Hisioirû det ÉtaU-Uni», vol. II, p
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ment du guerrier avec sa pipe, son fétiche, ses armes et ses plus beaux habita. Oa plaçait à ses côtés son écuelle , son maïs et sa venaison. De grands repas avaient lieu en son honneur. On jetait dans les flammes des plats du festin à l'intention de son grand voyage. La cruauté parfois se mêlait à ces hommages. Quand Ferdinand de Soto, le présomptueux émule de Gortès et de Pizarre, mourut misérablement sur cette terre de Floride dont il avait rêvé la conquête, le chef, son hôte, sacrifia» pour lui servir là-bas de guides et de compagnons, deux jeunes hommes de sa tribu, grands et bien faits. Qu'on aime mieux cette sollicitude d'outre-tombe de la mère indienne enveloppant le corps de son enfant dans ses peaux de castors les plus moelleuses, plaçant sur sa tombe, son berceau , ses 8on«* nettes, son collier, et remplissant une coupe de bois de son propre lait, pour le nourrir dans le pays des ombres! ou cette plainte naïve de l'Algonquin: « Vous n'avez pas eu compassion de mon pauvre frère 1 » Voyez : l'air est si doux, le soleil si vivifiant ; et vous » n'avez pas balayé la neige de sa tombe pour qu'il se B réchauffe on peu 1 i
La foi aux. songes était universelle et puis^aiile chez les Indiens. Superstition aussi vieille que le monde, qui a été celle des plus grands hommes de l'antiquité et qui a survécu à la chute des idoles. Les sauges les plus capricieux étaient autant de révélations divines
auxquelles il fallait obéir, fût-ce au prix de la vente des récoltes, des fourrures, des produits de la chasse, de la vie même. Le neveu d'une femme chippewa rôve qu'il a vu un chien français ; sa tante fait, au cœur de l'hiver, quatre cents lieues à pied pour le lui procurer. « Heureux le chasseur qui, mu tlépart pour » la chasse, obtenait du Grand-Esprit une vision de t ranimai qu'il allait poursuivre : c'était une garantie « du succès. Le rêve, au contraire, était-il menaçant ? » le sauvage de se lever dans la nuit ou de devancer ï> Taube pour prier ; ou encore de s'entourer de ses > amis et voisins, et de passer les jours et les nuits en » veilles, en jeûnes et en invocations^. »
Une des meilleures pierres de touche d'une civilisation, c'est l'état social de la femme. Chez les nations chrétiennes, le mariage est une institution forte et révérée*
Les Iribiis indiennes étaient polygames. La liberté du Peau-Rouge de prendre autant de femmes qu'il en voulait, ne connaissait qirune restriction : les alliances entre parents à certains degrés étaient interdites. Défense commune, paraît-il, aux législations les plus savantes comme aux plus élémentaires, à celles mômes qui ne sont pas écrites. Le divorce était fré* quent et poussait les malheureuses sqwaws au suicide.