‹ Les français et le nord-ouest canadienChapitre 17 sur 34 · AID · texte numérisé non relu

AID

ns

ITT-

Institutions et administration. — Le régime politique qui avait causé tant de murmures, de pétitions,

de départs et d'émigrations, : qui avait même pro-

duit une révolution, est devenu un modèle: de

libéralisme : on peut dire que la métropole a pres-

qu ’abdiqué ses pouoirs en ne conservant qu'une

direction honoraire. La tonstituütion actuelle fait de

ce ‘pays une fédération de provinces et de territoffes.

: Le pouvoir central est un ministère responsabfe que

les Communes; par les habitants. Le nombre

des membres aux communes dépend de la popula-

tion. La base constitutionnellé* est que la province

de Québec est représentée par,sgixante-cinq députés.

Mais, comme dans la grande république voisine, le

- pouvoir central a des attributions bien limitées : il.

a le droit de veto sur les lois provinciales pour

: Fe LE RS Re TT —. CE FT k .

cause d'inconstitutionnalité seulemerit; -c'est de lui

ue dépend la justice en inatière criminelle, Dest-

re

lui qui assure la défense nationale, gère les postes

ébenfin perçoit douanes et accises. Ce sont les

. douanes qui forment les-grosses recettes du budget

du Dominion. La Dette représente environ six - années de revenus. | =

‘Dans la situation du Canada on conçoit que l'armée soit des plus réduites. Il existe bi une loi. de

recrutement ; mais jusqu'ici point n’a &Ë besoin d'y

‘recourir : le nombre des volontaires (en majorité, : È

Anglo-Saxons) a toujours dépassé les besoins. Lei.

corps le plus important, s’élevant à un millier d'in-

dividus environ, est celui de la police montée; “ani: =

au Nord-Ouest parcourt les prairies et surveille les réserves indiennes. La réserve est composée” des hommes valides de 18 à 60 ans. Théorique ent on pourrait lever ainsi environ 1.000.000 d'hommes. Depuis la cession du Canada à l'Angleterre, la milice n’a eu que deux Jois à agir : une fois en* 1870 : sous les ordres de Wolsèley, une autre fois en 1884 pour réduire les insurrections des métis au “Nord- Ouest. |

Au-dessous du pouvoir central vient.le pouvoir

provincial. Chaque province s'administre elle-même.

. Le pouvoir exécutif dans chaque province est aux

LS

La

Un

re -

mains dun lieutenant gouverneur nommé par Je gouverneur général. Pour voter il Bt être sujet britannique ou avoir, après trois ans de résidence, piété le serment d'allégeance entre Jes mains d'un .

juge. Dans ce pays oùse. rencontrent les races ‘fran-

règne dans la

territoires

rapide d’üne jeune colonie, le ne liberté administrative dont on y jouit. L'administration a une, oëcupation suffisante avec les grandes questions D > d'intérêt collectif telles que le cadastré : elle ne doit ‘*

pas empiéter sur le domaine de l'initiative privée; NC

il ne faût pas que la croissance des jeunes groupes | DER soit entravée par des règlements faits dans les” | N bureaux ! aux colonies, plus encore que dans les L vieux pays, il faut de la décentralisation. La base la.

plus solide de toute colonisation; ce s6nt les libertés . 3

provinciales < qui les’ constituent, - - ne <” : . ?

: - MS ee D pur .

Aussi le mot « municipalité » ne doit-il pas évoquer l'idée des municipalités françaises, dont les

pouvoirs sont si faibles qu’en réalité ce n'est pas

+ J'intéressé- qui-règlè-ses-propres-affaires; mais une

LS

indiÿidualité éloignée, à idées différentes et précôn-

çues, amateur d'uniformité, qui s'appelle l'Etat. AU names

eassier

Canada, là commune est autrement libré : c’est une-

j vigie petite république autonome qui ‘s’administre

j elle-même, élit son maire et ses. conseillers. C'est le :

priétés communales, nomme les employés locaux,

| Conseil, renouvelé annuellement, qui gère les. pro.

