‹ Les Français en Amérique le CanadaChapitre 26 sur 61 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LËS P1;;>UX-R0UG£S ËT LA LOUISIANE

SoMMAimi. — RéSUltâlâ Uê i-À [tâix d'Ulrechl. — Lt P. Séiiâj>Ueii Kiiëie lus oolaiis anglais. — Contetlatioas quant Mtx firootfèrafl. — La LouisUue : Croozat, Law ut la eompagnfti dn mitisalpL — LesMfniils de la FkMm; tes MMèhet; nussaere des Français et deslraetiop 49Sl^t'lwi* — Les Chilwsas : Bt^ville, d'ArUguette et de Vlneennes. — Stat de la Louisiane en 1740. — Etat des colonies anglaifes.

Les aanées qui suivireol. la paix d'Uken^it IWei^, à tout prendra , les plus heureuses qu'eussent encore

connues no^ étaJolissepcieDts d Aioéique. iiouis XIV avait» en mouraot, recommandé à sein peUt-iUs de 90 pas autant aûner la guerre qu'il i'avaii aunoejui* même. Le gouvernement était passé auii m^ins 4» régent Philippe d'Orléans. Ce prince, chez qui des vices honteux ternissaient ies plus brillantes (Qualités et que le soin de ses plaisirs éloignait souvent des affaires, suivit une politique vacillante et trop liumbie quelquefois. Elle fut» d'ailleurs» moins son œuvre que celle de Dubois» < hoi^me troi^ Xpis in(^ijy^^ dit

biyiiized by

110 LBS FRANÇAIS EN AMËIIIQUB

» M. Bancrofl, comme corrupteur de son élève, comme « prêtre licencieux d'une religion spiritualiste, comme » homme d*État, à la solde d'un pays étranger. • Quand, après le duc de Bourbon » Louis XY appela le cardinal Fleury dans ses conseils, la politique de la Régence se maintint dans son principei mais avec plus de dignité du côté de la France et moins d'exi* gences de la part de TAngleterre. Robert Walpole aussi aimait la paix et voulait la maintenir, t Que 9 l'Angleterre, dit encore M. Bancroft, juge, comme » elle le voudra, le ministre à qui elle doit la septen-

> natité de son parlement , TAmérique bénît la mé- » moire de Walpole et celle de Fieury, comme celle 9 d'hommes d*Ëtat qui préféraient le commerce à la

• conquête et les bienfaits de la paix à la gloire des » armes. Si» pendant un quart de siècle» on se montra

♦ moins tolér;int à l'ég'wd de l'Espagne, les contestat tiens de la France et de TAngleterre ne purent du

> moins amener entre elles une rupture ouverte ^. Aux termes du traité d'Utrecbt, la France devait

Abandonner * l'Angleterre l'Acadie avec ses an- .ciennes limites. Il y avait là matière à des difficultés que la force des armes put seule trancher ; mais la frontière orien La le du Massachusetts môme ne fat pas établie sans contestation. Les Indiens Abenakis pré-

Page 1