II. Ouvrages italiens imprimés par Jean II de Tournes
1. Figure || del |1 Nuouo || Testamento, || ^^^l'J^lj II IHustrate da versi vul- || gari Italiani. || In Lione, \\ Per Gio. di Tomes,
Il M. D. LXXVII [1577]. In-8 de 52 fï. non chifïr., sign. A-F par 8, G par 4, avec 92 figures.
Les vers sont ceux de Damiano Maraffi.
Biblioth. de l'Arsenal, T. 1898 (Cat. La Vallière, par Nyon, n© 16509). — British Muséum, 554. b. 48.
2. Due breui e facili Trattati, il primo d'Arithmetica : l'altro di Geometria : ne i quali si contengono alcune cose nuoue, piaceuoli e ufili, si a gentilhuomini come artigiani. Del Sig. Gio. Francesco Peuerone di Cuneo. In Lione. Per Gio. di Tournes. M. D. LXXXI [1581]. In-4.
Brunet, IV, col. 583.
3. La Vita || et Metamorfoseo || d'Ouidio, || Figurato & abbreuiato in forma d'Epigrammi da M. || Gabriello Symeoni. Con altre Stanze sopra greffel- || ti délia Luna : il ritratto d'una Fontana d'Ouernia : || & vn' Apologia générale nella fine del libro. || AU'illustrissima Signora Duchessa di Valentinois. Il A Lione per Giouanni di Tomes \\ Typographo Régie. Il M. D. LXXXIIIl [1584]. Pet. in-4 de 245 pp. et 5 ff., plus 8 ff. pour La Naiura et Effetti délia liuna et 16 ff. pour ï Apologia.
Cette édition reproduit celle de 1559.
Librairie D. Morgand (juin 1897). — Libr. Henri Leclerc (juillet 1905).
4. Salmi di Da- 1| uid tradotti in || lingua volgare Italiana, & Il accommodati al canto || de i Francesi. || Per Messer || Francesco Perrotto || Appresso \\ Giouanni di Tomes. \\ MDGÏlï [1603]. S. C. [Genèvel in-16 de 16 ff. lira, et 443 pp.
Nous parlons de ce volume avec détail dans l'article consacré à François Perrot (n® XXI).
5. Sessanta || Salmi di || Dauid, || * || tradotti in rime volgari Italia- Il ne, secondo la verità del || testo Hebreo. || Col cantico di Simeone, & i || dieci Comandamenti del || la Legge : ogni cosa insie- || me col canto. || Appresso \\ Giouan di Tomes, || M. DCVÏl [1607]. S, L [Genève], in-16 de 200 ff. non chiff'r., sign. A-Z, a-b par 8.
Le titre est entouré d'un joli encadrement.
Les ff. A2-A6 contiennent une épitre « A tutti i christiani et amatori délia parola di Dio » ; deux sonnets intitulés Esortatione a laudare Iddio ; une canzone « Al lettore ».
Au f. -4 7 se trouve la Tavela secondo Vordine delV alfàbeto.
Le f. il 8 est occupé par une table indiquant les psaumes chantés le dimanche et le jeudi.
La traduction est celle de Giovanni Diodati.
La musique est imprimée en caractères mobiles.
Notre bibliothèque.
6. Il II Nuouo Testa- || mento || del Signor nostro || lesu Christo II tradotto da || Giouanni Dio || dati. || 1608. S, L [Genève]y in-12 de 1 f. pour le titre, 661 pp. et 1 f. blanc.
Le titre est gravé en taille douce dans un bel encadrement formé de motifs d'architecture.
Les pp. 1 et 2 contiennent La Tavola de' libri del Nuovo Testamento.
Notre bibliothèque (exemplaire relié avec les Sessanta Salmi di David, 1607).
Jean de Tournes fat un artiste qui travailla lui-même et qui, malgré les chefs-d'œuvre qu'il produisit, ne sortit jamais d'une situation modeste; Guillaume Roville, au contraire, fut avant tout un marchand, un spéculateur; mais ce fut aussi un homme cultivé, qui sut s'entourer d'écrivains renommés et d'artistes habiles, et qui fit un digne emploi de la grande fortune qu'il acquit par son commerce.
Guillaume était né vers 1518; sa famille était originaire de la Touraine * ; il est même probable qu'elle était de Loches. Nous ignorons où le futur libraire fut élevé; tout ce que nous savons, c'est que, de bonne heure, il se rendit en Italie et qu'il y fit un assez long séjour. Nous avons sur ce point un témoignage très précis : c'est un passage d'une épîlre anonyme qui termine l'édition du Decamerone donnée par Roville en 1555. On lit dans cette épître ce qui suit :
« .... Ma se Dio mi aiuli, cosi a me generalmente questo vostro DeçàmeronCy par quanto eh' ho veduto, piace assai, et vene lodo sommamente, cosi credo che doverà piacere a gli aitri, et ve ne doveranno lodare, massimamente quando saperanno, come so io, in quai maniera voi, con solecitudine grandissima, senza perdonare ne a fatica, ne a spesa, procacciate sempre d'havere nelle vostre case tuiti quegli et
* La Croix du Maine (éd. Rigoley de Juvigny, I, p. 346), dit expressément que Guillaume était Tourangeau.
stampatori et correttori che habbiano dcUa toscana lingua majî^ior conoscenza de gli altri, sia o pcr la lunga dimora a quei medesimi servigi in Italia fatla, corne alcuni al présente ne havete, o vero per la continua Iczione de i buoni autori dentro délie loro proprie cose acquistata, t" 'mente che, aggiunto a questo la diligenza da voi d'intorno aile \ostre stampe usata, del continuo grande, et la familiarità che con tal lingua havete non piccola, essendo nclla vostra giovanezza dimorato in Italia assai buon tempo, con non punto minore agevolezza i libri nella toscana lingua composti che quegli nelia vostra natia franzese scritti, corettamenle, come si vedc, stampate.... »
Il est probable que le jeune Guillaume apprit le métier de libraire et d'imprimeur k Venise, dans la maison de Gabriel Giolito de 'Ferrari. Non seulement il fait, en 1556, un pompeux éloge des éditions sorties des presses de cet imprimeur % mais, en 1559, dans l'épître qui précède le Dialogo delV imprese militari et amorose de Paolo Giovio, il parle des titres que le « buon Giolito » s'est acquis à sa reconnaissance, et du respect qu'il lui porte, comme à un père ^. Ces relations intimes avec le typographe vénitien expliquent que le libraire lyonnais ail partagé avec lui, en 1546, la première édition italienne sortie de son officine ^. Elles nous apprennent aussi comment il fut amené à prendre pour enseigne l'écu de Venise.
A l'origine, Guillaume paraît s'être appelé Rouillé : tel est le nom de la famille tourangelle à laquelle les biographes pensent qu'il se rattachait. Le D'* E. Giraudet, qui a parlé de notre personnage dans son livre sur Les Origines de l'Imprimerie à Tours *, insiste sur ce nom de Rouillé ; mais les erreurs qui déparent son article ont rendu ses conclusions suspectes à la criti-
* Il dit dans l'épître à Gerônimo de Urrea qui précède l'édition espagnole de ÏOrlando f'urioso : « Le seigneur Gabriel Giolito, homme, certes, digne de son estât, et qui a mis en lumière par ses impressions autant de beaux livres, principalement en la langue italienne et en l'espaignole, que autre qui soit pour le jour d'huy. »
2 Nous reproduisons l'épître de Roville dans notre bibliographie (no 25).
' Voy. notre bibliographie, n® i.
* Les Origines de l'imprimerie à Tours (Tours, 1881, gr. in 8), pp. 111-117.
XÏI. — GUILLAUME ROVILLE 185
que, et nous les avons nous-mome comballues *. Une voix infinimenl plus autorisée que la nôlre, celle du président Baudrier, s'est prononcée de même pour la forme Roville ^ ; cependant la question n'est pas aussi facile ù trancher qu'on pourrait l'imaginer. Plusieurs volumes publiés par Guillaume au début de sa carrière nous offrent très nettement le forme Rouillé. On peut citer le Nuovo Tesiamenio de 1547, où le nom est écrit Rouillé y avec l'accent grave, selon la mode italienne, puis le Double d'une lettre missive envoyée par le seigneur Nicolas JVicolaï..,. à monseigneur Du Buys, 1550, le Livre de l'estat et mutation des temps de Richard Roussat, 1550, et La Circée de M. Giovan Baptista Gello, mis[e] en françois par le seigneur Du Parc, 1550, où l'on rencontre la forme Rouillé, avec l'accent aigu. H est inadmissible que l'erreur, s'il y avait erreur, ait pu se répéter ainsi plusieurs fois, à des années de distance. Il faut croire que le nom de Rouille, écrit sans accent, a été prononcé Roville, ou Rouville à Lyon môme, où Guillaume était étranger, puis en Italie, où l'on dit Rovillio ou Roviglio. Peu à peu, Guillaume adopta lui-même le nom ainsi modifié et ne s'appela plus que Roville ou Rouville. M. Julien Baudrier, que nous avons consulté sur ce point, est du môme avis que nous, et ne manquera pas de nous fournir des arguments nouveaux.
Le libraire lyonnais resserra les liens qui le rattachaient à l'Italie en épousant, vers 1545, Marguerite de Portonariis, fille d'un libraire italien établi à Lyon, Domenico de Portonariis *. Ce Domenico hérita, en 1547, de l'importante maison de librairie que possédait son frère Vincenzo, mort sans enfants; mais il fut incapable de la diriger. En fait, le véritable successeur de Vin-
* Revue critique, 1882, II, p. 93.
* De Vorthographe du nom de Guillaume Rouville et de quelques autres particularités de sa vie, à propos du lirre de M. le D»* Giraudetj de Tours, sur l'origine de l'imprimerie dans cette ville (Lyon, 1883, in-8).
3 Voy. Calai. Rothschild, I, p. 12i, n» 211.
* Voy. le tableau généalogique des Porton?îriis ap. Baudrier, Bibliographie lyonnaise, V, p. 379.
cenzo de Portonariis fui Guillaume Roville. Celui-ci sut s'entourer d'une foule d'éditeurs, de correcteurs, de graveurs habiles. Il eut partout des facteurs, et développa ses affaires avec une activité sans relâche, surtout en Espagne, où il établit ses beaux-frères, Gasparo, Andréa et Vinceuzo de Portonariis et Gaspard Trecbsel.
Ecrire l'histoire de Guillaume Roville, ce serait écrire un chapitre considérable de l'histoire littéraire du XVI® siècle. Nous laisserons cette tâche à notre ami M. Julien Baudrier, seul capable de la remplir; nous dirons seulement que Roville, devenu veuf, en 1566, de Marguerite de Portonariis, épousa en secondes noces, vers 1568, une jeune orpheline appelée Claudine Ravel; qu'il fut, en 1568, quatrième consul de Lyon; en 1573, second consul, et, en 1578, sixième consul ; que cette charge municipale lui conféra la noblesse, et qu'il prit le titre d'écuyer, en faisant précéder son nom de la particule; enfin, qu'il mourut du 19 au 21 juin 1589. Il laissait, à sa mort, une fortune considérable, et il eut l'idée d'assurer le sort des membres de sa famille en léguant à sa fille Drivonne, veuve de Claude Collaud et remariée à Pierre Rousselet, avocat au parlement de Paris, une maison, dite la maison de l'Ange, dont le revenu devait être distribué aux membres de sa famille tombés dans le besoin. En 1603, Drivonne se déchargea du soin de gérer l'immeuble, et les recteurs de l'Hôtel-Dieu de Lyon s'engagèrent à exécuter les volontés du testateur k condition qu'il serait alloué audit Hôtel-Dièu une rente perpétuelle de cent livres. La fondation de Roville existe encore aujourd'hui, et c'est presque le seule fondation ancienne que l'on puisse citer dans ce pays de France, où l'on s'acharne si volontiers contre les souvenirs du passé *.