Vote les subventions aux sociétés agricoles et manu-

factutières, la fixation et la perception des. amendes, enfin, et c’est là sa plus importante attribution, fait exécuter les travaux publics sur le territoire de la commune. Pour fäire face à ces dépenses, le Conseil tÿmpose une taxe: municipale &ont le taux varie suivant les besoins de chaque année. En fait, ce sont

1 contribuables eux-mêmes qui volontairement

fixent cet ‘impôt, qui est en moyenne d’un centin

däns la piastg ou d’un pour cent, et-qui se perçoit facilement. D’ abord, étant faible, il n’est pas vexatoire . et n’absorbe} :pas une part serieuse des: bénéfices ; étant communal, les habitants en voient Pemploi.

. D'autre part, cette taxe porte aussi sur les propriétés

en friche ou vierges et empêche les grands capita-

cf a

ee,

- . ET LE L CANADIEN DT 77 . ‘ ‘ sg US

fisres de s ’emparér du terraïin pour en natiendre sans ‘frais la plus- - value : -Sous ce rapport elle exciteàla -

‘culture. C’est en grande majorité par des” journées -

-dé-travail- oùu-avec—lenrs— —attelages- que les-colons- 5

acquittent ces taxes. « Ce “qui frappe surtout dans :

SDS ?

+ les institutions canadiennes, dit M. Duvergier de

7. L Haüranne, c'est la spécialité, ct pour äinsi dire Îa localisation des taxes; chacun paie pour ses.propres | besoins, à. ses propres députés... et l'impôt est percu È et appliqué dans la localité 1. » , un : 7 Quantà ‘la presse, elle est complètement libré.. La

". présse. libre est en effet un in$trument indispensable

‘ pour tenir en haleine l'esprit d'initiative, car ellé répand les procédés et’les méthodes du progrès."

» Son influence sur la-question sociale ne peut être inquiétante dans ces pays de franche démocratie ‘où Es tout le monde : admet comme principes indiscutés ” Det

: - li initiative individuelle. et le droit d’' association C'est ..

encore un ‘des’ points où il ne faut pas raisonner 2, ee d'après nos viëilles sociétés : là l'inftiative indivi-

duelle a été si bien atrophiée que le socialisme y

tfouve un terrain favorable et bien préparé.

La justice à plusieurs juridictions allant. jusqu’au , +

. Conseil privé de la reine, dernicr ressoft, en passant

. par la-Cour suprême d’ Ottawa. En bas de’ l'échelle

u o +, - 1 Reyue des "Deux-Mondes, 1" octobre 1865. oo . .

78. - ‘ + LES FRANÇAIS LT est le juge de. paix, nommé par le lieutenänt-gou-

“à | ei véfeur parmi les notables. Une des lois les plus

AE intéressantes concerné les successions : : le droit de «

tester est absolu.

2 D'après-lé constitution canadienne l'Eglise et l'Etat Ent séparés. Les populations, aussi bien protestantes: : que. catholiques, sont religieuses’ ét font les dépenses “ oo. nécessaires à l'entretien du culte. Les représentants de la race française sont tous catholiques, et, dans la me municipalité même, se groupent. en paroisse ; autour L à k de leur église, ‘de leur école ét de leur prêtre. Ce: groupement a les plus heureux effets : il fortifie ses . - .- membres en-ne les laissant pas isolés devant les pou- Le + © voirs du pays, ou‘ simplement devant les difficultés : . d de la vie. C’est presque certainement à cêtte institu- k ou n tign: de la paroisse qu'où doit la perpétuité si remar- : Fe Re - quable ‘de l'élément français." « Ces bons Canädiens FE . + français! chantent, il est vrai : Dieu sauve la reine - . (pas bien fort)! Mais én ‘normand breton cela: signi-* ! ‘ -. fie: Din sauve à champs ! ! Ils ont dorfhé leur foi à : l'Angleterre, mais’ ils ont conservé leur cœur»à la - ‘. France ; -non seulement. leur cœur, mais leurs, coueo a | | tumes, leur langage,’ leur voix même ; : ils sont restés. LL . parfaitement français .» M. dé: Taurines, dans son." e ù ouvrage La nation canadiennè, définit parfaitément. ” ° TS a

, Un ‘ Laf fnaigor de John “Bull et Cie P.-

n .. + ru « } DL) n à . % ° 4 “ . * . .

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e L : + TH “ s $ ‘ ‘ + \ ‘ 5 nu EN, * e) / « +. ue Î . : y © , à e. ; à re . 4 LS .

