I/ESPRIT RELIGIEIX ET RACINE
comme s'il avait ollensé le ciel, il jette au feu l'exemplaire maudit. Il revient aux jeux naïfs qui amusent sa petite famille, il fait avec ses enfants des processions, il imite avec eux l'ordre pompeux des fêtes que l'Église solennise. Il n'a plus d'autre pensée que pour sa maison ; au sortir d'une de ces revues orgueilleuses où se plaisait la magnificence de Louis, il écrit: a J'étais si las, si ébloui de voir briller les épées et les mousquets, si étourdi d'entendre des tambours, des trompettes et des timbales qu'en vérité je me laissais conduire par mon cheval sans plus avoir d'attention à rien, et j'eusse voulu de tout mon cœur que tous les gens que je voyais eussent été chacun dans leur chaumière ou dans leur maison, avec leur femme et leurs enfants, et moi dans ma rue des Maçons avec ma famille M»
Il leur préfère les plus belles compagnies, il ne craint pas de blesser les hôtes illustres qu'il refuse. Monsieurle duc l'attend pour dîner; la compagnie est nombreuse; il fait dire qu'il n'ira point. Il y a huit jours qu'il n'a vu ni sa femme ni ses enfants qui comptent manger aveclui une belle carpe, et. montrant au messager ce poisson qui coûtait environ un écu : «Jugez vousmême si je puis me dispenser de dîner avec ces pauvres enfants qui ont voulu me régaler aujourd'hui, et n'auraient plus de plaisir s'ils mangeaient ce plat sans moi. Je vous prie de faire valoir cette raison auprès de Son Altesse sérénissime. »
Sa petite famille occupe de plus en plus ce bon père. Sous le courtisan nous trouvons le bourgeois. Madelon et Fanchon % leurs maladies, lears dispositions à la vie mondaine où à la vie religieuse, sont tout maintenant pour l'ancien auteur de