Les ouvrages publiés par Roville sont extrêmement nombreux ; il y en a dans tous les genres ; mais il a surtout produit des
* On trouvera des détails sur le fondation dans l'opuscule cité de M. le président Baudrier : De l'orthographe du nom de Guillaume de Rovilky etc., 1883, et dans une publication de M. l'abbé J.h-P.p Isnard : Mémorial de famille^ — Guillaume de RouvillCy libraire, échevin de la ville de Lyon (Valence, 1888, in -8).
livres juridiques et des livres littéraires. Nous donnons ci-après la liste de celles de ses éditions italiennes qui nous sont connues. Le libraire lyonnais, comme on pourra facilement le remarquer, s'est attaché à reproduire plusieurs des ouvrages imprimés déjà par Jean de Tournes : les œuvres de Dante et de Pétrarque, le Nouveau Testament, les figures de la Bible. Cette concurrence commerciale ne paraît pas avoir empêché les deux rivaux d'entretenir des relations amicales. On verra que Guillaume Gazeau, gendre de Jean de Tournes, fut quelquefois l'associé de Roville; Jean de Tournes le fut lui-même. Un acte du l"juin 1560 nous montre que Guillaume Roville, Jean de Tournes, Philippe Romain, correcteur en l'imprimerie, et Jacques Chioult, marchand, tous fréquentant les foires de Lyon, étaient tenus solidairement envers Pierre Godin, marchand et bourgeois de Lyon, d'un prêt de 1250 livres tournois, prêt qui avait dû servir à payer les frais de diverses publications *.
Tandis que Jean de Tournes mourut calviniste, Roville, qui, à l'exemple de tous les hommes distingués que comptait la ville de Lyon, avait d'abord incliné vers la Réforme, se soumit au concile de Trente et manifesta dans plusieurs circonstances solennelles, en particulier dans son testament, son attachement à l'Eglise catholique.
Nous avons dit que Roville avait réussi à s'entourer d'auteurs et de correcteurs italiens. Au premier rang de ces auxiliaires il convient de citer Lucantonio Ridolfi, fils du sénateur Gianfrancesco Ridolfi, fils lui-même de Ridolfo. Lucantonio, né le 17 octobre 1510 2, était venu tout jeune à Lyon, où il était sans doute engagé dans les affaires commerciales 3; mais il s'était voué de préférence aux lettres. Nous parlerons de lui avec détail
* L'abbé Isnard, Mémorialy 1888, p. 17.
* G. M. Mecatti. Storia genealogica délia nobiltà et cittadinanza fiorentinay I, 1754, in-4. p. 208.
* LucantODio était à Rome au mois de décembre 1534 (Lettere familiari del comm. Annibal Caro, 1748, III, p. 65) ; mais, dès l'année 1537, il était à Lyon, comme on le voit par une lettre de lui qui précède sa Tavola di tutte le rime de i sonetti e canzoni del Petrarca.
dans le volume que nous comptons consacrer aux auteurs italiens qui ont écrit en France. Disons seulement ici que ce fut le conseiller ordinaire de Roville pour ses éditions italiennes, à plusieurs desquelles il ajouta des préfaces et des compléments. Sur la fin de sa vie, Lucantonio reprit le chemin de Florence; il y devint sénateur en 1570; mais il mourut le 20 avril de cette année *.
Gabriel Simeoni, dont nous avons déjà prononcé le nom à propos de Jean de Tournes 2, et qui occupera une place importante dans notre histoire littéraire, fut aussi Tun des familiers et des conseillers de Roville ; on trouvera plusieurs de ses ouvrages dans la bibliographie qui va suivre, et son nom revient à plusieurs reprises dans les épîtres de l'éditeur lyonnais.
Parmi les correcteurs ou imprimeurs italiens qui travaillèrent pour Roville, il faut probablement compter Giacomo Giordano, qui imprimait à Padoue en 1565 ^. Giacomo s'appropria la marque et la devise du grand libraire lyonnais, et prit pour enseigne l'Aigle qui figure sur ladite marque. D'où venait ce Giordano ? Doit-il être confondu avec le « Jacobus Jordanus Albinganensis, filius Damiani », qui, après avoir étudié à Padoue, fut reçu docteur es droits à Ferrare, le 4 février 1553*? Nous l'ignorons; nous savons seulement qu'il y eut à Padoue, au XV11« siècle, un chirurgien appelé Baldessar Giordano, qui mourut en 1672, et dont le fils, frère Giordano Giordani, fut professeur de logique ^
* G. M. Mecatti, Storia cronologica, I, p. 208. 2 Voy. ci-dessus, p. 165.
^ Vitae recentiorum lureconsultorum, par excelleniiss. I. Con. D. loannem Fichardum Francofurtensem. Nouissime additis annotatu dignis. Quibus accessit etiam Opusculum sanè frugiferum & utile Studiosis Bonarum artium Mantuae Patauini, Virorum illustrium, iampridem im pressa m.... Patauii Apud lacobum lordanunif ad signum Aquilœ, M D LXV. In-4.
Ce volume est dédié à Arnaud Du Ferrier, ambassadeur de France à Venise.
Noire bibliothèque.
* Gius. Pardi, Titoli dottorali conferiti dallo studio di Ferrara. 1901, in-4, p. 166.
" Salomoni, Urbis Patavinae InscriptioneSf 1701, in-4, p. 56.
Editions itauennes publiées par Guillaume Roville.
1. Gaio II Cecilio, cognominato || poi Plinio Secondo || il più giouane, nipote || di G. Plin. die scrisae la || Histona Naturale, de II gli huomini valo- || rosi et illu- || stri, || Tradotio di Latino in lingua Toscana, da || Messere Paulo del Rosso, Oit- || ladino Fiorentino. || In Lyone appresso Giiglielmo Rouiglio. \\ M. D. XLVl [1546]. ln-8 de 79 pp.
Traduction des biographies abrégées qui ont été restituées depuis à Aurelius Victor.
Une partie de l'édition porte cette adresse : In Vinegia appresso Gabriel \\ Giolito de Ferrari; mais l'impression a été faite à Lyon. Voy. Salv. Bongi, Annali di Gabriel Giolito de* Ferrari, I, 1891, pp. 119-
2. A l'année 1546 doit appartenir une édition italienne de l'opuscule de Plutarque sur les vertus des femmes. Lucantonio Ridolfi en avait fait la traduction sur la version latine donnée par Alamanno Rinuccini, et il avait dédié le volume à Maria Albizzi de' Dei. Roville fit traduire le texte italien en français par un de ses serviteurs % et le fit aussitôt imprimer, à l'insu même de Ridolfi, en dédiant l'édition h i- madame Anne Clavelle Galese » ^.
* D'après Du Verdier (éd. Rigoley de Juvigny, I, p. 450), le traducteur français ne serait autre que Denis Sauvage, sieur du Parc.
^ Petit Opuscule de Plutarque des vertus et notables faictz des femmes. Translaté d'Italien en François. A Lyon, Chez Guillaume Rouille^ 1546. In-8.
Bulletin de la librairie Morgand, 1888, n^ 15963.
Jeanne de Marnef, veuve de Denis Janot, reproduisit aussitôt cette traduction sans même supprimer l'épître dédicatoire de Roville :
Opuscule de || Plutarque, des || vertueux et illustres || faitz des anciennes Femmes : || Traduit de vulgaire Tuscan || en noslre langue Françoyse. || A Paris. \\ 1546 || En l'imprimerie de leanne de Marnef) || demourant en la rue Neuiie nostre \\ Dame à l'enseigne saint lean Baptiste. In-16 de 87 ffr. chifïr. et 1 f. non chiffr.
Biblioth. Mazarine, 34390.
190 XtT. — GUILLAUME RÔViLLÉ
3. Il nuouo II Testamento || di Giesu Ghristo || Saluatore no II stro, Il Di Greco tradotto in vulgare || llaliano, pei* Antonio || Brucioli. || * || In Lyone, \\ Da Guglielmo Rouillé [ou : Da Guglielmo Gazello], \\ M. D. XLVII [1547]. — [A la fin de la 2« partie, fol. <&:&4 r°:] Stampato in Lyone, per Phi \\ liberto Rolleto^ & Bar- \\ tholomeo Freno, \\ nel Anno del- \\ la nostra \\ salule. \\ M. D. XLVII. In-16 de 550 pp., 1 f., 374 pp. et 13 ff.
Le litre est entouré d'un joli encadrement. — Au v« du titre est un extrait du psaume XVIII.
Les pp. 3-4 contiennent une épître dédicatoire ainsi conçue :
« Al reverendissimo in Christo padre, il signore S. Ippolito Estense, dignissimo cardinale di Ferraray archivescovo vigilantissimo di Lyone, il tua serve Gugliemo Rouille ti desidera S. P.
« Conoscendo, Reverendissimo Padre, il desiderio e cura ch'è nella Voslra dignissima Signoria di conducere come vero pastore le pécore di Giesù Christo a voi comesse nel ovile delll beati, li quali hanno messo la loro fidutia in Dio, e che sono statti ubedienti alli loro superiori come a quejçli che vigiiiano per le anime loro, e per questo essendomi persuaso da molti huomini zelatori délia loro sainte e per non esser frustrati de cosi grandi et innumerabili et utili document! del santo Evangelio, havemo stampato il Nuovo Testamento in Lyone in lingua italiana, con grandissima diligentia e cura l'havemo ricorretto e gli havemo agionlo historié convenevole alli loro capituli e anchora nuovi sommari in ciascun capitule, con le sue additione [sic] alphabctiche per trovar le sententie nelli suoî luochi, e gli havemo agionto una tavola per trovar l'epistole e gli evangeli délie domeniche e feste del annô, seconde la chiesa romana e di Parigi, e fino hora non si sono stampati in taie ordine come sono adesso, come facilmente potrà conoscere la Reverendissima Vostra Signoria, alla quale attribue di buon cuore talle santa opéra, come al venerandissimo mio prelato, al quale io humile serve di continue e sempre mi ricomando, pregando il signore Iddio che la sua gratia sia sempre con la Reverendissima Vostra signoria, e fassi prosperare l'inclita casa di Ferrara, e consoli i cuori di tutti quegli che sono stati redempti dal precisso sangue di Giesù
XU. — GUILLAUME ROVILLE 191
Ghristo, et gli stabilisca in ogni parlare buono e in ogni buona opéra. Amen.
« Di Lyone, nell' anno délia redemplione noslra 1547, e il 22. dl d'Agosto. »
La seconde partie contient les Epîtres et l'Apocalypse. Les Evangiles, les Actes des Apôtres et l'Apocalypse sont ornés de figures sur bois.
Comme on l'a vu, l'édition était partagée entre Roville et Guillaume Gazeau, qui venait d'épouser la fille de Jean de Tournes (cf. ci-dessus, p. 179).
Biblioth. du Mans, Th. 412 (exempt, au nom de Roville). — Biblioth. de Bordeaux, Th. 368 (= 31058). — British Muséum. 3021. a. 48. — Biblioth. John Rylands à Manchester, B. 8. g. (exemplaires au nom de Gazeau}.
4. La II magnifica et || triumphale Entrata del Chri- 1| stianiss. Re di Francia Henrico seconde di questo nome || fatta nella nobile & antiqua Citlà di Lyone à luy & || à la sua serenissima consorle Chalerina alli 21. || di Septembr. 1548. || Colla particulare descritlione délia Coraedia che fece || recitare la Natione Fiorentina à richiesta di sua || Maesta Christianissima. Il In Lyone, appresso Gulielmo RouUlio. \\ 1549. || Con Priuilegio. In-4 de 58 ff. non chiffr.
Le titre est orné d'une grande marque de Roville.
Au v° du titre est le texte du privilège accordé pour deux ans au môme Roville le 25 janvier 1549. (La date est donnée selon le nouveau style.)
Au f. A2 est une épître du traducteur, F. M., « al signor Francesco Dissino, di Padova », en date de Lyon, le !«' mars 1549.
Le volume est orné de 13 figures gravées par Bernard Salomon, dit le Petit Bernard.
Au f. Mi commence la Particolare Descritione délia comedia fatta recitare in Lione [da] la Natione fiorentina, etc.
Biblioth. nat., Lb. 31, 15 (2 exemplaires). — Notre bibliothèque.
5. Diuerse Ira- || prese ac- || commodate a diuerse mo- || ralità, con versi che i || loro significati di- 1| chiarano. || Tratte dagli Emblenii || deir Alciato. || In Lione da Guglielmo \\ Rouillio. 1549. Pet. in-4 de 114 pp., avec 136 gures gravées sur bois.