" « # “ au #s ", $ … LS . + |. P1

le rôle prépondérant du clergé : « Le clergé avait eu

tant de pärt à la création de la Colonie qu ‘en parcou-

rant les premières annales canadiennes il semble

PAL Le

‘lui savoir gré, là

LA

“tn

petite nation que n nous venions d' abandonnèr. C'est

lui qui mena, ÊE une-vigueur dont nous devons

utte nationale. Pour lui, Ja natio-

” nalité et la langue anglaise ne faisaient qu'un avec le

protestantisme : il travailla âvec acharnement à con-

server les Canadiens àla nationalité française et au

catholicisme, et c’est à-ce puissant adversaire que

vint, avec étonnement,:se heurter la volonté du

vainqueur.» ‘ | — ——

- Le clergé est entretenu‘par la dîme du vingt-

sixième sur es récoltes. Du reste, dit M. du Bled :

"« si l'habitant accepte epeuxgent cet impôt, s'il

est habitué à voir «dads son un ami, un conseil, le. vérablé magistrat, ‘de la paroisse, C est que celui-

ci a- toujours gravaillé -et lutté à ses côtés : c'est

‘qu ‘aujourd hui il ne cesse de lui donner l'exemple ds d

etse montre grand bâtissqurs grand défricheur, grän

rt auçateur. ‘Où doit le reconnaître avec M. Etieñne

, + Page 44- s

80 LES FRANC CAIST

Hire ant À

——. ‘ Parent, ce clergé ne s’est pas. conténté de? iprier du : haut de la montagne, il est descendu dans :}a plaie

pour combattrè les combats de la religion&t de’ Va -

patrie; ila construit cette nationalité avec ÿne son Es

de ciment providéntiel, en Ja confondant avéc la reli- ;

de]

- gion, si bien qu aux yeux des Canadiens; étre mau- é . | vais catholique € ’est être mauvais Françai#t. » i: ’ C'est en vain que Îe fanatisme anglais a cherché‘

à détruire ces\aspirations de tout un peuple. « , | université arglicane: bvait été jusqu'à formulg les conseils suivants”. -qu’ ‘ôn pourrait, avec. que uËs | variantes, proposer comme modèle’ aux amateurs dé Ne

icisatioh : Ne jamais parler contre le Papisr en £

“unions /avec les s prgrénes: réduire | Evêque à < … digenck; fomenter:la division entre lui et ses prêtres ; | si l’on conserve un collège, en exclure les jésuites, | € les sulpiciens et ceux qui ont étudié sous leurs auspices, afin que, privé de tout secours étranger, le papisme s’ensevelisse ous ses propres ruines ;- .- rendre ridicules lés cérémonies religieuses qui frap- . : | . pent, l'imagination, louer Îes curés heureux, leur . . table, leurs équipages, leurs divertissements, , excuser

leur intempérance, les porter à: violer le célibat 2. ! Page 870: ‘ d ° . | 3 Du Bled, p. 427. - a

Tous ces moyens ne peuvent heureusement enta-.

Mer cette invincible persistance “du sentiment chré="

TT tien allié au sentiment national.

Lo .Combiem. différente est la situation des émigrants °

fédnçais das la République Argentine! Là cepen-

def, ‘ils sont fort nombréux, mais ils n’ont pu s'asso-

cier que rarement, sans se fixer comme but élevé

la conservation intégrale. de là nationalité d’ origine :

- aussi, comme les Français sont isolés) et quelle perte

pour notre influence! comme leur réunion eût con-

tribué à la force de natfe colonièen Argentine!,

Quant à la q stion des écoles, c'est pour le moment le sujet es luttes les plus vives entre l’élément français - et l'élément canadien. Ce n’est ‘pas seulement la partie française du Manitoba, mais tout le pays qui a. protesté contre la loi du Manitoba

établissant les écoles neutres. L’écho de ces luttes

est venu jusqu’à Rome, où les journaux onttraitéde—T ; : x urnaux ont

ce coup porté à notre langue et à notre influence.

