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Les ouvrages étaient de force à résister à ce double efFort. Mais les assiégés étaient mécontents, et du Cliamboa , leur clief , connaissait mal ses devoirs. La prise, sous ses yeux, du Vigilanf, vaisseau de 74, chargé de ravitailler Louisbourg, acheva de le décourager. Il aurait dû plutôt s'inspirer de la belle résistance de ce vaisseau qui, tombé dans Tescadre anglaise, li amena son pavillon qu'après un combat de plusieurs heures contre des forces bien supérieures. Le 17 juin, il rendit la place, t Dieu» disaient en y entrant les assié- » géants, Dieu est sorti, cette fois, d'une manière bien a visible et presque miraculeuse des voies oriiiiiaires
> de sa providence ; il a tkllu son intervention pour dé- » cider les Fraiiçiiis à nous abaudonner cette forte » place. Quand la nduvelle de ce succès parvint à Bos- » ton, les cloches sonnèrent joyeusement ; le peuple p entier fut transporté de joie. C'est ainsi que la pre* » mière forteresse du nord de l'Amérique capitula de^ » vant une armée de fermiers, d ouvriers et de péchefora
> indisciplinés. Ce Ait le plus grand, succès remporté » par les Anglais pendant la guerre ^ »
L'année suivante (1746), le ducd'Anville se propo* sait de prendre une revanche éclatante de l'échec de Louisbourg) les vents, les naufrages, les lièvres ravagèrent sa belle flotte. Il mourut» et son successeur se