192 XII. — GUILLAUME ROVILLË
Le lilre est inscrit dans un beau frontispice gravé sur bois.
Au yo du titre est un extrait du privilège accordé pour six ans à Guillaume Roville et à Macé Bonhomme le 9 mars 1548.
A la p. 3 est une épître de Giovanni Marquale « Al serenissimo M. Francesco Donato, illustrissimo principe di Venetia ».
Les figures, signées du monogramme P. V., sont accompagnées d'un texte. Les pages sont entourées d'un encadrement.
British Muséum, C. 20. b. - Bibl. Landau, à Florence (Cat., I, p. 22).
6. II II Nuouo Te- || stamenlo di || Giesu Christo || Saluatore|| nosiro. Il * Il Reaisto nuouamente con gran diligentia || & ornato di moite figure di || nuouo aggiunte. || Tradotlo di Grèce in vulgare llaliano, || per Antonio Brucioli. ||/n Lyone, \\ Appresso Gulielmo BouUlio. \\ 1549. — [A la fin de la 2° partie :] Stampato in Lyone per Phi- \\ Liherto Rollefo, &Bar- \\ iholomeo Freno, \\ net Anna del- \\ la noslra \\ sainte, \\ M. D, XLÏX. In-16 de 503 et 333 pp., plus 1 f. blanc et 12 ff. pour la Tavola.
Le titre porte la petite marque du libraire. Au vo du titre est un extrait du psaume XVIIL Les pp. 3-4 contiennent l'épître déjà reproduite (n^ 3) : « Al reverendissimo in Christo padre, il signore S. Ippolito EstensCy dignissimo cardinale di Ferrara^ archivescovo vigillantissimo di Lyone, il suo servo Gulielmo Rouillé [sic] desidera S. P.
La date du 22 août 1547 a été conservée.
Les Evangiles, les Actes des Apôtres et l'Apocalypse sont ornés de figures.
Biblioth. nat., Rés. A. 8278. (En lôte de cet exemplaire est un curieux sonnet ms. « A mcssire François Delbayne », pièce signée C. B. P.). — British Muséum, 3015. a. 17. — Collection Guicciardini, à Florence, 1. 42 5.
7. Il II Nuouo Te- || slamento di |t Giesu Christo || saluatore Il nostro. Il * Il Reuisto nuouamente con gran diligentia || & ornato di moite figure di || nuouo aggiunte. || Tradotto di Grèce in vulgare llaliano, || per Antonio Brucioli. || In Lyone, \\ Appresso Gulielmo Rouillio. \\ 1550. — [A la fin de la 2« partie :]
Siampato in Lyone per Phi- \\ liber to RolletOy & Bar- \\ tholomeo FrenOy \\ nel Anno del- \\ la nostra \\ sainte, \\ M. D. XLIX. In-16 de 503 et 333 pp., plus 1 f. blanc et 12 fl.
Edition de 1549 dont la date a été renouvelée. British Muséum, 1016. a. 10. — Collection Guicciardini, à Florence, I, 4 ^ 5. — Cat. Didot, 1879, n» 456.
8. 11 II Petrarca || Gon nuoue, e || breui dichia- || rationi. || Insieme vna lauola di tutle le sue rime, || ridotte co i versi interi sotte le cin- || que lettere vocali. t| In Lyone, appresso \\ Guglielmo Rouillio, \\ 1550 || Con Priuilegio, del Re per anni cinque. In-16 de 576 pp. et 16 ff. pour les tables, plus 294 pp. et 5 ff.
Le titre est orné d'un cartouche dans lequel sont inscrits les mots Il Petrarca, et de la marque du libraire accompagnée de la devise : In virtute et fortuna.
Au vo du titre est un extrait du privilège accordé à Guillaume Roville pour cinq ans, le 9 juillet 1549.
Les pp. 3-5 contiennent Tépître suivante :
« Al molto magnifico M. Giovanni Mannelli, gentiV huomo fiorentino, Guglielmo Rovillio S. »
Havendo io, quando Tanno prossimamente passato mi venue desiderio di slampare queste medesime rime di M. Francesco Petrarca, pregato strettissimanente M. Luc' Antonio Ridolti, mio padrone osservandissimo, che li piacesse accomodarmi d'un teste d'esso poeta ch'appresso di se havere assai corretto da più d'une di voslra natione inteso haveva, et essendone stato da lui che, come già per esperienza ho cenosciuto più voile, non niega alcuna cosa mai che per se giustamente si possa, cortesemente accomodate, trovai che egli l'haveva, eltre alcune sue particulari osseruationi in ciascun verso, con numeri diligentissimamente contrasegnato. Per il che, domandatolo non molli giorni dipoi délia cagione, intesi ci6 cssere avvenuto per ha ver egli già ne' suoi più giovani anni, lutte quelle rime con versi interi sotte le cinque lettere vocali con bueno ordine ridotte. Per la quai cosa divenuto desideroso di veder quesla nel vero non picciola fatica, fui cotante ardite che le pregai volermi far gratia di lasciarmi non pur vedere, ma
194 xn. — GUILLAUME ROVILLE
appresso di me cotai suo rimario, acciô pote&si a mio più grande agio leggerlo; il quai egli, con quella istessa cortesia che prima il lesto fatto haveva, mi concesse volentieri, con patto perô che con quel Petrarca che allhora d'imprimero m'apparecchiava *, a modo alcuno non lo stampassi, il che incontinente gli promessi et fedelmente osservai. Ma havendo poi meco medesimo considerato che publicandolo io hora potrei senza perô mancare délia mia promessa a M. Luc'Antonio, havendomi egli, corne ho detlo, ricerco solamentc che con quel testo che allhora fra le mani haveva non l'imprimessi, far cosa grata, se non ad altri, a molti nostri giovani Franzesi che délia vostra bella lingua toscana sono da non molto tempo in qua molto studiosi divenuti, mi délibérai finalmente ristampando un'altro testo, accio che i versi di quelle co numeri del Rimario riscontrassero, mandarlo in luce, seguendo quel desiderio che io ho grandissimo del continuo di giovare con questo mio essercitio a ogni qualità di persone per tutte le vie e modi a me possibili; et desiderando io che voi mi riconoscessi per quel vostro servidore che io vi fui, mediante la vostra bontà, cortesia et gentilezza, tulto quel tempo che voi in questa nostra città dimoraste, ho pensato, col mczzo di questa mia nuova impressione, cosa di voi più degna al présente non havendo, ridurmivi a memoria, a voi stesso indirizzandola; la quai cosa tanto più è da me fatta. volentieri quanto che con mio contento grandissimo intendo in voi ogni giorno più regnare quello ardente desiderio che io già qui conobbi nel veramenle nobilissimo animo vostro circa la cognitione délie buone cosl lettere toscane come latine, per non dir nuUa che porto fermissima opinione che, se pure M. Luc' Antonio si tenesse gravato da me, havendolo io senza la parola sua questa sua fatica mandata fuori, la dolcezza del nome vostro potrà tanto appresso di lui valere, non havendo egli per quello che io già qui vidi, altro più charo amico di voi, che, levandogli deir animo ogni perlurbatione, non gli lascerà havere a maie quello che da me a buon fine è stato veramente adoperato.
« Piacciavi dunque, virtuosissimo signer mio, accettare questo mio dono, taie quale egli si sia, con quella affeltione d'animo che io ve lo mando, me per vostro servidore riconoscendo ; et io, dopo essermivi per taie affettuosamenle raccomandato et liberalmente oflferlo in tutto quello, avvenga che poco sia, che qui vaglio, vi bacio le mani, Dio divotamente pregando che vi prosperi di bene in meglio ogni di più,
* Nous n'avons pas retrouvé cette édition de Pétrarque publiée par Roville avant 1550.
secondo che, per le rarissime quaiità vostre, debitamente meritate et io grandissimamente desidero.
» In Lyone, iL XII. di geiinaio del M. D. LI. »
Les pp. 6-15 sont occupées par la Vita e Costumi del poeta.
A la p. 16 se trouvent les portraits de Pétrarque et de Laure réunis dans un encadrement en forme de cœur et accompagnés d'une épitaphe italienne en quatre vers.
Les Trionfi sont ornés de jolies figures gravées sur bois.
British Muséum, 686. a. 21 et 1071. b. 10.
9. Il II Petrarca || Con nuoue, e || breui dichia- || rationi. jj Insieme vna lauola di tutte le sue rime, || ridotte co i versi interi sotlo le cin- || que lettere vocali. || In Lyone, appresso \\ Guglielmo Rouitlio. \\ 1551. || Con Priuilegio del Re per anni cinque. In- 16 de 576 pp. et 16 fï. pour les tables, plus 294 pp. et 5 fï.
Cette édition ne diffère de la précédente que par la date inscrite sur le titre.
Biblioth. de Nantes, 27.558-27.559. — British Muséum, 241, a. 36. — Notre bibliothèque.
10. Diuerse Impre || se accommodate a || diuerse moralità, con versi || che i loro significati dichia || rano insieme con molle al- || tre nella lingua Italiana || non piu tradotte. || traite da gli Emblemi jj dell' Alciato. || In Lions da Gulielmo Il Rouitlio. 1551. || Con Priuilegio. Pet. in-4de 191 pp.
Réimpression de l'édition de 1549 (n» 5).
Le titre est inscrit dans un beau frontispice gravé sur bois.
Au v" du titre est un extrait du privilège accordé à Guillaume Roville et à Macé Bonhomme.
A la p. 3 est l'epître de Giovanni Marquale à Francesco Donato.
Les figures d'emblèmes sont au nombre de 185. Toutes les pages, à partir de la p. 3, sont encadrées de riches bordures.
Notre bibliothèque.
11. Dante || Con nuoue, || et vtili is- 1| positioni. || Aggiuntoui di più vna tauola di tutti || i vocaboli più degni d'osseruatio- Il ne, che a i iuoghi loro so- || no dichiarali. || In Lyone,
196 Xlt. — GUILLAUME ROVILLE
appresso \\ Guglielmo Rouillio, \\ 1551. || Gon Priuilegio del Re per anni cinque. In-16 de 644 pp. et 6 fl.
Le titre est orné d'un cartouche dans lequel est inscrit le mot Dante. Il porte la marque de Roville : une aigle sur le globe du monde, placée entre deux serpents et accompagnée de celte devise : In virtute et foriuna.
Au v« du titre est un extrait du privilège accordé pour cinq ans à Guillaume Roville, le 9 juillet 1549, et lui permettant d'imprimer ou faire imprimer Dante en italien, avec nouvelles annotations et expositions des mots plus difficiles.
Les pp. 3-5 contiennent l'épitre suivante :
« Al nobile M. Luc' Antonio Ridolfiy gentiV huomo fiorentino, Guglielmo Rovillio S.
» Più volte ho meco stesso considérât©, nobilissimo signer mio, in che modo io potessi far chiaro al mondo l'ardente desiderio che io sempre ho tenuto e tengo di mostrarvi alcun segno deir aff'etione che io per più cagioni ragionevolmenle vi porto, cosî per le rare virtù che risplendeno nel belle animo vostro, come anco per l'infiniti beneficij che del continue da voi, senza mio merito veruno, ho ricevuli. Ma l'altezza del grado vostro e la bassezza del mio stato non mi hanno mai data oportuna occasione di satisfare a questo mio débite et honorato desio. Hora finalmente, volendo io mandare in luce le opère del divine M. Danle Alighierl, ridutte in questa picciola forma, tra per ridurvi a memoria la mia servilù e perché cosi verranno da ogn'uno più riguardate, ho volute accompagnarle con l'honoratissimo nome vostro. E certo a niuno poteva io più degnamente intitular l'opère d'un tal poeta che a voi, perciochè, oltre a l'altre rarissime parti a voi da la natura concesse, sete anchora talmente nella poesia esercitato che ben pochi air età noslra vi si ponno agguagliare ; la quale, accompagnata con i'antichissima voslra nobililà e con la candidezza dell' animo e sincerità délia vila, vi promette fama e gloria immortale. Ma perché, mentre io m' ingegno racconlare l'alte doti dell' animo vostro, potrei esser giudicato adulatore, mi serberô a più commode tempo. Voi intanto riceverete questo picciol dono, misurandolo con la voslra infinita corlesia e con la grandezza dell' animo mio. Di Lione, il XXV dia prile M. D. L I. »
Les pp. 6 et 7 sont occupées par l'avis suivant :
« Ai candidi lettori Guglielmo Rovillio.
