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CONQUÊTES DE TURENNE

si funeste, c'est de confirmer à Votre Excellence qu'en toutes sortes d'événements elle peut faire un fondement assure sur la protection du roi et sur mon amitié. » Mazarin faisait exprimer, par le président de Bordeaux', les mômes sentiments au successeur et à la famille d'Olivier Cromwell.

Au moment où la nouvelle de la mort de Cromwell parvenait en France, le cardinal apprenait que Turenne s'était emparé d'Oudenarde-, le 9 septembre 1658. Mazarin faisait part de cette nouvelle à Lockhart , en ajoutant « qu'il y avait une furieuse épouvante », dans les Pays-Bas espagnols. C'était le commencement d'une nouvelle campagne , qu'aussitôt après la prise de Gravelines le cardinal avait concertée avec Turenne ^ Ce maréchal avait envahi les Flandres, à la tête d'une armée qui s'élevait à près de vingt mille hommes. Parlant de Dixmude, il se rendit à Thielt \ « Je crois, écrivait-il à Mazarin, que si je ne me fusse perdu la nuit ^, j'eusse

* Affaires étrangères, Angleteiiue, t. 69, f" 465.

* Aujourd'hui ville du royaume de Belgique (Flandre orientale), sur l'Escaut.

•* Mazarin écrivait à la reine, le 2 septembre 1658 (Aff. étr., France, t. 277, f° 293) : « M. de Turenne ne demeurera pas oisif, étant tombé d'accord avec moi qu'il y avoit encore quelque chose à faire. »

* Aujourd'hui ville du royaume de Belgique (Flandre occidentale ).

^ L'original signé de cette lettre se trouve aux Archives des Affaires étrangères (Pays-Bas, t. 46, i" 437). Cette lettre n'a pas été publiée à la suite des Mémoires de Turenne, dans l'édition iMichaud et Poujoulat, où l'on a ajouté plusieurs lettres du maréchal.

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