I. HiMre des ÉtatÊ-Uw, vol. U, p
Massachusetts. La duchesse d'Aiguillon, etâon oncle le
grand caidiiicil, tondaienf un hôpital • dédié au fils de » Dieu» dont le sang a été versé pouic la merci de Thu- » manité entière. Ses portes ne s'uuvraieut pas seulement aux émigrants, mais encore aux estropiés» aux malades, aux aveugles des nombreuses tribus entre le Kennebecet le lac Supérieur ; toutes les infortunes y étaient reçues sans distinction de race ^. L'hôpital de Dieppe fournissait trois religieuses, dont la plus âgée n'avait que vingt-neuf ans et la plus jeune vingtdeux seulement. Une veuve d'Alençon (1639), jeune et opulente, M"Me Peitier, créait un couvent d'Ursuiines pour l'éducation des filles. Une soeur hospitalière de Dieppe et deux religieuses de Tours formaient le noyau de la communauté, t En prenant terre à Québec, ces » jeunes héroïnes s'arrêtèrent pour baiser la tei'io » qu'elles adoptaient pour patrie, et qu'elles étaient » prêtes au besoin à teindre de leur sang. Le gou- » verneur, avec sa petite garnison, les reçut au bord 1 de Teau. Des Hurons et des Algonquins, mêlant » leurs acclamations à celles de la colonie, remplis- 1 saient l'air de cris de joie, et le groupe bigarré ac- » compagna les nouvelles venues jusqu'à l'église où, 1 au milieu d'actions de grâce universelles, le TeDeum » fut chanté. Est il surprenant que les naturels fus*