» Ecco che vi si da finalmente nelle maiii, studiosi lettori, il tanto da vol aspeltato testo di Dante, corretto con quella diligenza che s*ha possuto maggiore, et annotato d'osservalioni, se non moite, almeno necessarie ; perciochè il proponirnento deir autore è stato d'annotare solamente alcune cose, da gli allri o tralasciate, o maie Intese ; le quali certo faceano picciol numéro, poichè per le belle ispositioni del dotto M. Alessandro Yellutelio, la présente opéra è ridutta a tanta facilita e chiarezza, che cose pochissime o rare vi si ponno desiderare. Laonde, cosi perché la sua opinione è da tutti ragionevolmente stimata migliore, corne ancho per darvi il libro più ricco e copioso, in molli luoghi troverete essersi seguito il suo parère. Voi dunque prenderete de i frutti délie nostre fatighe, e se vedremo, corne speramo, haver in alcuna parte a i vostri honorati studi sodisfatto. oltrechè in brieve tempo lo riduremo in meglio, ne darete anco animo di fatigare per vostro commodo in cose lutta via di maggior imporlauza. »
A la p. 8 est un portrait de Dante accompagné d'une octave de Giovan Jacomo Manson. La Vita e Costumi del poeta occupe les pp. 9-11, enfin une figure représentant Dante et Virgile dans l'Enfer est à la p. 12.
Biblioth. Mazarine, 21856*****.
12. Dante || con nuoue, || el vtili is- 1| posilioni. || Aggiuntoui di più una tauola di tulli || i vocaboli più degni d'osseruatio- Il ne, che a i luoghi loro so- 1| no dichiarati. || In Lyone, appresso \\ Guglielmo BouiUio. \\ 1552. || Con Priuilegio del Re per anni cinque. in-16 de 644 pp. et 6 fï.
Cette édition ne diflfôre de la précédente que par la date portée sur le titre.
Biblioth. nat., Rés. Yd. 804. — Biblioth. Mazarine, 22.053. A.
13. Il II nuouo Te- 1| stamenlo di || Giesu Christo || Saluatore || nostro. Il * Il Nuouamente dal- || Toriginal fonte Greco in lingua || Toscana tradolto. || * || In Lyone, \\ Appresso Gulielmo Rouillio. Il M. D. LU [1552]. — [Au r*» du dernier f. de la seconde partie, avant la Tavola :] Stampaio \\ in Lyone per Philiber- \\ to
Rolleto. In-16de 552 et 374 pp., plus 1 f. pour la souscription, 15 fï. pour la Tavola et 1 f. blanc.
Le titre porte la marque du libraire comme en 1549. — On observera que le nom du traducteur, Antonio Brucioli, a été supprimé, de peur que la traduction ne fût considérée comme hérétique.
Au v° du titre est le Catalogo d'i libri del Nuovo Testamento.
Les pp. 3 et 4 sont occupées par une épître ainsi conçue :
« AU* illustrissimo et reverendissimo monsignor cardinal di Torrvon, arcivescovo vigilantissimo di LionCy il suo servo Gugliklmo Rouille desidera S. P.
» Sempre il consiglio di prudenti et amici, massime esperti, debbe esser anteposto a tutti glaltri ; perô, havendomi. non uno, ma molti amici italiani, dotti et prudenti, confortato a imprimere il Nuovo Testamento tradotto fedelmente dali' original greco in lingua toscana, prometlendomi anchora Topera loro, tal che di qua lo potessero render più grato al comun contentamenlo di tutti i desiderosi lettori, che graltri per Taddietro stampati in Italia, mi son lasciato justamente persuader tal impresa, et anche per esser il fondamento di nostra fede !
et sainte. Perô ci siamo sforzati, con diligenza degna di taie et tanta opéra, nella corretlione, negl' ornamenti, nelle figure poste a proprij luoghi, ne' nuovi sommarij, nelle tavole et in ogni altra cosa che tal laudabilissima et santa opéra ricerca, far tutto senza alcun mancamento, quale, come cosa spirituale, fondamento di fede, santa et sopra ogn'altra degna di somme honore, do, dedico et sacro a V. S. Reverendissima, spiritual nostro padre, defensor délia sancta fede, sacro et santo et sopra ogn'altro in questo nostro paese degno di tal présente ; a quale, humilmente inclinato, mi raccomando. i
» Di Lione nell' anno délia Redentione nostra 1552, et il 22 di Luglio. » i
Les Évangiles, les Actes des Apôtres et l'Apocalypse sont ornés de figures.
Bibl. nat., Rés. A. 6458. — British Muséum, 3022, aa. 1.
14. 11 Cortegiano del Conte Baldessar Castiglione, di nuouo rincontrato [sic] con Toriginale scritto di mano de l'autore; con vna breue raccolta délie conditioni che si ricercano a perfetlo
Cortegiano e a donna di Palazzo. In Lyone, appresso Guglielmo RouiUiOy 1553. ln-16.
Biblioth. de M. Charles Fairfax Murray, à Florence (Cat., III, n. 1024).
15. D. Mem. S. || Prima Parle || del Prontuario de || le medaglie de piu illlu- || slri, & fulgenti huomini & donne, dal principio || del Mondo insino al présente tempo, con || le lor vite in compendio || raccolle. || //u"rrl) Il ^'* Lione, appresso Gu-
II glielmo Rouillio. \\ 1553. jj Con Priuilegio Regio, per anni dieci. ln-4 de 6 fï. lira., 172 pp. et 2 fî. — La seconda || Parte del II Prontuario délie || Medaglie, la quaie ha principio da la nati II uità del nostro Saluatore Giesu Chri- || sto, & côtinoua insino al Chrislia- || nissimo Rè di Francia, Henri- || co secondo, di nome, il qua- || le al présente régna fe- || licemente.
Il .... Il Con Priuilegio del Re || Christianissimo Henrico secondo, per anni dieci, corne || si contienne nella seconda pagina délia prima || parte di questa opéra. In-4 de 247 pp. et 4 fï.
Prima Parte, — Le titre est orné d'un cartouche dans lequel sont inscrits les mots D[is] Mem[orihus] S[acrum] ; il porte en outre la marque de Ro ville avec la devise : In virtute et fortuna. — Au \° du titre est un extrait du privilège accordé à Roville pour dix ans le 27 juin 1553.
Le 2® f. (a 2) contient une épîlre ainsi conçue :
<t A la Sereniss, et Christianiss. Caterinay regina di Franciay Guuklmo RoviLLio, humiliss. et fideliss, seimdore.
» A tutti è noto che ne grhuomini grandi et di suprême virlù, è stato sempre stimato esser un certo che sopra l'humano, quasi céleste et divino, per il che son parsi et stati al basso vulgo conspicui, venerabili et ammirandi; perô dal primo secolo molti furno crcduti dij et, conie dij, di templi et sacrifici et nomi et honori esallati. A quesli ogni cosa eccellente da glallri fatta era corne primitie di frutti donata et dedicata, credendo et sperando cosi la tutela et sicurtà di tulto il resto. Onde anchora granimali, arbori, et quasi lutto, benchè diversamenle, fu creduto solto la lor tutela. Di qui anchora intra noi christiani è seguitato tal costume, certo laudabile, insino ai nostri di, perché chi negassi çsser ne gl'huomini illustri et di suprême virtù un certo che occulto,
sacro, céleste et divino, più assai errerebbe che chi negassi l'oro essere superiore al piombo et î diamanti et safiri a le communi piètre dc'fiumi. Per tanto, o Serenissima et Christianissima Regina, havend'io nuovamente fatto stampare il présente libro : Prontuario, anzi Trionfo di medaglie nella thoscana lingua, prima che darlo in luce, l'ho dedicalo et sacrato a V. 'somma Maiestà, nostro terrestre nume, corne a la prima Toschana di tutto il regno, anzi di tutta Toschana, Italia et tutto il mondo. Non siamo ignoranti quanto a tutli sia grato veder opère nel proprio idioma; ma a V. Sublimità molto più per sua virtù. Poi cosi corne in uno specchio si veggono i colori, Uneamenti et profili et tutle le qualitadi esteriori, cosi qui V. Sublime Maiestà rivedrà a sua posta se con quelle sue suprême bellezze di virtù tanto amate et llllustri sue qualità et doti, et di più molti suoi anliqui esempi di costumi et vita a tutto il mondo, et gioirà d'insolito piacere. Harei adumque fatto contro a Tordine di natura et sarei slato ingrato se ad altri di tutto il mondo l'havessi sacrato ; perché a chi dovevo prima presentare il libro che contiene l'îmagini et simulacri de' primi et illuslri huomini et donne d'ogni età insino al di présente, con rillustri fatli loro in somma brevità raccolti, che a V. Sublimità et Maiestà, che per natura, costumi, eminente virtù et sommo grado, supera ogn'allra vivente principessa et illustra di fama et gloria el secol nostro ? Accetti adunque quella il piçcol dono, et con quel suo sacro et divin favore, con il quai ogni virtû et virluoso è difeso, promosso et innalzato, sia da quella il nostro Trionfo prosperamente et feliccmente sicuro. Desiderole el pregole sempre fermo accrescimento in ogni félicita. Di Lione, a di 25 di luglio 1553. »
Les ff. a 3— a 5 (ce dernier paginé 1 et 2) sont occupés par un avis de Rovilte « a i lectori » et par le Catalogo de gV autori et historiografi.
Les pp. 3-4 sont remplis par un nouvel avis « al lettore ».
Le texte commence à la p. 5. Il est orné de 338 médaillons (chaque page en contient 2, sauf la p. 155, où il y en a 4).
Les derniers ff. sont remplis par la table.
Seconda Parte, — Le titre porte une grande figure qui représente Moïse recevant la loi. On lit à Tenlour ces deux devises : La legge è data per Mose; la gratia et la verità è nata per Giesù Christo, Giovanni, cap. I. — La notte è passata et il di appropinquoto.
Le texte est orné de 491 figures.
Notre bibliothèque.
16. Discorso sopra la Castrarnetatione, et Disciplina militare de
Romani. Composto per il S. Guglielmo Choul, Gentilhomo Lionese, Consigliero del Re, & Présidente délie Montagne del Delfinato, Con i Bagni,& essercilij antichi de Greci, & Roniani, Et tradotto in lingua Toscana per M. Gabriel Symeoni. In Lione, Appresso Gugl. RoulUio. 1555. Con Priuilegio del Re peranni X. In-fol.
Le titre est entouré d'un encadrement au haut duquel on remarque Diane, les chiffres du roi et les croissants.
Au yo du titre est un extrait du privilège accordé à Guillaume Roville, pour dix ans, le 31 octobre 1553.
Le f. a 2 contient une épîlre de Gabriel. Simeoni « AU' illuslrissimo et virluoso signore, il S. Gian Giordano Orsino, vice re in Corsica per il Christianissimo et invilissimo Henrico II, re di Francia ». Cette épUre est datée de Lyon le l'"' août 1555.
Sans parler du frontispice, le volume est orné de 43 belles figures, gravées sur bois, plus 4 bandeaux et 5 grandes initiales. Il y a en outre un grand tableau plié après la p. 60.
Cat. de Cohn, à Berlin, n° CXXXIV (1880), art. 1.144.
17. 11 II Decamerone || di M. Giouanni || Boccaccio. || * || Nuouaniente slampato, con vn raccoglimenlo di || lutte le sentenze, in questa sua || opéra da lui vsale. || Aggiunteci le annotationi di tutti quel luoglii, che || di quesle cento nouelle, da Monsig. Bembo, per |1 osseruatione & intelligenza délia Tho- || scana lingua, sono slati nelle sue 1| prose allegati. || In Lione, \\ Appresso Gutielmo \\ Rouillio. \\ 1555. || Con Priuilegio del Rè. In-16 de 932 pp., 13 ff. non chiffr. pour la table et 1 f. blanc.
Le titre porte la marque et la devise du libraire.
Au v» du titre est un extrait du privilège accordé pour cinq ans à Guillaume Roville le 6 novembre 1554.
