Acte IV, scène x
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déplaire, son langaîçe est insinuant et flatteur. Il sait tout l'art des belles paroles, il eu faitTusaj^c le plus presti^ioux. IlnVst personne qui ne se sente un fiiornent tro iblé par l'exposition qu'il fait de sa nnHhode lorsqu'il juslilie ses incoiistanc(;s : « Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à celte douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau èlre engajj^é, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres; je conserve des yeux pour voirie mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aiinable; et, dès qu'un beau visage me le deiiande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations niissanles, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduir.», par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre, par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur, et la mener doucement où nous avons envie delà faire venir. Mais, lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire, ni rien à souhaiter : tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes d'une conquête à faire ^
A de si belles doctrines débitées d'un air leste et brillant, on ne sait d'abord que dire. On est comme Sganarelle, étourdi, et l'on voit les choses tournées d'une manière qu'il semble qu'il ait raison. « Et cependant, il est vrai qu'il ne Tapas >. Ces beaux