Le
de marchandises, mais céla sur hypothèque. Un
cultivateur qui viént d’avoir une belle année pourra se monter complètement; mais il aura hypothéqué
tout son bien, et, le jour où il ne pourra payer les -
‘annuités consenties aux prêteurs, il sera saisi, vendu,
ruiné. Les commerçants, eux, auront assuré-leurs- —-rentrées. M. de Mandat-Grancey a, de l'avis des Ainéricains, expliqué on ne peut.-mieux ce système
exagéré des hypothèques qui est pour beaucoup dans
la ‘misère . agricole des Etats-Unis. Ces procédés "© €:
déplorables cherchent à s'introduire au Canada et. ne manqueraient pas dy. amener “a ruine si les cul-
tivateurs se grèvent ainsi He dettes en escomptant
Pavenir. L “La grande enquête, faite en r884 par les donsuls + américains sur. le globe entier, établit que la condition des classes laborieuses dépend 'surtout dela ‘© : réserve avéc laquelle elles ont recours au crédit. Il “faut ajouter, qu'o
n 47 ae Rat envisager le crédit dans
, les nouvelié Su 6mme dans les anciennes.
de plus,. les objets manufacturés étant très chers 7
(puisqu'ils ne sont pas produits dans le pays), et le capital étant rare, il faut, pour qu'une colonie se
développe rapidement et se mette. à même de cul-
Te ., tiver son sol, qu'elle ‘ait recours, sous une forme : | à mn + 2 A muse ns et mue en = Dee men ee #“ ‘+ . Lt , : VV . :
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© LES FRANÇAIS . 45 NEA,
quelconque, au.crédit. La forme ordinaire, ce sont
rêts que les commerçants et lés fabricants font
s. C'est cette nécessité du crédit qui'fait :
NL comprend "ne remarque d'Elisée Reclus,-que les un Hi dan es pan sont plus/favorables au débi-
l teur quat éÉancier :\« Les loi ‘comme les” mœurs
sont pleines d’indülgenct le débiteur insolva-.
ble; la faillite n’a rien qui'éfitache l'honneur; c’est, D dans ces sociétés Singulièremieñts Hastiques, un acci- ° dent passager qui n'a rien dè définitif et” que. | lon nn . LC fait facilement oublier: ».: . \ D. . DUT
S\ A ce point de vue, les “instincts de race et’ de. sociabilité quAfont que’ les” nouveaux vénus- viennent : | = toujours. se groù er près ‘de leurs” frères d’origine, Dore
Se ces instinéts servent les : intérêts. . L'émigrant trouve
D LS -—. en efle près dé ceux de sx race des renseignèments Perse os Le FA Lo © X : - nombreux | ser content 161 “uns les autres; au lieu
des cofseil | imfesee C Gares il reçoit. les,
° O1 ai Jui, frurter tqui . manque.
onts dans la prairie)
Les constructiqns
u exclusivement : èr/- bois. 1% pierre £SE ñ
N dans la vallée de JR. Rivière Rouge le est “très = ae ‘ rare dans la | prairfé et c'est seulement au. BR es , Fa .
