‹ Les Français et le Nord-Ouest canadien [microforme]Chapitre 17 sur 22 · S2 LES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

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serait l'anglais qui ÿ serait enseigné. Les Canadiens ont protesté par les voics légales contre cette loi qui est une atteinte à la langue française, et ils épuisent toutes les juridictions pour la faire casser. La question cest en ce moment pendante devant la dernière : le Conseil privé du souverain. Si cette œuvre de parti est rendue obligatoire, bien que les libertés municipales puissent probablement y apporter un adoucissement, les paroisses canadiennes sont décidées à établir des écoles libres où les enfants resteront de une à plusieurs années, jusqu'à ce qu'ayant appris leur langue, ils puissent impunément passer aux écoles anglaises. Mais ce sera une grosse charge pour elles, quel que soit l’aide qui puisse leur venir, soit du Bas-Canada, soit d'œuvres, telles que l'Alliance francaise.

Le 16 juillet 1804, sur un projet de loi conférant de nouveaux pouvoirs à la législature du Manitoba, un amendement fut déposé par M. Mac Carthy afin de donner plein pouvoir de légiférer sur la question des écoles, disant que ce serait folie de laisser subsister les écoles catholiques dans le Nord-Ouest, parce qu'elles coûtent trop cher. Cet amendement, que tout ce qui n’est pas fanatique à la Chambre a combattu, serait une injustice envers les colons qui

sont allés au Manitoba sur la foi qu'ils auraient

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pleine ct entière liberté religieuse et de langage. Cet amendement fut d’ailleurs repoussé. Cette discussion et l’attitude du gouvernement permettent d'envisager d'une facon plus eunfiante cette question des écoles et d'espérer qu'elle sera tranchée dans le sens de la tolérance.

La province du Manitoba a calqué ses institutions sur celles de la province de Québec, qui sont des plus libérales et des plus respectueuses des droits des familles. Comme principe primordial, on reconnaît, ainsi qu'en Ontario du reste, aux pères de famille le droit exclusif de contrôler l'éducation de leurs enfants. Ceci posé, c'est la commune qui gère Îles écoles : elle nomme les maîtres, les paie, les loge, fournit et entretient les tâtiments scolaires, et, pour faire face à ces dépenses, vote des taxes spéciales. Mais ici, ce n'est plus le Conseil municipal qui représente la commune, c'est un Conseil spécial de commissaires d'école, élus par les habitants. Le con trôle du Conseil de l'instruction publique ne porte guère que sur les livres. Une minorité, quelque fcible qu'elle soit, n'est-elle pas satisfaite des règlements des commissaires d'école? elle peut signitier au Président de ces commissaires son intention d'avoir une école séparée. Par cette déclaration elle

est dispensée du paiement des taxes imposées par les

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commis. ‘res d'école; mais celle doit nommer des syndics qui feront pour la minorité ce que les commissaires font pour la majorité, Cette organisation séparée du Conseil municipal permet aux habitants d'une commune de faire respecter leur volonté sur ce point si important de l'instruction ct de l’éducation de l'enfance.

La tolérance est très grande dans toutes ces questions : ainsi, dernièrement, « un ordre du Conseil a été rendu par le Gouverneur général, en conseil, à Ottawa. décidant que les pétitions de la minorité catholique du Manitoba et du Nord-Ouest, touchant la question des écoles, seraient transmises aux lieutenants-gouverneurs, en les priant de faire connaître au gouvernement du Manitoba, que l'espoir exprès du Gouvernement fédéral est qu'il puisse être apporte aux règlements des écoles telles améliorations qui donnent satisfaction aux pétitionnaires !, »

Le niveau de l'éducation est au Canada supérieur à celui des régions voisines. Les prix remportés à l'Exposition de Chicago pour le Canada, sur le chaprie de la pédagogie, se répartissent comme il suit :

iovince de Québec, 45; Province d'Ontario, 2}:

Nouvelle-Ecosse, 7 ; Manitoba et Nord-Ouest, 16.

1 Canadian Gasette, 16 août 1894, p. 447.

des | omtion | "ne ants l air Après avoir passé une à une en revue les diverses ne conditions que rencontre l’agriculteur, voyons quels sont leurs effets d'ensemble et les différentes branes ches d'exploitation qui sont indiquées pour le pays. “à D'abord la grosse culture du pays :le blé. Les 1 frais de production les plus sérieux sont les frais de ébté main-d'œuvre, ceux d'achat, d'entretien des machipis nes (charrue, semoir, rouleau, moissonneuse-lieuse, TA wagons), ceux de construction des hangars, des tre écuries, et enfin les frais d'achat de terre et les frais piés de transport. En regard de ces dépenses, on a une rte récolte, nous le savons, très abondante, mais la reais cette qu'elle procure est très variable. Le cours du blé est en effet en baisse depuis plusieurs années et surtout pour les régions à l'Ouest de Winnipeg. re Le prix du fret qu'on en déduit est sensible. Le he: bénéfice résultant de la balance est suflisamment — rémunérateur pour le paysan : la main-d'œuvre qu'il oi emploie est la sienne et celle de sa famille : Les cons- 5. tructions, il les fait à bon marché en logues ou en

terre, attendant les économies pour les perfection-

ner, Les bénéfices qu’il retire de cette culture joints

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