I. BUtoirê âa ÈUU^UnU, 1 01» p. SMS
« On ne 86 piquait pas sur la frontière d'obsenrer très^rnpaleose*
, ment te droil des gens el, même en temps de paix, de semblables ëchauffouiées passaient sourent inaperçues. Mais, eomme celle-d fut le signai de la guerre de sept ans, elle eut en Europe un retentissement
. peu proportionné ^ son importance. La guerre n'étant pas alors déclarée entre ia France et la Grande-Bretagne, il entrait dans la politique des deux gouvernements de rejeter sur la nation rivale le blâme d*atoir commis les premiers actes d'agression. On prétendit en Angleterre que
• InmouTille ayait envahi le territoire anglais en ennemi, et l'on regarda l'attaque du colonel Washii>gton comme une $urprise autorisée par toutes les lois de la guerre. En France, on la qualifia d'assassinat, et Ton reprocba Tivement à Washington et à ses soldats la mort d'un parlementaire, n repoussa ces attaques avec indignation et mépris. Sous le parlementaire, il voyait un espion dans Jumonville. Cet esprit si simple et si primitif ne savait point encore être dupe des apparences et des fictions pour lesquelles on montre un respect si complaisant dans les vioilles sociétés. • Depuis ma dernière lettre, écriTaitr>il au gouver-
• neur Denwiddio, j'ai acquis de fortes présomptions, je dirai môme la
• certitude, que ces gens-là étaient envoyés comme espions, et avec
• ordre ilo rester dans notre voisinage jusqu'à ce qu'ils fussent bien ■ » informés de nos projets, de notre situation et de nos forces. Us de-
» vaient tenir leur commandant en chef au courant de leurs observa-
• lions, et, en attendant qu'il leur arrivât des renforts, rester cachés
• jusqu'au moment de remettre leur message, si toutefois ils se déci-
Washington attendait des renforts des tribus voU lines. Réduit à ses propres ressources, il dut se réfugier aux Orandei'Prairiest dans le fort Nécessité qui était en mauvais olat de diMcDSC. Six cents Français et cent Indiens, occupant une des hauteurs qui le dominaient , engagèrent une fusillade avec les hommes de Washington. £lle dura neuf heures. A bout de munitions« le commandant français de Viliîers proposa une capitulâlion «jui peniiil à Washington de se retirer avec armes et bagages.
Quelques jours plus tard (19 juin 1754), les commissaires de tous les États du Kord se réunissaient* Franklin proposa un plan d'union entre les treize colonies; Philadelphie aurait été la capitale de la couiédération : c'était un avertissement à TAngleterre. L*assemblée voulut terminer aussi la grosse question des alliances indiennes. Les Peaux-Rouges ne refusaient point de s'allier aux colons^', mais ils ne comprenaient point leurs teaiporisations. u Voyez les Fran- » çais, ditHendrick, le grand chef des Hohawks, ce
. daient à prendre ce parti. J'ai pensé qu'il était convenable d'en ins- ■ truire votre honneur ; car je m'iuiagiue qu'ils auront Taudaco de » réclamer les privilèges dus aux ambassadeurs, uadis qu'en bunna » justice ils devraient Atre pendus comme des espions de la pire es- » pèce. » En pi uuonçant des paroles aussi dures et aussi sévères, WasbingtOQ oubliait qu'il uvaii accepté l'annéci précédente une mission d*un caractère au'^^i L'iiuivuijLie i[uu celle tle Juuiouviiio. • (Coruéiis de WiW : Èisioire de Wa^hmyiun, cd. ia-iîî, p. 35.)
469 LES FRANÇAIS BN AlfÉRlQDS
P sont des hommes; ils se fortifient partout. Mais^'st » honte de le dire, vous êtes con\me des feinmes, sans 9 aucunes défenses. Il n'y a qu'un pas d'ici au Canada» et les Français peuvent aisément venir et vous chas- » ser. » Les six nations se plaignaient» au fond» de
Tusurpation de leurs terrains, et, maîtres pour uiaî- .tres» les Indiens préféraient les Français.
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