Le Manitoba avait autrefois comme le Bas- Canada ‘

. des écoles confessionnelles, suivant Ja religion des

habitants. La proportion des Français et des .catholiques diminüant, de par le droit du’ plus fort, et contrairement à la constitution de li province de Manitoba, la législature de cette province a établi

en : 1890 que les écoles sgraient neutres et que ce

| NORD-OUEST CANADIEN Le b

» Se

serait l’anglais qui y serait enseigné. Les Canadiens

ont protesté par les voies légales coptre-cette loi qui

Sun

-st une atteinte. à la langue française, “et ils épuisent

toutes les’ juridictions pour la faire casser. La ques- :

tion est en ce moment pendante devant la dernière :

c ot 2 - . . e .le Conseil privé du souverain. Si cette œuvre de

parti est rendue obligatoire, bien que les libertés municipales puissent probablement y apporter un

adoucissement, les paroisses canadiennes.sont déci-

ront de une à plusieurs années, jusqu’à ce qu'ayant

appris leur langue, ils puissent impunément passer, aux écoles anglaises. Mais ce sera une grosse chärge pour elles, quel que soit l’aide qui puisse leur venir, soit du Bas- Canäda, soit d'œuvres, telles que l'Alliance française,‘ : D

Le 16 juillet 1894, sur un projet de loi conférant de nouveaux pouvoirs à la législature du Manitoba, un amendement fut déposé par M. Mac Carthy afin de donnér plein pouvoir de légiférer sur la question

des écoles, disant que ce serait folie de laisser sub-

"sister ‘les écoles catholiques eg le Nord-Ouest,

parce qu, elles coûtent trop cher. Cet amendement,

que tout: ce qui n est pas ‘fanatique à la Chambre a

‘combattu, seraft une injustice envers les colons qui

sont allés au Manitoba” sur “la foi qu'ils auraient

ù s , î [Al

dées à établir des écoles libres où les enfants reste-. :

nc)

aitt

dl Î

pleine étrentière liberté religieuse ét de langage. Cet

amendement fut d’ailleurs repoussé. Cette discussion

a l'attitude du gouvernement permettent d'envisager

d’une. façon plus confiante cette question des écoles

et d'espére# qu'elle. sera tranchée dans lé sens de

Ja tolérance. ‘ | j

La province du Manitoba a calqué ses institutions

sur celles de la province de Québec;'qui sont des

- plus libéralés-et des plus respectueuses deshroits des

‘ familles. Comme principe primordialïon reconnaît Principe P Ë :

ainsi’ qu’en ‘Ontario du reste, aux pères de famille le droit exclusif de contrôler l'éducation de leurs enfants. Ceci posé, c'est la commune qui gère les écoles : elle nomme les maîtres, les paie, les loge, fournit et entretient les bâtiments scolaires, et, pour. faire face à ces dépenses, vote des taxes spéciales\ Mais ici KA est plus le Conseil municipal qui

représente ka commune, c'est un Conseil spéciaf de

commissaires d'école, élus par les habitant$. Le con-

trôle dû Conseil de l'instruction publique ne porte ‘guère que sur les livres. Une minorité, quelque

‘ faible qu’elle soit, n'est-elle pas satisfaite des. règle-

ménts des commissaires d'école? elle peut signifier

.aü Président de ces commissaires son intention d’avoir une ééole séparée. Par cette déclaration elle

est dispensée du paiement des taxes ‘imposées par les

+ NS Hp, n

commissaires d'école 4 mais elle doit nomfer des

syndiés qui feront pour la minorité ce que les com-

missaires font pour la majorité. Cette organisation séparée du Conseil municipal permet aux habitants. d’une commune de faire respecter leur volonté sur

ce point ‘si important de l'instruction Ÿ de l’éduca-

tion. de l'enfance. La tolérance esttrès. grande dans toutes ces ques-

tions : ainsi, derniérerhent, « un ordré du Conseil a

été remu par le ouverneur: général, en cansè ‘Ottawa, décidant que les pétitions de la mixori catholique du Lt $t du Nord-Ouest, touchant la question des écoles, seraient transmises aux lieutenants-gouverneurs, en Îes priant de faire connaître au gouvernement du Manñoba, que l'espoir, exprès du Gouvernement fédéral est qu 'ilpuisse être apporté aux règlements des écoles telles/ eméligrations qui

donnent satisfaction aux pétitionnaires 1,9.

Le niveau de-l’éducation est au Canada supérieur

à celui des régions voisines. Les prix remportés à‘

l’Expositidn de Chicago pour le Canada, sur le cha- LA

pitre de IX pédagogie,.se répartissent comme il suit :

Province de Québec, 45 ; Province d’Ontario, 24;

Nouvelle- Ecosse,.7 ; Manitoba et Nord- Ouest, 16:

{ Canadian Gazette, 16 août 1894, p. 447. - è

Après avoir passé une à une en revue les diverses conditions‘que rencorgre l’agriculteur, voyons quels F

« ‘ sont leurs effets d'ensemble et les différentes branches d’exploitation qui sont indiquées-pour le pays.