Les pp. 3-5 contiennent une épUre à Marguerite de Bourg, dame de Gage, femme d'Antoine Ballioud, général des finances de Bretagne :
« A madamay madama Marg hérita de Bourg, generala di Brettagna,
GULIELMO ROVILLIO.
» L'excellenza délie lettere fa in tulli i secoli et appresso tutti gli huomini, et non senza giustissima cagione, in cotai pregio tenuta, che
niuno mai in luogo nessuno si trovô, il quale caro non havesse et ad honore grande non si recasse d'essere da quelle celebrato ; ma più coloro nondimeno che più per le virtù o deir animo loro o del corpo lo meritavano. Laonde, havendo io novellamenle falto con incredibile diligenza il Cento Novelle di M. Giovanni Boccaccio con nuovi el bei caralteri in picciolissima forma et di moite belle et utili cose ornalo nelle mie case rislampare, et pensando io a chi degnamente cosi bella opéra indirizzare, non dico potcssi, ma dovcssi, subito mi venue alla mente quanti fussero e quanto gjrandi i meriti vostri ; ma quanto daU'un de' lati mi spigneva il cognoseere che ella più a niuno ne più giustamente si conveniva che a voi, si per essere di tutti quel béni abondevolemenle dotata che cosi ï'industria et la natura come la fortuna puô dare, et si massimamente per haverc nella bellissima et tanto hoggi lodala lingua thoscana tanti progressi fatto, che poco manca a lasciarvi indietro tutte lealtre donne di queslo regno, si come nella vostra natia franzese, con non minore loda di voi che maraviglia de gli altri, fatto havele ; tanto, dico, dall' altro mi ritirava poi il dubitare che gli huomini volgari che non conoscono quanto sia grande la differenza che tra donna et femina si ritrova non dicessero che cotale opéra, non solo a donna, ma a donna di bende ncgre si disdicesse. Il quale dubbio tanto poteva in me che io m'era quasi che risoluto di dover mutare proponimento ; se non che ragionandone un giorno a caso, come a Dio piacque, con M. Luc' Antonio Ridolfi, padron mio osservandissimo, egli, con quella sua libertà d'animo, si rise quasi di me, et per risposta non mi dette altro, senon che al mare si polevano bcne aggiugnere dell' acque, ma crescerlo, no, et che i solari raggi ogni giorno toccavano l'onde, ma non già mai s'immoUavano. Dalle quali parole compresi benissimo prima che le vostre virtù son tali che, come niuno puô lodando accrescerle, cosi niuno puo biasimando scemarle, poichè Tinterezza et honestà vostra è di tal maniera che nuUa cosa, non che le parole, è bastante a contaminarla. Laonde, non per lodare voi, ma per fare il debito mio et mostrare al mondo che io non sono si cieco che non veggia almeno in qualche parte quello che a voi si conviene, se bene a me è la facultà tolta di farlo, ritornai nel primo mio proponimento, e con quella humiltà et reverenza che debbo, so et posso maggiore, vi dedico la più bella opéra et forse la più utile che habbiano insin qui le prose thoscane, pregandovi a doverla accettare con lieto animo, certa che, se io potessi o sapessi, molto più con le mie cose propie che con l'altrui volentieri v'ornerei. » Les pp. 6-10 sont occupées par un avis de Roville « A i lettori »•
XIT. — GUILLAUME ROVILLE 203
A la p. 926 est un nouvel avis dans lequel le libraire s'excuse de ne pouvoir, faute de place, donner tout ce qu'il avait promis au début.
Les pp. 927-932 contiennent la lettre de Jean-Baptiste Du Four qui sera reproduite dans un article spécial sur ce personnage (n° XXIII).
Biblioth. nat., Rés. Y* 2.263. — Notre bibliothèque.
18. Orlando || furioso di || M. Lodouico || Ariosto, diui- || so in due || parti. || La prima conliene XXX. Canli. |1 Et la seconda XVL II Insieme con l'aggiunta de i || cinque Canti nuoui. Il In Lione, \\ Appresso Guglielmo RouiLlio. \\ M. D. LVI [1556]. ln-12 allongé de 1417 pp. et 19 fï., car. ital.
En tête du volume est placée l'épître suivante :
« AU* illustriss. et generosa signora^ madama di Termes^ G. Rovillio, sainte et contentezza senza fine.
M lUustrissima signora, desiderando io di continovare intorno alla commodità délie persone studiose che si dilettano di volgero i libri et Irovandomi doppo l'ullima imprcssione del Ceiito Novelle del Boccaccio havere slampato in similo et più piccolo volume il Furioso, sopragiunse, come spesso suole fare, nella nostra casa messer Gabriel Symeoni, huomo universale in tutte le scionze et di cosi bello ingegno et buone lettere latine, toscane et franzese, né senza cognilione délie greche, come per molle opère sue si puô vederc, et vistomi mezo inchinato a dedicare il detlo libre a l'Ecccllenza V., subito sorridendo mi rispose : « Non dubilale piû che, essendo qucslo un poeta eccellente, pieno di fatti d'arme et d'amorose aventure, voi non sapresti dedicarlo a persona (oltre a che eir è di sangue illustre, dotla et molto studiosa) che ne fosse più degna che madama di Termes, conciosia che, essendo il suggetto del libro Bradamante et Ruggiero (questo fedele et celebratissimo nell' arme, et quella genlilissima et constante donna nell' amore et travagli del marilo), io non saprei hoggi nominarvi due consorti più simili a Ruggiero et a Bradamante, che monsignore et madama di Termes. »> Qucslo argumenlo, signera illuslrissima, fu appresso di me di tanta forza che, ringralialo il Symeone, commessi subito alla stampa di mandare fuora il libro solto al vostro nome, supplicando TEccellenza V. di tener seco caro il piccol dono, mentre che con ragione alliera, leggendo i magnanimi falli di tanti
illustri et honorati cavalieri, gli vedrà tutti scolpiti nel valor solo et neir eterna gloria del marito. Di Lionc, el dl Y. di Maggio M D. LYI. »
La dame à qui cette éptlre est adressée était Marguerite de Saluées- Cardé, femme de Paul de La Barlhe, seigneur de Thermes. Celui-ci ne devint maréchal de France qu'au mois de juin 1558.
Les pp. 809-810 sont occupées par un titre qui permet de diviser le volume en deux parties.
Chaque chant est précédé d'une petite figure.
Biblioth. Mazarine, 22058-22059.
19. Orlando furiosc... In Lione appresso Guglielmo Rouillio. M. D. LVIl [1557]. ln-16.
Édition citée par Uiisse Guidi (Annali délie edizioni e délie versioni deir Orlando furioso, 1861, p. 63). Elle ne doit différer de la précédente que par la date.
20. Ragionamento || hauuto in Lione, da Clau- || dio de Herberè gentirhuomo Franzese & da || Alessandro degli Vberti gentiP huomo Fie- || rentino, sopra alcuni luoghi del Gen- || to Nouelle del Boccacio : || I quali si ritroueranno secôdo i numeri délie Carte del Decamerone stam- || pato in Lione, in picciola forma da G. Rouillio, TAnno M. D. L. V. || In Lione, \\ Appresso Guglielmo Rouillio, \\ 1557. In-4 de 100 pp. et 1 f.
Nous parlons de ce volume ci-après, à l'article consacré à Claude de Herberay tn<» XXIV).
21. Il II nuouo II Testamento || di lesu Ghristo || nostro Signore. || Latino & volgare, diligentemente Ira || dotto dal testo Greco, & conferito con || moite altre traduttioni volgari & La II tine, le traduttioni corrispôdenti l'vna || à Taltra, & partite per versetti. || In Lyone ; \\ Appresso GuilleL Rouillio. \\ M. D. LVIII [1558]. rn-16 de 559 fï. chifïr., 1 f. blanc, 7 fl. pour une Tavola che insegna a trovar VEpistole et gli Evangeli délie domeniche, etc., 1 f. blanc.
Le nom de Brucioli a été supprimé comme en 1552. Le litre est entouré d'un joli encadrement.
Au v* du titre se trouve VOrdine de' libri col numéro de* capitoli, puis vient un avis « AI lettore ».
Bibiioth. nat. A. 6410. — Biblioth. Mazarine, 34089. — Biblioth. de Bordeaux, Th, 335 (= 31032). — Notre bibliothèque.
22. Il II Petrarca || con dichiara- || zioni non più || stampate. Il Insieme alcune belle Annotazioni. tratte || dalle dottissime Prose di Monsignor Bem- 1| bo, cose sommamente vtili, à chi di ri- Il mare leggiadramenle, & senza || volere i segni del Petrar- II ca passare, si pren-|| de cura. || E più vna conserua di tutte le sue rime ridotte || sotto le cinque lettere vocali || In Lyone, appresso \\ Gulielmo Rouiliio. \\ 1558. || Con Priuilegio del Re per anni diece. ln-16 de 571 [Us, 575] pp., 23 fî. de table et 1 f. blanc, plus 294 pp. et 5 iï. pour la Tavola di tutte le rime de i Sonetti e CanzonL
Le titre porte la marque et la devise du libraire.
Les cinq pao;es qui suivent (chiffrées par erreur 5-9 au lieu de 3-7) contiennent une épUre à Margfuerile de Bourg, femme d'Antoine Bullioud, laquelle est appelée M*»® de Gage :
« Alla molto nobile et virtuosissima madamigella di Gagio,
GUGLIELMO ROVILIO.
» Qualunque persona che, o per dimostrar segno di gratitudine verso alcuno suo amico o signore, o per fare apparire délia chiara riverenza ch' ei lor porta qualche lume, di farle alcun dono intraprende, suole innanzi ad ogni altra cosa por cura che' l dono ulilità et piacere insieme aporti a chi il riceve, la quai cosa sempre et agevolmente avverrà se il dono sarà a colui a cui egli è mandalo conveniente, perciochè chi non sa, poco discretamenle et senza giudizio da colui adoperarsi che vaga ghirlanda délie fronti délie vezzose giovani ornamento a valoroso et forte guerrière douasse, o chi di forti et lucenli armi ad honesta et dilicata donna facesse amorevolissimo dono? Laonde, io havendo hora le rime del Petrarca in picciola forma rislampate con alcune ornate aggiunte, ho estimato dovere essere convcnevol cosa se io a voi, la quale humilmente rivcrisco et a cui sono grandemente tenuto, le donassi, avvisando che elle vi debbiano non senza giovamento dilettare, perciochè, oltra al poema che da i più intendenti è più conosciuto et
pregiato, rilroverele alcune va^he et ulili annolazioni intorno ad esse nuovamente poste, délia ulilità délie quali voglio che mi basli solo haver detto che elleno dalle dollissime prose del virtuosissimo monsignor Bembo tratte sono. Ritroverete ancora alla fine dell' opéra una conserva di tutte le sue rime con oltimo ordine disposta, acciochè prestamente in essa rilrovare si possano, la quale dal gentilissimo M. Luc' Antonio Ridolli, che già quella nella sua prima giovanezza sotlo le lettere vocali ridusse, Rimario fu chiamata, da me già un' altra volta stampata et hora per la utilité sua, havendo i primi testi tutti spediti, convengo a richiesta di più miei dollissimi a miel di nuovo ristampare ; il quale Rimario nel vero è sommamente utile a chi di rimare leggiadramente et senza volere i segni del Petrarca trapassare si prende cura, perciochè subito ne sono poste innanzi tutte quelle rime ch' il Petrarca ha usate, et che possono aintare altrui ad agevolmente et con leggiadria tesscre i componimenti; et certo ne doverabbe sempre havere in mano chi brami essere rimalor pregiato, essendo egli ottimo strumento ad insegnarci corne délie leggiadre rime del Petrarca agevolmente et con prontezza valere ci possiamo. Giova ancora senza fine a coloro che di fare composizioni che centoni detti [sic] sono si dilettano, la quai maniera com' è molto malagevole ad essere si ordinatamente lessuta che dal suo lavoro rilevi qualche ornata et leggiadra figura, cosi certo, quando è poi condotta bene, al fine rende meraviglioso piacere et vaghezza. Di cotali conponimenti fece già et molto vagamente il leggiadrissimo Senazzaro et la divina marchesa di Pescara. Parmi adunque che degnamente a voi questa opéra del Petrarca, di cosi vaghi ornamenti accompagnata, debba essere indirizala, perciochè a quai persoua la poteva io mandarc che con maggiore piacere di voi la leggesse et poscia meglio la intendesse ? A niuna certo, conciosia cosa che voi cosi bene questa lingua intendiate, cosi vagamente parliate et anco leggiadramente scriviate, non solamente nelle prose, onde a ragionc già vi dedicai il Decamerone del Boccaceio, da me in questa medesima picciola forma slampalo, ma etiamdio se voleste a questa lingua quel favore porgere che alla vostra fate, in essa leggiadramente rimereste, corne nella vostra propria natia fate eccellentemente et con divina grazia, senza che un' opéra di castissimo et divinissimo amorc ripiena, si come questa è, era dignissimo dono di caslissima et divinissima gentildonna, come voi siele. Ma che dirô io dell' altre tante et cosi chiare virtù che gloria cosi splendida fra tutti i migliori vi procacciano? Niente certo, perciochè questo peso è d'altre spalle che le mie debili non sono, et le vostre alte et chiare lodi altro slile
Xtl. — GUILLAUME ROVILLE 207
richieggiono che il mio, che cotanlo è humile e oscuro; del che ottimamente s'accorse il moUo giudicioso M. Luc* Antonio Ridolfi, il quale, veggendo alcuni haver pur disio di lodare l'eccellenza del vostro rarissimo intellelto, la maravigliosa vostra bellezza et divinissima gratia che in ogni vostra operalione dimosirate, et giudicandogli non bastanti a poter ciô con gli loro versi degnamente fare, disse cho ricorressero a quei proprij co i quali il Petrarca le lodi délia sua bellissima et castissima madonna Laura celebrô, corne colui che soli i versi del Petrarca giudicô degni d'haver voi in questa lingua per loro honorato suggetto, Ma, per por fine homai di volere le virtù voslre col mio rozzo scrivere ornare et raccontare, che altro non sarebbe' che volere ad una ad una annoverar le stelle o porgere luce al sole, vi pregherô che vi degniate il mio dono qualunque che egli si sia, con la vostra unica cortesia benignamente ricevere, ricordandovi che alla grandezza dell' animo di Artoserse, potentissimo re de' Persi, fu cos\ grato il picciol dono che di pur' acqua, ma con molta affozione da povera mano dato gli fu, com' alcuno altro che più prezioso et più ricco havesse ricevuto giamai. »
Les pp. 10-12 {lisez 8-10) sont occupées par la Brevissima Descrizione délia vita di M. Francesco Petrarca; les pp. 13-16 {lisez 11-14) par le Sonetto del Varchi al sepolcro del Petrarca, l'épitaphe française de Laure composée par François lo»", l'épitaphe latine composée par Giulio Camillo, l'épitaphe italienne composée par Luigi Alamanni, et le Sonetto ritrovato nel sepolcro di madonna Laura.
