X. — jëaN de vauzellës
« .... Tornarô ad Ambrogio, dicendo chMo gli imposi che nel presentare il libro a la serenissima reina di Navarra usasse il mezzo del Vauselles, e, dandogU una lettera ch'io gli scriveva, dissi non uscire del consigiio de l'huomo preclaro, e siate certo che indugia la riposta de le due mandatemi de le amorevolezze di si dotta persona, per essermi risoluto che il predetto si trasferisse in Francia.... * »
Au lieu d'exécuter la commission, Ambrogio s'était laissé voler près d'un millier d'écus dus à la libéralité du roi et du cardinal de Lorraine : l'Arétin conte l'aventure en gémissant et en accusant de tout le mal Mellino, trésorier du cardinal de Lorraine 2.
Jean de Vauzellës n'eût pas mieux demandé que de solliciter quelque faveur de la reine de Navarre au profit de Pietro Aretino, car son admiration pour l'auteur italien était toujours aussi vive. Il fit paraître la même année :
Les sept Pseaumes de la Pénitence de Dauid par Pierre Aretin, traduilz d'Italien en langue Françoise. A Lyon, chez Sebast, GryphiuSy 1540. ln-8 de 109 fï.
Ce volume, précédé d'une épître à dame Françoise de La Rie, religieuse de Grenoble, est aujourd'hui rarissime, et nous ne Tavons pas vu, non plus que la réimpression faite l'année suivante :
Les sept Pseaulmes de la Pénitence de David par Pierre Aretin, traduitz d'Italien en langue Françoise. A Paris, De l'imprimerie de Denis lanot, 1541. ln-8.
Panciatichi ou quelque autre intermédiaire se chargea de cultiver les bonnes dispositions de l'auteur lyonnais qui en 1542 donna la traduction d'un autre ouvrage de l'Arelino ^ :
Le Genèse de || M. Pierre || Aretin, |1 * || Avec la uision de Noë, en laquelle il veit les || mystères du Viel & Nouueau
* Lettere di Pietro Aretino, 1609, II, p. 131.
« Ihid.
^ La première édition datée d7i Genesi est de 1538. Biblioth. nat., Rés. A. 6.710. — Biblioth. Sainte-Geneviève, H. 28. — British Muséum, 844. g. 12 (exemplaire recouvert d'une belle reliure lyonnaise, qui est probablement l'exemplaire de dédicace).
148 X. — JEAN DE VAUZELLES
testament, \\ diuisé en trois Hures. || Nouuellement traduicl de Il Thuscan en Fran || coys. || A Lyon chez Sebastien \\ Gryphius, Il 1542. In-8 de 253 pp. et 1 f.
Le titre porte la marque de Gryphius avec cette devise française : Vertu conduict, Fortune la suict.
En tête (pp. 3-4) est une épître « Au roy », précédée de la devise : D*un vray zèle. Cette épltre est, comme les précédentes, un modèle de style amphigourique :
« A vous, monarque d'éloquence, Auguste des sçavoirs, roy des vertuz, prince de paix, duc valeureux, conte héroïque, marquis d'honneur, baron courtoys, seigneur de noblesse, gentilhomme de foy, capitaine courageux, chevalier esprouvé, aventurier fortuné, personnaige sans per, franc choix des Françoys, esprit céleste, ame saincte, a vous dis je, trescher sire, devant lequel, pour n'y oser comparoistre Couhardise, Témérité s'avancer, Silence s'esbahir, Harengueurs fâchez, vostre indigne aulmosnier d'ung vray zèle fait parler en françoys l'italienne, mais divine éloquence de l'Aretin.... »
Jean de Vauzelles ne manquait pas d'envoyer ses traductions à Venise, en y joignant divers présents pour l'Aretin; mais celui-ci ne se pressait pas d'y répondre. Il prit enfin la plume, au mois d'avril 1545, disant que les nombreuses lettres du prieur ne lui étaient jamais parvenues, et qu'il n'avait non plus jamais reçu ni le portrait du roi annoncé dans la lettre du 20 février 1540 (n. s.), ni une figure de saint Antoine, qui lui avait aussi été expédiée :
« Al Montrottieri.
» Et di biasmo et di riprensione senza punto famé di scusa confesso ch'io sari degno, et di villano et d'ingrato gindicarei di meritare il nome quand o fosse, o monsignore padron mio,'Che da me non baveste ottenuto risposta al manco a una delle tante che affermate da voi essermi sute mandate. Se a chi per dire sempre il vero e per gire tuttavia mendicando si puô dar fede, date la a me, che vi giuro per la somma di quello cosi smisurato obligo che tengono le humili opère mie alla dignità che gli han dato con il tradurle nel gallico idioma le autentiche tatiche vostre, che, ne la effigie di Francesco re, ne la ima-