‹ Les Français et le Nord-Ouest canadien [microforme]Chapitre 5 sur 22 · RE SR · texte numérisé non relu

RE SR

taie DRE Re Sen ce

NL

ain Ron SE

eiriss

PAPA EEE

recettes proportionnellement aux quantités de lait versées par chacun des propriétaires, déduction faite de tant °/, pour frais de fabrication. La fromageric ne rend rien au cultivateur, mais la beurrerie rend le lait écrémé à l'écrémeuse centrifuge, et ce lait pauvre sert à la nourriture des veaux et à l'engrais des porcs.

L'élevage dans les ranchs est bien différent : il se fait sur d'immenses troupeaux. Aussi faut-il s’éloigner des lieux habités, aller dans la prairie vierge jusqu'aux espaces que la colonisation n'a pas atteints. Sous la surveillance des cowboys, les bêtes à cornes ou les chevaux sont en pâturage dans de vastes étendues de prairies louées à des prix minimes ou libres, quand il n’y a pas de concurrents pour la location. Les visites sont faites annuellement. Pour l’hivernage, on ne fournit que des abris et une maigre nourriture quand les pâturages sont trop couverts par la neige. Les expéditions se font par la Compagnie Pacific-railray. Les bêtes sont rassemblées dans une enceinte palissadée, avec une ouverture donnant sur les wagons où le bétail s'empile de lui-même. Un train est ainsi vite chargé.

Les moutons sont non seulement gardés, mais

réunis en troupeaux. On iles élève sur les légers

renflements qui forment faite entre le Missouri et l'Assiniboine, ou encore sur la marche élevée de la prairie, près des Rocheuses, dans l'Alberta. Toutes les races introduites y ont prospére. L'été, les moutons sont conduits sur les lieux de pâturage; l'hiver, ils sont réunis dans des abris dont les murs sont en terre; le toit en chaume, ou plutôt en paille, repose sur des perches; c'est suflisant, car le tout gèle en hiver et ne forme qu'un bloc. La nourriture est aussi du foin fauché et mis en meule. Des commissionnaires achètent ces troupeaux et en prennent livraison. |

Examinons maintenant les autres conditions de l'agriculture dans le Nord-Ouest.

Dépenses d'établissement, achats. — Le bétail s’achète, soit chez les cultivateurs déjà établis, soit auprès des commerçants qui parcourent le pays, venant des ranchs. Si l’on veut se monter en grand, il est préférable de faire ses acquisitions sur les lieux d'élevage au Canada et aux Etats-Unis. Pour donner une idée des prix de l’année dernière : près de Winnipeg, une vache laitière se vendait de 25 à 50 $ (c'est-à-dire dollars ou piastres : Ie dollar peut ètre considéré comme une pièce de 5 fr., mais sa valeur réelle est d'environ 5 fr. 25): les veaux à

quatre mois, pour la boucherie, 10 $:; une paire de

+ "el

Page 1