Le f. suivant qui termine le cahier a contient au ro l'extrait du privilège, et au v» les portraits de Pétrarque et de Laure et un quatrain. Le privilège, daté du 29 novembre 1557, est accordé à Roville pour dix ans.
La fo page du cahier b est cotée 19 (au lieu de 17) et l'erreur se continue jusqu'à la fm de la 1" partie.
Les Trionft, sont ornés chacun d'une figure.
La 2e partie est précédée d'un litre, orné de la marque et de la devise du libraire. Les pp. 3-5 contiennent une épître et un sonnet de Luc' Antonio Ridolfi « Al suo cariss. Piero di M. Malteo Niccolini in Firenze. » L'épître est datée de Lyon le 5 décembre 1537.
British Muséum, 241. a. 18. — Notre bibliothèque.
23. Orlando furioso.... In Liane, Appresso Guglielmo RouilliOy 1559. In-16.
208 Xll. — GUILLAUME ROVILLÊ
Edition citée par Ulisse Guldi [Annali délie edizioni e délie versioni delV Orlando furiosOy 1861, in-8), p. 69.
24. Discorso || délia Religio- || ne anlica de || Romani, || composto in Fran- || zese dal S. Guglielmo Ghoul Gentil- || huomo Lionesc & Bagly délie || Montagne del Delfinato, || Insieme con vn' altro simile discorso délia Ca- || stramelatione & bagni antichi de Ro- 1| mani, tradotti in Toscano da || M. Gabriel Simeoni Fio- 1| renlino. || Jfi^^^l^) \\ In Lione, \\ Appresso GugL Il Rouillio. Il 1559. || Con Priuilegio del Re per anni X. || * || Infol. de 248 pp. et 4 ff. — Discorso || sopra la Ga- 1| strametatione, Il et Disciplina || mililare de || Romani, || Composto per ils. Guglielmo Ghoul, Gentil- || homo Lionese, Consigliero del Re, & Pre- 1| sidente délie Montagne del Dellinato, || Con i Bagni, & essercitij anticlii de || Greci, & Romani, || Et tradotto in lin- 1| gna Toscana per M. Gabriel Symeoni. || ^^^^^^^ || In Lione, \\ Appresso GugL || Rouillio. \\ 1559. || Con Priuilegio del Re per anni X. || * In-fol. de 4 ff. lira., 102 pp. (entre les pp. 60 et 61 est inséré un grand plan du camp romain) et 1 f. blanc, plus 38 pp. et 5 ff. pour le traité De' bagni et essercitii antichi.
Discorso délia Religione. — Le titre est imprimé dans un beau cadre aux chiffres du roi.
Au v° du litre est un extrait du privilège accordé pour dix ans à Rovillele 31 octobre 1553.
Les pp. 3-4 sont occupées par l'épître suivante :
« Alla Christianissima et Serenissima reina di Francia, madama Caterina de* Medici, Guglielmo Rovillio, humilissimo servitore, salute et contentezza sempiterna.
» La purità et dolcczza délia lingua toscana pare che sia di présente, Christianissima reina, salita in tanto pregio, che, doppo la greca et la latina, i Toscani medesimi studiandola, s'ingegnano ogni giorno di renderla più bella ; i lelterali stranieri l'ammirano et, corne hanno fatto i'Ariosto, il Bembo et il Sennazzaro, ne i loro scritti cercano d'imitarla, et in somma non si trova natione a cui non piaccia quasi ogni opéra
composlo più tosto in toscano che in altra lingua ; laquale cosa cognosco io essere ogni di più vera nei fare stampare et mandare fuora i miei libri, nascendo, corne io credo, questo che poche altre lingue si pronunziano et scrivono d'una medesima maniera, corne fanno la latina et la toscana, le quali, oltre di ciô, hanno una certa conformità insieme per la vicinità délie provincie, che nel significato, nel suono et ncU'accento si possono meritamente nominare sorelle. Ma, si corne ogni Toscano, se non ben letterato, non puô ne parlare, ne scrivere bene, cosl è gran félicita d'udire le parole et leggere gli scritti di colui che Toscano et letterato si ritrova. Tra i quali, havendo io sempre udito per laie stimare messere Gabriel Symeoni, da gli huomini veramente dotti, oltre a quello che io medesimo ne ho cognosciuto et egli da se stesso ha dimostro in più opère sue stampate in Francia et in Italia, mi son mosso a pregarlo di tradurre in toscano il libro délia Religione antica de* Romani prima composto in franzese dal S. Guglielmo Choul, bagly délie montagne del Delfmato ; la quale falica volentieri egli ha subito presa, come ancora già fece dell' altro mio libro délia Castrametatione de' Romani, pure composto dal medesimo autore. Laonde, considerando l'utilità grande che di tal libro si puô cavare, et massime havendolo stampato nella più bella forma che io ho saputo imaginare, ho prfeso ardire di dedicarlo a V. M., parendomi, se si debbe haver riguardo che il présente habbia qualche proportione con la persona a cui si présenta, non poter più degnamente questo mio convenire ad altri che a V. M., come lettura non meno nobile che utile alla republica, potendo per cosi fatti mezzi cognoscere che la grandezza et prosperità dell' imperio romano non nacque d'altrove che dalla virtù dell' armi proprie, dalla giuslitia et dal culto fréquente (anchora che falso, altretanto che il nostro, ordinato délia chiesa Cattolica, è salutifero et vero) délia religione de i loro falsi, dij, i quali, o come créature (deificando gli sciocchi i loro cosi buoni come cattivi imperadori), o come inanimati numi (adorando et temcndo le stelle, i pianeti, la sorte et graccidenti humani), se bene non havevano possanza d'aiutarli, nondimeno si vede che l'omnipotente et vero Dio, havendo più riguardo alla simplicità et buono animo loro che alla loro cieca credenza, non anchora illuminata dal vero Messia, gli favoriva sempre et aiulava, non altrimenti che io Io priego al présente che al re, a V. M. et a tulta la sua regia et bella proie doni sanità continova, allegrezza senza fine et longa vita. Di Lione, el di XXX d'agosto M. D. LVIII. »
Le texte du volume est orné de 5 grandes figures, 43 petites figu-
res, 535 médailles ou médaillODs, 2 bandeaux et diverses belles majuscules.
Les 4 derniers ft. contiennent la table.
Discorso sopra la castrametatione. — L'édition se collationne comme celle de 1553. Elle est ornée de 40 grandes figures, 3 petites figures, 7 bandeaux et 8 grandes initiales, sans parler du plan du camp.
Notre bibliothèque.
27. Oialogo dell' Imprese militari et amorose di Monsignor Giouio Vescouo di Nocera. Con vn ragionamento di M. Lodouico Oomenichi nel medesimo soggetto. Con la Tauola. In Lyone, Appressa Guglielmo Rouiglio, 1559. In-4 de 194 pp. et 5 ff., avec 102 figures sur bois.
Le titre porte la marque de Roville. — Au v® du titre est un portrait de Giovio.
Le titre est suivi d'une épître dédicatoire adressée à Lodovico Domenichi, que le libraire lyonnais avait dû connaître à Venise. Il y parle de Francesco et Simon Mazzei, marchands florentins à Lyon (Francesco Mazzei obtint du roi, le 12 octobre 1546, des lettres de. sauvegarde, mentionnées dans le Catalogue des actes de François /«'", VI, no» 23152, 23178). Roville y fait aussi une allusion touchante à son maître Gabriel Giolito :
« Al molto virtuoso et honorato M. Lodovico Domenichi, Guglielmo Roviglio sainte.
» Quantunque io non dubiti punto, M. Lodovico honoratissimo, che'l veder fuori a quest' hora il Dialogo delV imprese di monsignor Giovio vi porga una subilana maraviglia, tulla volta tengo per certo che, intesa la cagione, cesscrelc di maravigliarvi; perciochô, trovandom'io, quando la corlesia vostra mi fecc appresenlare il libro per M. Francesco e Simon Mazzei sul principio dcll' intagUo délia Castrametatione e Religion de* Romani, ove teneva tutl'i miel intaglialori c piltori occupati, per non potcrvi altender cosl in pronto, dissi loro ch'io, e per raffetlion che porto air autore, le cui historié haveva digià fatte tradurre et slampare in noslra favella francese, et anco per sodisfare a voi che con tanla amorevolezza a ciô m'invitavate, dove vi piacesse haver patienza infîno a tanto che l'incominciato lavoro si mandasse a fine, Thavrei, con tutti
XIÏ. ^ GUiUAUWE ROVIÏ.LE 211
quegli honori el ornamenti che da me si potesser maggiori, volentieri mandato fuora. Laonde, standomi in questo proposito, a pena i miei s'eran délia prima occupatioD liberati, che mi venne in mano il libro stampalo in Roma, il quale. poscia che io [l'] hebbi riscontrato col vostro e Irovatolo mal conforme e peggio corretto, mi crebbe tanto più il desiderio di sodisfarvi quanto si vedeva aperto si fatta impres$ione esser seguita contra la vostra volontà. £ cosl feci coa ogui caldez^a melter mano air opra, laquale, per cagion délie figure che vi si richieggon convenienli a si nobil' soggetti, non s'è potuta assolyere inflno al présente tempo. Perché voi, veduta la mia tardanza c per aventnra ancora persuasovi che, per essere il libro stampalo in Roma, io me ne devessi hoggimai restare, per non far torto ail' autore et a voi stesso che sostenete buona parte del dette Dialogo^ ne indrizzaste un' altra copia a M. Gabriello Giolîto in Yinegia, insieme con l'aggiunta d'alcun* altre vostre impreze délia medesima argutezza e leggiadria; la quai cosa mi ritenne una buona pezza in forse. E veramenle, s'io non mi fossi trovate tanto innanzi (che già era di là del mezo de gli intaglij e ligure), non è dubbio che questo inloppo m'havrebbe fatto abandonar l'impresa, non già ch'io mi pentissi di voler compiacere a voi, ma solo per non far torto al buon Giolito, cui io per li suoi merili di verso me honoro et osservo con quelle affetto che si dee osservare un prestanlissimo e pietoso padre. Trovandomi dunque tanto innanzi e, per la vagfaezza délie figure, anco spronato da molti gentili spiriti a condur l'opra a fine, non ho potuto mancare al merito délia cosa et al desiderio degli amici. Ecco havete a pieno la cagione délia mia tardanza. Resta hora, il mio Domenichi, che voi mi facciate buona la scusa seconde la semplicità che vi si narra, e che acceltiate il Ubro con quel buon cuore che vi si manda ; perciochè è cosa ragionevole che havendolomi voi mandato a donarc in bellissima scritiura e pittura di mano, io Io vi rimaudi altresi in bellissimi caratteri di stampa e di figure d'intaglio. Accettando dunque il libro corne vostro el buon animo come mio, sarele contente di tenermi sempre verde ncl ricco tesoro de la vostra memoria, con ispendermi liberamente per quel ch' io vaglio, come vostro buono amlco e fratello. E con questo resto pregando il Signore che sia sempre vostra custodia e compagnia. Di Lionç, il di XXI di giugno del LIX. »
Cat. de Wilfrid M. Voynich, à Londres, n*» 14 (juillet 1905), n« 86.
