RÉVOLTE DE HESDIN
cadcL du marquis de Vardes. Lorsque le comte de Moret se présenta pour prendre possession de son gouvernement, la garnison de Hesdin refusa de le recevoir. Elle était poussée à la révolte par Ï3arthé- Icmy de Fargues, major de la place, et par son beaufrère, La Rivière, lieutenant de roi à Hesdin. Ces deux hommes traitèrent avec les ennemis, mais sans leur abandonner la place. Le maréchal d'Hocquincourt, qui s'était de nouveau déclaré pour les Espagnols et pour Gondé, vint à Hesdin; mais Fargues et La Rivière refusèrent de recevoir ses troupes dans l'intérieur de la ville; ils les tinrent dans les faubourgs, pendant qu'eux-mêmes restaient maîtres des fortifications. Le maréchal d'Hocquincourt, mécontent du rôle qu'on lui faisait jouer, quitta bientôt Hesdin et alla rejoindre Gondé à Rruxelles. Les troupes espagnoles ne furent aussi admises qu'à titre d'auxiliaires, et Fargues^ déploya beaucoup d'habileté et de fermeté pour rester seul maître de Hesdin, avec son beau-frère, La Rivière. Mazarin chercha, par ses émissaires, à provoquer des révoltes dans la garnison ; mais il ne put y parvenir. Le roi
* Le Journal d'Olivier d'Onnesson, t. Il, p. 338-339, donne des détails très complets sur Fargues. Olivier d'Ormesson, qui était, à cette époque, intendant de Picardie, se trouva en relation avec ce personnage, cl apprit, de lui-même, toutes les particularités decette affaire, telles qu'il les a consignées dans son Jo»r«a/. Saint-Simon a reproduit sur Fargues une liistoire romanes([ue, qui lui a permis de satisfaire sa haiue contre la famille de Lamoignon. (Voy. ci-dessus, p. 49, note 1.)