‹ Les Français d'aujoud'huiChapitre 87 sur 229 · TURENNE FORTIFIE LES PLACES · texte numérisé non relu

TURENNE FORTIFIE LES PLACES

sieurs les États [des Provinces-Unies] ; ils leur offrent le haut pays de Gueldre et leur demandent de l'argent à emprunter là-dessus et une permission de levées, comme si c'était pour le Danemark. Gela est très assuré et assez secret, et ils fondent sur ces troupes de grandes ressources, d

Turenne était d'avis de ne pas pousser plus loin les conquêtes dans les Pays-Bas espagnols, à une époque où les pluies d'automne rendaient les chemins impraticables. Vainement on lui conseillait de profiter de la frayeur des habitants des Pays-Bas espagnols pour s'avancer jusqu'à Bruxelles. Il écrivait à Mazarin' : « Je ne doute pas que l'épouvante ne soit présentement grande à Bruxelles; mais je l'apaiserais par une course qui n'aurait pas d'effet, et on ne donnerait pas ordre aux nécessités et au travail' d'Oudenarde et de Menin... Votre Éminence se souviendra, s'il lui plaît, que quatre jours de mauvais temps changent tout à l'égard de l'armée, d Turenne s'occupa, en effet, sérieusement de fortifier les places enlevées aux ennemis. Le mois d'octobre et une partie de novembre furent employés à les mettre en état de défense. « Il y avait plus de mille paysans, dit Turenne^, qui travaillaient tous les jours, outre les soldats ; et l'armée était à quatre ou cinq lieues d'eux

* Affaires étrangères, Pays-Bas, t. 47 (sans pagination). Lettre du iO octobre 1658.

* Au travail nécessaire pour fortifier Oudenarde et Menin.

* Mémoires, p. 505.

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