‹ Les français du XVII siècleChapitre 67 sur 125 · Lettres de madame de Sévigné, t. III, p · texte numérisé non relu

Lettres de madame de Sévigné, t. III, p

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sait aussi. Voici le témoignage d'Olivier (i'Ormesson : f( Le jeudi 11 jtiin \ l(3lSi, jour de la Fête-Dieu, je fus l'après-dînée voir le reposoir du l*alais-Royal,où il y avait une quanlit*^ de pierreries, et celui de M. Tubœut'qui était d'une nrcliitecture admirable '. » Et, comme si ce n'était assez de ce témoignage, en voici la confirmation par un témoignage nouveau émané d'un homme aussi. Dubuisson-Aubenay : « Vendredi 12, reposoir devant le logis de M. Tubœuf, l'un des quatre intendants des finances, plein de vases d'argent et vermeil doré, empruntés de toutes parts, a coûté, tn bois et ouvrages, trois mille francs à faire. Au Palais-Cardinal, dans la cour, aulre reposoir où il y avait une couronne bàlie des diamants de, fa Couronne, estimée trois millions, plusieurs autres joyaux et pierreries estimés plus d'un million ^ » N'était-ce point un spectacle fait pour attirer la foule et pour éblouir les yeux?

Le populaire prenait une autre sorte de plaisir aux processions figuré^îs dans Paris. « C'est un passe-temps, dit Sauvai, de voir la procession des pèlerins de Saint-Jacques en Galice, avec leurs calebasses qu'ils remplissent de vin au premier cabaret qui se trouve sur leur route, et qu'en chemin ils vident en pleine rue et devant tout le mond'\ » Un grand faquin^ habillé en saint Jacques, fermait le cortège. Toute l'assemblée entrait dans la salle de l'hôpital Saint-Jacques. Un banquet y était préparé pour les pèlerins. Le faquin y teiait le haut bout; deux hommes l'éventaient sans relâche, mais il ne goûtait à rien, sous prétexte que les saints entrés dans la gloire ne mangent point. J'imagine qu'il se dédommageait ailleurs, autrement il eût été difficile d'avoir l'année suivante un saint Jacques. Quelle joie, (fuels rires, quand, à la procession de Saint-Michel, les assistants voyaient un grand diable se démener

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