DANS LES FLANDRES (165S
brillante expédition dans les Flandres, Turenne lui disait* ; « Je suis assuré que Votre Éminence trouve assez bien d'avoir maintenu Oudenarde et Menin, et pris une ville où il a fallu une si grande circonvallation (qu'à Ypres), étant certain que l'infanterie [de l'année française] est faible en un point' qu'il ne se peut dire. Les Anglais sont dans la même disposition que durant la vie du Protecteur. Ils ne craignaient qu'un interrègne; mais ils suivront le môme chemin sous le fils, s'il n'arrive des changements en Angleterre, auxquels présentement il n'y a pas d'apparence. »
Le 27 septembre, Turenne annonçait au cardinal^ qu'il avait envoyé le colonel Ruterfort, «: avec deux régiments écossaisetquelque cavalerie àCommines*, qui est un château sur la Lys, qu'il faut nécessairement prendre. Il m'a mandé qu'il y a deux cents hommes. » Gommines n'opposa pas une sérieuse résistance. A la suite des détails militaires, Turenne ajoutait de sa main : « Je crois que Votre Éminence est avertie que les Espagnols recherchent fort mes-
* Affaires étrangères, Pays-Bvs, t. 4-6. Lettre du 24 septembre. A ce rromeiif, la ca[)iliilatioii d'Ypros n'était pas encore signée; mais le gou\erneur avait promis Je se rendre, (^etle lettre n'a pas été publiée à la suite des Mémoires de Turenne.
'^ A un point.
^ Ibidem, f" 526.
* Le inanuscrit porte Comêne ; c'est une erreur du copiste. Il faut lire Commines. Cette viile es' sé[>aiée par lu l.ys en 'eux parties, dont l'une appartient aujourd'hui à la Belgique, et l'autre à la France.