= È È Rochedses qu "on: la trouve./Galgary. est la seule vite, © se
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depuis l'Ontario, où les édifices soient en pierre du - Pays. Pour Winnipeg; la, grande, riarité des maice sons de la ville est en boite les grands édifices sont
7. En briques et en pierre. L'industrie de la briqueterie Le LE. se développe sur une assez large échelle; la. matière * : première est fournie par. la’ couche de glaise qui, ‘danNla région, s’étend en dessous de la terre végétale. Souvent la brique ne sert qu'à entourer d'un ° revêtement incombustible une maison de bo
. Dans - la #ampagne le bois seul est usité, Au \ord- Ouest
le bois est assez cher à cause ‘de la/distance à par-
: courir, et aussi, en raison du syndicat des rarchands "qui. maintient les prix. Pour donner une idée du
prix des planches : : les 1. 000 pieds, qui coûtent. aux &
sscieries d'Ottawa de to à 12 ss coûtent 22 2 $ à eg. Aux: Etats-Unis, dans le’ Dakota, même :
Kqualité coûtént | 13 $, mûis les” droits
Î protecteurs empêchent Vimportation. L 1
Les maisons de bais Prennenples See plus ." : diver epuis les somptueux hôtels désayi ré aux plus modestes maisons de la carhpagnes: es ,
couleurs : claires dont elles sont peintes; les véran-
les jus- nr 7. :
das, qui.souvent les précèdent, les rendent! avenan- eo or
*es et gaies. Ces constructions sont céifortables et
chaudes. Leur pritest élevé, non seulemént par suite N de là valeur du bois, iais‘encore et surtout par le \ ‘ . ‘NORD-OUEST CANADIEN vo
; tu 7 7 D . un k 50 © LES. FRANÇAIÈ- au \ coût de la main-d'œuvre très chère, mais aussi très
. rapide, puisqu'on monte une maison.en quelques
semaines. Il y a aussi des maisons plus simples,
—— celles-à-murs en terre que l'on rençontre dans Ta &, - ‘ | “prairie. Ces habitations reposent sur des” êaves, le : - plus souvent bien primitives : ‘un simple,trou rec- : - tangulaire sur lequel est placé, comme voûte, le : - plancher de la maison, ce qui suffit pour entraver . l'action: du froid. La couverture est généralement D faite ën bardeaux. .Un ‘papier goudronné imperméa- De: 4, ble, des” tuiles, Soit en terre soit” en ‘zinc, se voient, %e © À . Mais raremerit. On ne rencontre le. chaume quechez : - les Mennonites\ - C’est en planches que se font aussi les étables et LE hangars pour les. machines. Les paysans, cependant, © - Squand: ils sont à proximité de bois asséz importants, . font £es constructions en logues, c'est-à-dire en - | ? troncs d’arbres équarris, qu'on remplace par la | planche lorsque vient la prospérité, Pour les étables du genre abri, ce sont des murs en logues et üne
toiture en paille : : cela ne coûte que le travail dé.
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propriétaire. Dans le Nord-Qucst on n° engrange pas + .:
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les récoltes: puisque les céréales sont battues avant ‘ Lo a l'hiver, et Je foin est mis en meule, Il faut construire . d'une façon très modéste, au début, pour ne pas
compromettre le Succès d’une entreprise, en élevant
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ou : F]
É Vo . ". L -- “CET LE-NORD-OLEST CANADIEN " e 351
ns
au delà des limites le -capital d'établissement. Ici.
encore Jla-précipitation est funeste : bien inspiré est
celui qui, au lieu de donner la construction à l’en-
treprise, achète gn matériel dans de bonnes conditions, le laisse er et profite d’une occasion de - travail bon marché Fr faire construire. .
N = Enfin, il nous reste à voir dans quelles conditions
ÿ ‘se fait l'achat des terres. Pour les ranchs, dans
J'Assiniboine et dans l'Alberta, nous avons vu les
modes de concession spéciaux. Pour la culture, on
peut se procurer des terres, soit en prenant un. homestead, soit en achetant dans les régions colonisées.” |
: : Les colons qui ne peuvent, mettre d’argent dans la terre, se procurent les ‘homesteads dont nous “avons déja parlé. La loi favorise encore cet établissement des colons pauvres,æen déclarant que le lot ‘sur lequel ils s’établissent ne pourra être ni hypo-,
ihéqué4 ni vendu pour dettes antérieures à, la
concession : elle déclare ‘insaisissable, tant pour
grand nombre d'objets mobiliers : outils, bétail,
* - é N ‘ ns
vivres, etc. : e 2
C'est grâce à cette loi, dont les Amérisains sont ) fiers, que le Far-West a été” peuplé et cultivé si
rapidement. Le, succès a été grand, puisqu" en vingt - - UN