26. Dialogo || pio el spe- || culatiuo, || Con diuerse sentenze
212 XIT. — GUILLAUME ROVILLE
Latine & volgari, || di M. Gabriel Symeoni || Fiorentino || In Lione, \\ Apresso Guglielmo Rouiglio. || 1560. || Con priuilegio dei Rè. In-4 de 230 pp., 1 f. blanc, 7 flf. non chiflfr. et 1 f. blanc.
Le titre porte une des grandes marques de Roville.
Les ff. GG 1 et G6r 2 contiennent une ode latine de D. Guiot, « gymnasiarcha Glaromontanus », De laudibus apud se convivantium philosophoruïïi.
On lit à la fin : Utrumque ab autore absolutum opus même uno, a calcographis vero tribus, kal. novembris AI, D. L X.
Notre bibliothèque.
27. Extraordinario Libre di architectura di Sebastiano Serlio, architette del Re Christianissimo. Nel quale si demonstrano trenla porte di opéra rustica, misla con diuersi ordini, et venli di opéra di diuerse specie, con la scritlura dauanti che narra il tutto. In Lione^ appresso Guglielmo Rouillio, 1560. In-fol.
Cat, Seillière, 1890, n*» 265.
La première édition avait été publiée par Jean de Tournes en 1551. Voy. ci-dessus, p. 174.
28. Orlando furioso di M. Lodouico Ariosto.... In Lione, Appresso Guglielmo Rouillio. M. D. LXI [1561]. ln-16 de 1419 pp., 25 ff. et 1. blanc, divisé en 2 part.
Bibl. nal., Rés. Yd. 844 (2« partie seule).
29. Le senlentiose Imprese di Monsignor P. Giouio, et del Signor Gabriel Symeoni, ridotte in rima per il detlo Symeoni. In Lyone, Appresso Gulielmo Rouiglio, 1561. ln-4 de 134 pp. et 1 f. blanc, avec 126 figures.
Gat. de Wiifrid M. Voynich, à Londres, n^ 14 (juillet 1905), article 87.
30. Ragiona- 1| mento hauuto in || Lione da Claudio || de Herberè Gen- 1| til' huomo || Lionese, || Et da Alessandro de || gli Vberti Gentil' huomo || Fiorentino : || Sopra la dichiaratione d'alcuni luoghi di Dante, del || Petrarca; e del Bocaccio : non slati infino à || qui da gli altri spositori bene intesi. || In
Xn. — GUILLAUME ROVILLE 213
Lione, \\ Appresso Guglielmo Rouillio \\ M. D. LX [1560]. In-4 de 100 pp/et 1 f.
Nous parlons de cette édition, comme de celle de 15K7, dans l'article consacré à Claude de Herberay (n^ XXIV).
31. 11 11 Cortegia- 1| no del Conte || Baldessar || Casti- 1| glione, || Reuisto per M. Lodouico Dolce || sopra l'esemplare del proprio auttore, e || nel margine annotato. || Con vna copiosissima Tauola. || In Lyone appres- \\ so Gugliemo Rouillio, \\ 1562. In-16 de 494 pp. et 17 fï.
Le titre porte la marque et la devise de Ro ville.
Les pp. 3-14 contiennent une épître « Al reverendo et illus. signor D. Michel di Sylva, vescovo di Visco ».
Le f. qui suit la p. 494 est occupé par un avis de Roville « a i letton » et par un sonnet de « l'unico Accolti, Aretino ».
Notre bibliothèque.
32. Arelefila || Dialogo, || Nel quale da vna parte sono quelle ragioni al-|| légale, lequali afïermano, lo araore di || corporal bellezza potere ancora || per la via delT vdire perue || nire al quore : || Et dall' altra, quelle che vogliono lui hauere sola- || mente per groechij l'enlrala sua : || colla |I sentenza sopra cotai Il quistione. |1 In Lione, \\ Appresso GuglieL Rouillio, \\ M. D. LXll (1562). In-4 de 164 pp., 1 f. non chififr. et 1 f. blanc.
Le volume est précédé d'une épître signée de Luc' Antonio Ridolfi. Il contient des nouvelles et un extrait du roman dô La belle Maguelonne.
Biblioth. nat., Z. 3146. — Biblioth. Mazarine, 11179. — British Muséum, 721. f. 8. — Biblioth. Landau, à Florence (Cat, II, p. 261).
33. Diuerse Imprese accomraodate a diuerse moralità, con vcrsi che i loro significati dichiarano. Tratte dagli Emblemi deir Alcialo. In Lione, appresso Gulielmo RouillioM, D. LX IllI [1564]. Pet. ln-8 de 191 pp.
Bibl. Landau à Florence (Cat., I, p. 22).
214 XÏI. -^ Gt/ÏLLAÛMÊ RO VILLE
34. Figure de || la Biblia, il || lustrale de || stanze Tu- 1| scane, || per Gabriel || Symeoni. || In Lyone, appressù \\ Gulielmo RouUlio, Il M. D. LXIIII [1564]. ln-8 de 148 Cf., avec 269 figures.
Biblioth. Landau, à Florence (Cat., I, p. 442). — Cat. Destailleur, 1891, n» 20.
Les Figure del Nuovo TestamentOy qui devaient accompagner ce volume, ne purent être achevées à cause de la peste, et ne parurent qu'en 1570. Voy. ci-après, n^ 42.
35. 11 II Petrarca || con nuoue || spositioni, || //it^^lj || Nelle quali, oltre Paître cose, si dimostra || quai fusse il vero giorno & l'hora II del suo innamora- 1| niento. || Insierae alcune raolto vtili & belle annotation! || d'intorno aile regole della lingua Toscana, || E vna conserua di tutte le sue rime ridotte || co' ver*si ititeri sotto le lette- 1| re vocali. || In Lyone, \\ Appresso Gulielmo RouUlio, \\ M. D. LXilH [1564]. || Con Priuilegio del Re. ln-16 de 23 fif. lim., 1 f. blanc, 540 pp. (cotées 519-558 [sic pour 588]), 25 flf. de table et 2 ff. blancs, plus 294 pp. et 5 â.
Voici la collation des ff. lim. : titre orné de la marque et de la devise du libraire; épître de Roville « Alla non men dotta che virtuosa damigella, D. Margherila de Burg, Lionese et dama de Gage >» (fol. * 2-* 4); épUre d'Alfonso Cambi « Al molto magnifico signor mio, il signore Luc' Antonio Ridolfi », en date de Naples, 2 août 1562 (fol. * 4 v®— * 5); réponse de Luc' Antonio Ridolfi, non datée (fol. * 6—* 7) ; épître d'Alfonso Cambi a Ridolfi, datée de Naples, le 3 décembre 1562 (foi. * 8— ** 1) ; réponse de Ridolfi, non datée (fol. ** 2-** 4) ; épître de Francesco Giuntini Fiorentino « Al magnifico et suo molto honorato M. Lodovico Domenichi Piacentino » (fol. ** 5— a 1) ; Brevissima Descriiione della vïta di M. Francesco Petrarca (fol. a 2— a 3) ; Sonetio del Varchi al sepolcro del Petrarca ; Epitaf fia del re Francesco primo; Julii Camilli Epigramma; épitaphe composée par Luigi Alamanni; Sonetto ritrovato fiel sepolcro di madonna Laura; Extraict du privilège (fol. a 4— a 7).
Le privilège est celui du 29 novembre 1557.
Les Trionfi sont ornés de figures.
La seconde partie a un titre orné de la marque et de la devise de Roville. Les pp. 3-5 qui suivent contiennent l'épître et le sonnet de L. A. Ridolfi à son ami Piero di M. Matteo NiccoHni»
Biblioth. Dobrée, à Nantes (Cat., Il, p. 311, n« 508). — British Muséum, 686, a. 22. — Notre bibliothèque.
36. Figure de || la Biblia, il- 1| lustrale de || stanze Tu- 1! scane, Il per Gabriel || Symeoni. || In Lyone, \\ Appresso Gulielmo \\
Rouillio, Il M. D. LXV [1565]. ln-8 de 148 fï. avec 269 figures.
Édition de 1564, dont le titre a été rajeuni.
Biblioth. Landau, à Florence (Cat., I, p. 442). — Cât. Deslailleur, 1891, no 21.
37. Historia || di Pietro || Bizari || Délia guerra fatta in Vngheria dair in- Il uitissimo Imperalore de Christiani, || contra quelle de Turchi; || Con la narratione di tutte quelle cose che sono || auuenute in Europa, dalFanno 1564, || insino aU'anno 1568. || In Lyone \\ Appresso GulieL Rouillio. \\ M. D. LXVlil [1568]. In-8de8fï. lira., 213 pp. et 5 flf.
Le litre porte la marque et la devise de Roville.
Les fï. * 2 et * 3 contiennent une épître de Pietro Bizzari « AU'illustriss. signore, il Sig. Franccsco Rossello, conte di Bedfordia, cavallier dell'ordine délia Garattiera, governator di Bervico et consigliero délia Scrcnissima reina d'Inghilterra », en date de Lyon, 12 août 1568.
Le r® du 4^ f. lim. est occupé par un sonnet adressé au môme comte de Bedford par Francesco Giunlini ; puis viennent trois octaves d'Ercole Bentivoglîo à P. Bizzarri (fol. * 4 v°) ; des sonnets de Mario Cardoini (fol. * 5} ; de Bernardine Tomitano (fol. * 5 v°), de Giovanbaltisla Giraldi (fol. * 6). de Lodovico Dolce (fol. * 6 v°), d'Alessandro Campesano (fol. * 7), de Lodovico Novello (fol. * 7 v°) et de Bernardine Tomitano (fol. * 8).
Sur le personnage à qui le volume est dédié, Francis Russell, second comte de Bedford, mort le 28 juillet 1585, on peut consulter le Dictionary of national biography^ XLIX, pp. 431-433.
Biblioth. nat., M. 1454.
38. Le nuoue H Fiamme di M. || Lodouico || Paterne, || Jiffl^Jil) Il Con diligentia riuiste & ristampale, || A Don Carlo || d'Austria Principe di || Spagna. || In Lyone, \\ Appresso Guglielmo \\ Rouillio. Il 1568. ln-16.
216 Xn. — GUILLAUME ROVILLE
Nous donnons une description complète de ce volume dans la notice consacrée à Thomas Thierry (n» XXVII).
39. Orlando furioso di M. Lodouico Ariosto, Reuisto et ristampato, sopra le correttioni di leronimo Rusceili.... In Lyone, appresso GugL RouiUio, 1569. ln-16.
Brunet, I, col. 436.
