LES FRANÇAIS : A
Laurerit, mais sur la mer d'Hudson, voie Ps
La nu
courte. Ce sera une économie d’autant plus notable. qu ‘elle est faite sur la voie de terre, bien plus chère que la voie, maritime. La route n’est pas aisée : les * froids de River font. de la mer d'Hudson un vaste champ de glace. Aux premières chaleurs, la mer d'Hudson, dont la profondétr est faible, se dégage encore assez vite; mais le’ détroit qui y conduit est longtemps encombré de banquises en dérive venant du Nord. Ave la voilure on considère que la mer d’ Hudson Lu est’ “praticable que deux mois ; mais la navigation à vapeur donne des bateaux plus manœuvrants, toujours maîtres de leur marche, ne craignant pas, en attendant, de perdre la possibilité. de partir; avec ces bateaux on peut compter; que la
navigation “sera possible quatre mois, du 14 juillet
au j% octobre, mais encore faudra-til étudier à |
fond toutes les questions qui concérnent la mer
d'Hudson, courants, marée, marche des glaces,
passages les premiers dégagés, mouillages, ports. La’
navigation dans cette mer n’est pas autrement dangereuse, puisque sur 133 bateaux envoyés depuis 1789 par cette voie, par la Compagnie Hudson-Bay, pas un seul ne s’est perdu avant 1864, où, deux se sont échoués après avoir ‘ ‘parcouru ‘le détroit d'Hudson. Les er cMbouchüres du Nelson, à Surtout du Churchill,
Ve" ET LE NORD-OUEST CANADIEN : 71
où l'on peut s'approcher davantage de la côte,-enfin
Le
du Moose-Rives, seront les ports futurs. Il faudra une ligne ferrée pour amener les produits de la vallée de la Saskatchewan ‘et:du Winnipeg à l’un.de ces ports, probablement au port Chtrchill : que cette ligne parte de Winnipeg ou de la.:partie du réseau qui atteint la Saskatchewan, elle aura, d’après les études faites, de grosses difficultés à traverser. Pour le moment, la vallée de la Saskatchewan n’est pas encore colonisée : c’est le blé qui serait le gros fret : or on l’ejigrange justement quand la mer d'Hudson est fermée par les glaces : ; aussi ne.sent-on pas absolument la nécessité de ce chemin. Plüs tard, quand le pays sera peuplé, surtout quand les richesses minières du Grand-Nord seront mises en exploita-
tion, le fret sera. beaucoup plus considérable et plus
riche; en outre l’économie de parcours, par la voie.
de terre, sera plus notable-que pour le Manitoba; alors le chemin de fer se fera forcément. Nous,avons vu que la Compagnie qui poursuit cette entreprise est pour le moment arrêtée. ° "À Genre de vie. —- Les habitants des campagnes vivent très largement : les objets: d'alimentation sont produits à si bon marché que, sans dépense, on peut
se nourrir copieusement. Le laitage est très en hon-