables pour parvenir à cette fin, de façon que, quand nous n'aurions pas tant d'autres raisons pour éviter de nous enûfascr h cette i?uerre, celle de la grande envie qu'en témoignent les ennemis doit être assez forte pour nous obliger à ne nous y embarquei' pas et à pratiquer toutes sortes de moyens pour empêcher que Penaranda ne vienne à bout, en cela, de ce qu'il se propose. »

Le meilleur moyen de résister à ces deux puissances, qui souhaitaient la guerre et y poussaient avec ardeur, était de soutenir la ligue, que formaient les princes allemands, pourgarantirleur indépendance. Mazarin était décidé à y entrer, malgré l'opposition de la Suède. « Sa Majesté n'entend pas, écrivait-il aux plénipotentiaires', qu'on refuse d'entrer dans celle (la ligue), qui est proposée pour la manutention (le maintien) du traité de Munster et pour la sûreté de l'exécution de ce à quoi le nouvel empereur se sera engagé, quand elle (Sa Majesté) aura fait toutes sortes de diligences pour obliger le roi de Suède, après avoir reçu les justes satisfactions qu'il peut prétendre de MM. les électeurs'', d'entrer dans ladite ligue projetée. » Mazarin voulait seulement

* Affaires étrangères, France, t. 277, f" 199 v».

- Le roi de Suède était surtout en lutte avec l'électeur de Brandebourg, qui était entré dans la confédération formée contre lui par plusieurs puissances du Nord.

DU lUIIN (li Août 1658). 125

qu'en cas de refus de Charles-Gustave de faire immédialement partie de la ligue du Rhin, on lui laissât la liberté d'y entrer plus tard, « dans les termes et la manière qu'il sera jugé plus à propos ». Charles-Gustave, cédant enfin aux conseils de la France, adopta une politique plus pacifique et consentit à faire partie de la coalition des princes allemands, comme duc de Brème et de Verden, et souverain de Wismar; mais l'électeur de Brandebourg, avec lequel il était en lutte pour la Poméranie, n'entra que plus tard dans cette confédération. Enfin, après de longues contestations, sept princes signèrent, à Francfort, le 14 août 1658, la ligue du Rhin. C'étaient les deux électeurs ecclésiastiques, archevêques deMayence et de Cologne, le duc de Neubourg, le roi de Suède et les trois ducs de Brunswick et de Lùnebourg. Lionne annonçait ce résultat au comte de Brienne, dans nne dépèche du 18 août 1058'. « Les princes, qui ont signé, lui écrivait-il, jusqu'à cette heure ne sont que sept, savoir est Mayence, Cologne, le duc de Neubourg, le roi de Suède, comme duc de Brème et Verden et seigneur de Wismar, M. le duc Auguste, M. le duc Christian-Ludovic, et M. le duc Georges-Guillaume de Brunswick et de Lùnebourg... Pour M. le landgrave de Hesse^, ses députés ont cru qu'ils manquaient de pouvoir de si-

• Affaires étrangères, Allemagne, f. lil. (11 n'y a pas de pagination.)

- Affaires éU'angères, ibid.

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