‹ Les Français du XVIIe siècleChapitre 4 sur 108 · Acte !•% scène r · texte numérisé non relu

Acte !•% scène r

N'est-ce pas encore là le costume de Mascarille? La peinture de madame de ViUedieu ne correspond-elle pas en tout à celle que nous donne Sganarelle des blondins et des muguets? 11 ne se lasse pas de poursuivre les marquis, a Uuoi ! toujours des marquis? se fail-11 dire à lui-même dans Y Impromptu de Versailles. — Oui, répond-il, toujours des marquis. — Le marquis, aujourd'hui, est le plaisant de la comédie ; et comme, dans toutes les comédies anciennes, on voit toujours un valet bouffon qui fait rire les auditeurs, de même, dans toutes nos pièces de maintenant, il faut toujours un marquis ridicule qui divertisse la compagnie ^ »

Ici, il n'y a plus lieu à équivoque; c'est dans Tantichambre du roi qu'il va prendre les originaux. Les traits de la satire ne risquent plus de s'égarer et de tomber sur quelque victime obscure. La comédie s'ouvre par deux marquis qui se rencontrent. La Grange reçoit les conseils de Molière, qui représente lui-même l'un des deux seigneurs qu'il met en scène. C'est un tour nouveau et gai donné à la raillerie: ci Souvenez-vous bien, vous, de venir, comme je vous ai dit, là, avec ce qu'on nomme le bel air, peignaut votre perruque et grondant une petite chanson entre vos dents. Là, là, là, là, là. Rangez-vous donc, vous autres, car il faut du terrain à deux marquis; et ils ne sont pas gens à tenir leur personne dans un petit espace. (A La Grange). Allons, parlez.

» La Grange. — Bonjour, marquis.

» HoLiÈR£. — Mon Dieu ! ce ii'eât point là le ton d'un marquis; il faut le prendre un peu plus haut; et la plupart de ces messieurs affectent une manière de parler particulière pour se distinguer du commun : Bonjour, marquis. Recommencez donc.

» La Grange. — Bonjour, marquis.

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