‹ Les Français du XVIIe siècleChapitre 86 sur 108 · RegQard. Le Divorce, théâtre italien · texte numérisé non relu

RegQard. Le Divorce, théâtre italien

En dépit de l'envie, i Sans bombe et sans artillerie.

IL se rend maître d'uQ château Entouré d'un fossé plein d*eau ^

Les femmes des procureurs se mettent aussi à aimer la dfépjsnse et h vouloir paraître. Autrefois elles regjs^rdaient les avocates aveq envie et disaient : « Il n'y a que lesavocates pour être magnifiques. » Jllles n'ont aujourd'hui plus rien à leur envier, Madan^e Blandineau a chez elle table ouverte; on joue, ou §oup6> elle a pris un suisse, elle a une robeàqueue^ et s^ la &it porter pour ne pas figure^ avec la populace. H. Blandineau tempête, il enrage de ces dépenses qu'il trouve dignes d'un traitant; il parle d'économie, mais on le laisse crier. Voici comment madame Blandineau Taborde : c Je suis bien aise de vous rencontrer, doanez-moi de l'argent. — Mais hier, vous aviez viogt-cinq louis. — J'ai joué, j ai perdu, j'ai payé, jo vais rejouer. — Mais, madame Blandineau!... — Eh! fi!... Monsieur Blandineau, au lieu de me remercier d'en prendre du vôtre ! C'est un bien mal acquis qui ne fait point de profit ; je perds tout ce que je joue *. »

Voilà la moralité de la pièce qui commence. Les maris ont acquis du bien par des procédés illégitimes, les femmes le dépensent en folles prodigalités, sans parler des fils. Tel est eelui de H. Ganivet: il n'a d'autre souci que de dépenser l'argent de son père. Il a secoué la poudre de l'étude paternelle; ne lui parlez pas de sacs à procès, il est homme de qualité; il se lance dans le beau monde. Il vient de s'embarrasser sottement d'une grande virago de chanteuse, mademoiselle Michelle. Au Moulin de Javelle, il jette l'or sur la table de M. Bertrand, l'hôtelier; il croit se faire estimer de lui. Mais M. Bertrand s'y

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