. D'abord la grosse culture du pays : le blé. Les frais de production les plus sérieux sont les frais de . main-d'œuvre, ceux d’achat, d'entretien des machi- ! nes (charrue, semoir, rouleau, moissonnenge-lieuse,

. :.afons},: ceux ‘de construction des, hangars, dés . écuries, et enfin les frais d’ achat de terre et les frais ° de transport. En regard-de ces dépenses, on a une récolte, nous le savons, très abondante, mais la re- > cette qu ’elle-procure. est très vèriable, Le cours du blé est en effet en baisse depuis plusieurs. années et * : surtout pour les régions à l'Ouest. de” Winnipeg. | «Le prix du fret qu'on en déduit est sensible. Le

-. bénéfice résultant de la balance est suffisamment | Le rémunérateur pour le paysan : la main‘d'œuvre qu A Te os emploie est la sienne et celle dé sa famille : les cons- ee

£ tructions,'il les fait à bon “marché en logues ou en |

-"terre, attendant les économies pour'les* perfection.

net. Les bénéfices qu'il retire de cette culture joints + .

CRE , x

Br, £ e x : . '.

86 | LES FRANÇAIS n

aux autres revenus de la ferme sont suffisants pour

lui permettre de payer en peu d'années son. bétail

et ses machines qu’ iL a achetés en-recourant-plus

ou moins au crédit. CR - 2

est médiocrement extensible a augmenté beaucoup

. mais ce inouvement va-t-il continuer? Ne peut-on È .

. pas prévoir plutôt un léger relèvement? En tous &as, L

# nt

Le propriétaire € exploitant directement .est dans ’ une tout autre situation : ces frais, dont nous avons» °! examiné en détail toute ‘Pétendue, pèsent sur lui de tout leur poids : de bénéfice il ne faut guère'en parler. Les grandes, Compagnies de culture qui æ réussissaient avec les hauts cours du #lé sont bien tombées, aux Etats-Unis comme au. Nord-Ouest où cependant il y avait de belles fortunes fais dans cette branche, entre autres à à Portage :la Prairie:

Pour réussir, les capitalist s doivent avoir Lecour) au métayage; car, quant L fermage dans un pays FT aussi peu peuplé, avec des habitants aussi mobiles,

les ‘contrats sont tout à fait insuffisants et sont mal |.

appliqués. | oc L° ;

.Cette branche de ‘culture n'est donc rémunéra- A, trice que pour le paysan : les grahdes exploitations, T ‘ n’y réussissent pas: Sans doute la baisse du blé a

été considérable en Europe : sa consommation qui :

moins vité, ‘que sa production dans les pays neufs;

se “ à .

la production n ’augmentera plus comme autrefois,

les prix n'étant plus rémunérateurs. : .

le

Vient ensuite l'élevage en petit du bétäil, des volailles. et l'exploitation du lait. Cette branche est

devenue meilleure que la précédente. Plus de frais

car, avec le pâlurage libre, le bétail trouve sa nourriture au dehors : subsistent seulement es” dépenses de constructions qui peuvent être rudimenfaires, celles de main-d'œuvre qui sont élevées, et l'achat

du bétail. Quant aux produits, c'est ou la vente du

lait (fromagerÿ) ou la vente de la crème (beurrerie).

Lesäprix'se maintiennent, car beurre ou fromage se

vend aussi bien que dans FEst, étant peu grevé par les transports. Le fromage se vend mieux que le “beurre, là demande en Angl erre en ‘soutient le

prix. Le lait, après avoir été écrémé, sert notamment

‘ à l’engrais des porcs dont la vente très .rémunéra-

trice vient s'ajouter aux ‘produits. C'est le Canada qui, pour la laiterie, a pbtenu le premier rang à l'Exposition de Chicago . | ,

Cette branche est elle qu'on envisage comme ayant le plus. d’avenir./Il y a maintenant des beurre-

ries ou des. fromageries dans tous les villages i impor-

tants. Des abattoirs. de porcs viennent en 1893

d'être établis à Winnipeg et le prix des porcs gagne

e machinerie, plus pour ainsi dire de frais de terre, :

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