I. HiÊMfêdu ÈtaU-Vnii, u 'm, p.7S
LE CANA0A
Le rapport de Washin^ion amena des mesures militaires. La compagnie de l'Ohio offrit de bâtir un fort à la f*ourche du fleuve. On enrôla des recrues, et quelques Étals votèrent des subsides. Tous auraient agi de même s'ils n'avaient écouté que leur haine calculée des Français. Mais cette haine cédait devant cette considération : N'est-ce pas à l'Angleterre à protéger ses colonies? N'est-ce pas à elle à faire les frais de leur défense ? Question plus pohtique que financière aux yeux des Américains. -
Le fort de la Fourche de l'Ohio se construisait. Contrecœur vint y assiéger les Anglais , qui se rendirent, et il donna au fort le nom de Duquesne, en rhonneur du gouverneur du Canada. Wasbingtoq, nommé lieutenant-colonel, avait reçu Tordre de hâter les travaux du fortt lorsque le chef delaware» qu'il avait vu l'année précédente» lui annonça le coup de main de CouUecœur. Il partit alors avec quelques recrues mal disciplinées, et se retrancha aux Grandet^Prairm^ où il fut rejoint par Gist. Le soir du 27 mai, il recevait avis de l'approche des Français. < Par une nuit plu- » vièuse et obscure, avec quarante hommes seule- » ment, qui suivaient à la file un étroit sentier, Was- » hington se dirigea vers le champ du chef indien. » Après délibération, il fut résolu d'attaquer les en- » vahisseurs. Deux Indiens, suivant la trace des Fran- 9 çais, découvrirent leur cauipciaciit, caciié dans des
» rochers. De concert avec les chefs Mingo, Washing- » ton prit ses mesures pour les surprendre. Voyant » les Anglais s'approcher, les Français coururent à » leurs armes. Feul commanda Washington; et, don- » nànt l'exemple» il tira lui-même sur Tennemi^i.. Au » bout d'un quart d'heure de combat, dix Français » étaient tués, et» parmi eux, Jumon ville, le comman- 1 dant du détachement ; vingt et un furent laiU pri- 9 sonniers K »