STAMPATO IN PARIGI PER SIMO
ue Colineo il giorno X di Nouembre.
VAnno M.D.XXXV *.
Le volume s'ouvre par une épitre au cardinal de Lorraine 2,
* In-8 de 72 ff. non chiffr., sign. a-i, car. ital. — Biblioth. de l'Arsenal, B.-L. 4110; — Biblioth. de Besançon, Sciences 38. — Les deux premiers exemplaires sont incomplets, mais on peut suppléer à leurs lacunes par la réimpression suivante, dont nous avons vérifié la parfaite exactitude :
Rime Toscane || d'Amomo per Ma- || dama Chariot || ta d'Hisca. || In Vinegia. \\ MDXXXVIII [1538]. In-8 de 72 Cf. non chiffr., car. ital. (Biblioth. de l'Arsenal; noire bibliothèque.)
* Jean, fils de René II, duc de Lorraine et de Bar, et de Philippe de
54 VI. — AMOMO ET JEAN DE MAUMONT
dans laquelle Fauteur dit assez nettement qu'il n'est pas Italien. Après avoir rappelé que ceux qui ont quelque ambition s'efforcent de laisser une œuvre qui leur survive, il s'excuse « di mettere a la ventura fra moite varie et mature intelligenze cosl pochi et teneramente formati concetti d'amore », qu'un illustre protecteur peut seul faire accepter, « se pur avenisse che ne honorevole desiderio di non vivere chetamente, come i brntti animali fanno, ne troppa giovanezza, o diversità di pafria et di sermone, o forzata (che cosl si puô merilamente chiamare quella d'Amore) obbedienza, principale et sola cagione di tutto questo, fosse assai forte riparo et scudo ». C'est bien un Français qui parle. Plus loin, en effet, faisant l'éloge de François l«^ il s'écrie :
Et l'honorata mia terra gentile Sotte pastor si glorioso et degno Rinoverà la santa età de roro '.
Gueldre, sa seconde femme, était né en 1488. Dès 1501, l'évôché de Metz lui fut réservé, mais il n'en prit possession qu'en 1508. Il reçut en 1517 l'évéché de Toul, qu'il conserva jusqu'en 1525, et qu'il reprit de 1533 à 1537, et de décembre 1542 à lîi43. Il obtint en 1518 le chapeau de cardinal. Toutes les dignités ecclésiastiques s'accumulèrent sur sa tète. Il fut évéque de Valence (1521-1524), évoque de Thérouanne (1522- 1535), évêque de Verdun (1523-1544), évoque de Luçon (1524), archevêque de Narbonne (1524-1550^ archevêque de Reims (! 533-1538), évêque d'Albi (1536-1550), archevêque de Lvon (1537-1539), évêque d'Agen (1538-1550), évêque de Nantes (1542-1550). Il fut en outre abbé de Gorze, de Fécamp, de Cluny, de Saint-Jean de Laon, de Saint-Germer, de Saint-Médard de Soissons, de Marmoulier, de Saint-Ouen de Rouen, de Saint-Mansuy-lès-Toul. Il mourut le 10 mai 1550.
Le cardinal de Lorraine protégea les letlres. Il tut parrain, en 1525, d'un fils de Corneille Agrippa (Prosl, Corneille Agrippa, II, p. 94). La même année, Barlhélemy de Salignac lui dédiait son Itinéraire en Terre Sainte [Itinerarii Terre sancte Descriptio). En lu28. Clément Marot s'adressait à lui comme à un Mécène (voy. l'édition Guiffrey, III, p. 101). En 1534, Antoine Macault lui dédiait sa traduction de V Oraison que feit Ciceron a Cœsar pour le rappel de M. Marcellus. Eslienne Dolet et Johann Reich (Richius) célèbrent aussi la libéralité du prélat (voy. Marot, éd. Guiffrey, III, p. 105).
Le cardinal de Lorraine avait des Italiens à son service, notamment Alfonso Fieschi, gentilhomme ferrarais, à qui le roi accorda, le 7 avril 1537, des lettres de naturalité. {Cat, des actes de François 7°'', III, no 8875; VI, n^ 21242.)
' Voy. ci-après la Selva dédiée au roi, v. 50.