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ÉCHEC D OSTENDE

s'avança, dès le commencement de la campagne, à peu de distance de cette place, comme s'il se proposait d'en faire le siège, mais il fut reçu à coups de canon et forcé de s'éloigner. Hesdin resta au pouvoir des rebelles jusqu'à l'époque de la paix des Pyrénées.

Un autre échec, qu'on ne peut attribuer qu'à l'imprudence du maréchal d'Aumont, marqua aussi le début de la campagne de 1658. Ce maréchal se laissa attirer dans un piège par les Espagnols, dont les émissaires lui persuadèrent que les habitants d'Ostende étaient disposés à livrer cette place aux Français. Il s'embarqua à Calais, le 28 avril', avec un petit corps de troupes et se dirigea vers Ostende. Il ne tint aucun compte des avertissements et des conseils, que Mazarin déclare lui avoir donnés et fait donner, la veille même de son départ. (( J'avais écrit à lui-même, dit le cardinal dans une dépêche du 51 mai adressée au président de Bordeaux-, et mandé plusieurs fois à Talon^, pour lui dire jusqu'à la veille même de son départ, qu'il ne devait rien hasarder ni rien faire , sans avoir des sûretés réelles et des otages considérables, lui faisant bien connaître que, quelque bonne opinion qu'ils eussent

^ Mémoires de Monrjlat, p. 329.

- Affaires étrangères, Angleterre, t. G9, f°' 313 et suiv. Monglal {Mémoires, p. 329) dit, au contraire, que le maréchal d'Aumont conféra avec le cardinal, « qui résolut de tenter l'affaire ». Nous avons déjà fait remarquer que Monglat est souvent mal informé.

^ Intendant de l'armée française, dont il a été question ci-dessus.

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