40. Discorso délia Religione anlica de Romani, composto in Franzese dal S. Guglielmo Choul, Genlilhuomo Lionese & Bagly délie Montagne del Delfinato, insieme con un'altro simile discorso délia Castrametatione & bagni anlichi de Romani, tradolti in Toscano da M. Gabriel Simeoni Fiorentino, illustrati di medaglie & figure tirate de i marmi antichi quali si trouano a Roma & nella Francia. In Lione, Appresso Guglielmo Rouillio, 1569. In-4.
Cat. La Vallière, par Nyon, n» 20370.
41. Historia di Pietro Bizari, Délia guerra fatta in Vngheria dall'inuitissimo Imperatore de Christiani, contra quello de Turchi : Con la Narralione di tulte quelle cose che sono auuenute in Europa, dall'anno 1564, insino all'anno 1568. In Lyone, Appresso Guliel. RouiUio. M. D. LXIX [1569]. In-8 de 8 flf. lim., 213 pp. et 5 fï.
Édition de 1568, dont le titre a été rajeuni.
Biblioth. du comte Alexandre Apponyi (Cat. 1903, I, n<» 430).
42. Figure del || Nuouo Testa- 1| mento, || Illustrate da versi vulgari italiani. || In Lione, appresso Guglielmo \\ RouiUio. \\ M. D. LXX [1570]. ln-8 de 84 fï., dont le dernier est blanc.
Les vers sont de Gabriel Simeoni.
En tôte de ce volume, que nous n'avons pas eu l'occasion de voir, est répître suivante, que nous reproduisons d'après l'édition de 1588 :
'< A i cortesi letton Guglielmo Roviglto S.
« Molli anni sono, ch'io hebbi infmito desiderio per publica vlilità di dare in luce le Figure del Testamento Vecchio et Nuovo, \ sensi délie quali erano ornali et illustrali di rime thoscane fatte dal signor Gabriello Simeoni, quando che, a pena hebbi fallo dipingere et intagliarë da vaJenli intaglialori, con belle et vaghe inventioni di pitture, le sopradette Figure del Testamento VecchiOj che sopragiunse una contagiosa et spaventevol pestilenza in questa città di Lione, l'anno sessanta quat- Iro, che fu cagione, non solamenle ch'io non potcssi porre in opéra i\ mio lodevoie pensiero et dare in luce le Figure del Testamento Nuovo, corne io volevo fare, ma ancho stampare altri libri di assai importanza, atteso che il giovare ad altrui è cosi proprio dell'huomo che, rimossa questa parte, niuna altra virtù puô in lui parer bella, et quauto l'utile è maggiore, tanto si dee creder che maggior sia il mcrilo ch'egli consegue. Per il che, sapendo io di quanto frutto a l'huomo è il sapere, ho votuto hora continuare la sopradelta opéra a prieghi di molti miel amici el a persuasione di huomini dotti, tanto nelle lettere come nell'arte délia pittura. Et ancor che la spesa fusse grande, nondimeno, conoscendo esservi stato grato il Testamento Vecchio, non havendo riguardo ad alcuna fatica, ho fatto dipingere et intagliarë da i medesimi pittori el inlagliatori le Figure del Testamento Nuovo di quella grandezza che sono quelle del Testamento Vecchio fino al présente d'alcuno altro di simile belezza et grandezza non più fatte o stampate.
» Godetevi adunque, benigni leltori, queslo pretioso libretto et contentatevi che le mie poche forze di ciô vi moslrino quel segno che potervi dimostrare si concède loro, grato havendo questo picciol dono, ma alto di soggetto et di doltrina, il quale mi rendo certo non sdegnarete d'accettarlo benignamente, di qucllo appagandovi per insino a tanto che queste mie debole forze possino stampare cosa che maggior segno dimostri délia buona alïettione ch'io vi porto. Et se da questo libretto vi verra alcuno giovamenlo, come io spero et bramo, rendetene gratie al sommo fattore di lutte le cose, pregando la sua divina maestà che tante forze et potcre mi doni ch'iô possa di bene in meglio giovarvi, a laude deir altissimo nome suo, al quale sia sempre gloria et honore. »
Biblioth. Landau, à Florence (Gat., I, p. 442).
43. Orlando || furioso di || M. Lodouico || Ariosto || Reuisto et ri- Il stampato, sopra le coret- 1| tioni di leronimo || Ruscelli :
Il Con i'aggiunta de i cinque canli nuoui, || Insierae gli Argomenti, Allégorie, || & espositione de i vocaboli difficili, |1 Et vna Tauola générale di tutle le || malerie principali conte- 1| nute nel libro. || In Lyone \\ appresso GuglieL || Rouillio, \\ 1570. ln-16 de 1148 pp., 13 ff. non chifïr. et 1 f. blanc.
Le titre porte la marque et la devise de Ro.ville. — Au v» du titre est un Avertimento.
En tête de chaque chant est placée une petite ilgure gravée sur bois.
Cette édition doit se confondre avec celle de 1569.
Biblioth. nat., 8° Yd. 59. — Biblioth. Mazarine, 22058. - Notre bibliothèque.
44. Dante || con nuoiie, || et vtili ipso- 1| sitioni. || Aggiontoui di più vna tauola di tutti i || vocaboli piii degni d'osseruatione. Il che à i luoghi loro sono || dichiarali. || In Lions, \\ Appresso Guglielmo Rouillio. \\ 1571. ln-16 de 627 pp. et 6 flf.
Le nom de Dante est inscrit dans un cartouche. Le litre porte la marque Guillaume Roville, avec la devise : In virtute et fortuna.
Les pp. 3-4 contiennent Tépître de Roville à Lucantonio Ridolfi; la p. 5, un avis du môme <« ai candidi lettori ». La p. 6 est occupée par un petit portrait de Dante et un huitain de Giovan Jacomo Manson.
La Vita e Costumi del poeta remplit les pp. 7-9. A la p. 10 est une fig. sur bois. D'autres figures sont aux pp. 225 et 430.
Biblioth. nat., Rés. Yd. 807 (exemplaire aux armes du cardinal Charles de Bourbon). — Biblioth. Mazarine, 22053. — Notre bibliothèque.
45. Il II Petrarca || con nuoue || spositioni, || Nelle quali, oltre Taltre cose, si dimo- 1| stra quai fusse il vero giorno & || Thora del suo inna - || moramento, || Insieme alcune molto utili & belle annotationi || d'intorno aile regole délia lingua Toscana,
Il E vna conserua di tutte le sue rime ridotle || co'versi interi sotlo le lette- || re vocali. || In Lyone, \\ Appresso Gulielmo Rouillio. Il 1574. Il Con Priuilegio del Re. ln-16 de 24 ff. lim., 587 pp.,
25 flf. pour les tables et 2 ff. blancs, plus 294 pp. et 5 ff. pour la Tavola di iutte le rime de i sonetti e canzoni.
Le titre porte la marque et la devise de Roville. Les 23 fï. qui suivent contiennent les m^^mes pièces liminaires que dans l'édition précédente.
Le titre de la seconde partie est orné de même de la marque et de la devise, et suivi de l'épître et du sonnet adressés par L. A. Ridolfi à Piero di M. Malteo Niccollini [sic].
British Muséum, 1071. b. 12, 13, — 241, a. 38. — G. 10594. — 1071. b. 11 (exempl. incomplet). — Notre bibliothèque.
46. Dialogo || delF împre- || se militari et || araorose || DI Monsignor Giouio Vescouo di Nocera; || Et del S. Gabriel Symeoni Fiorenlino. || Con vn ragionamenlo di M. Lodouico Do- Il menichi, nel medesimo soggeUo. || Con la Tauola. || In LyonCy \\ Appresso Guglielmo Rouillio. \\ 1574. Or. in-8 de 280 pp., 7 fï. non chiflfr. et 1 f. blanc.
Le litre porte la marque et la devise de Roville. — Au v<> du titre est le portrait de Giovio..
Les pp. 3-6 contiennent l'épître de Roville à Lodovico Domenichi, en date du 21 juin 1539.
Le volume reproduit Tédition de 1559.
Notre bibliothèque.
47. Figure del Nuouo Tcstamenlo, Illustrate da versi vulgari Italiani. In Lione, appresso Guglielmo Rouillio, 1574. ln-8.
British Muséum, HIC. d. 25 i2}.
48. Dante con nuoue, et vlili ispositioni. Aggiuntoui di più vna tauola di tutti i vocaboli più degni d'osseruatione, che à i luoghi loro sono dichiarali. In Lione, Appresso Guglielmo Rouillio, 1575. in-16 de 617 pp. et 6 fï.
Bibliolh. Landau, à Florence ^Cat. I, p. 161).
49. Prontuario de le medaglie de piu illustri, &famosi huomini & donne, dal principio del Mondo insino al présente tempo, con le lor vile in compendio raccolte. Parte prima [— seconda]. Seconda
Editione, nella quale sono agionti i personnaggi insigni dipoi la prima. In Lione, Appresso Guglielmo RouilliOy 1577. In-4 de 2 fif. lira., 172 pp. et 2 ff. pour la première partie; 315 pp. et 4 ff. pour la seconde partie.
British Muséum, 602. h. 5. — Biblioth. de M. Léon Dorez.
50. Figure || de la Biblia, |1 illustra- || te de Slanze || Tuscane, Il dTvignl) Il P^'' Gabriel Simeoni. || In Lione, \\ Appresso Gu-
lielmo RouîUio. \\ 1577. In -8 de 147 fif. non chififr. et 1 f. blanc, avec 2vS9 figures.
Biblioth. nat., Rés. A. 7643. — Biblioth. de l'Arsenal, Th. 1897.
51. Orlando furioso di M. Lodouico Ariosto, reuisto et ristampato sopra le correttioni di leronimo Ruscelli. Con l'aggiunta de i cinque canti nuoui. In Lyone, Appresso Gugl. Rouillio, 1579. ln-16 ail., divisé en 2 part.
Biblioth. de Bordeaux, 15288 (= B.-L. 3601).
52. Orlando furioso di M. Lodouico Ariosto reuisto et ristampato sopra le correttioni di leronimo Ruscelli. Con l'aggiunta de i cinque canti nuoui. In Lyone, Appresso Gugl, RouUlio, 1580. In-16 ail., divisé en 2 parties.
Biblioth. de Nantes, 27584.
53. Figure del || Nuouo Testa- || mento, || X^^^nl^; Il lHustrate da versi vulgari Italiani. || In Lione, \\ Appresso Gulielmo \\ Rouiglio, \\ 1588. in-8 de 83 fi. non chiffr. et 1 f. blanc, avec 160 figures.
Biblioth. de l'Arsenal, Th. 1899.
JÉRÔME MAURAND
Jérôme Maurand, prêire, habitait Antibes, sa ville natale, quand un goût naturel pour les voyages et les récits d'un frère à lui qui avait visité Constanlinople et le Levant lui inspirèrent un vif désir de voir de près à son tour les pays où les Turcs régnaient en maîtres. Il trouva le moyen de s'insinuer dans les bonnes grâces du capitaine Polin Squi consentit à le prendre
* Jean Antoine Escalin Des Aimars, baron de La Garde, longtemps connu sous le nom de capitaine Polin ou Paulin, servit d'abord dans
1 armée de terre. En 1539, il fut chargé d'une mission en Piémont; l'année suivante, il passa en Flandre, puis fut de nouveau envoyé en Piémont. De là il se rendit à Venise pour remplacer Antonio Rincon et Cesare Fregoso, les deux ambassadeurs que le marquis Del Vasto avait fait assassiner. Le 17 juillet 1541, il fut nommé ambassadeur en Turquie, et il s'y montra fort habile négociateur. En 1542, il se qualifiait gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans, capitaine de mille hommes de pied et capitaine de Château-Dauphin. En 1543, il fut pourvu de la charge de chambellan du roi. Le 23 avril 1544, il fut créé général des galères, et reçut une nouvelle mission à Constanlinople.
Nous renverrons pour l'histoire du baron de La Garde à la note que lui a consacrée M. Schefer dans son édition du Voyage de M. d'Aramon, ambassadeur pour le roy en Levant, escript par noble homme Jean Chesneau (1887), pp. 154-156, et à une Biographie publiée par M. Henri Louis (La Garde-Adhémar, 1900, in-16). Nous rappellerons seulement qu'il fut fort au courant des choses italiennes. Il connut à Venise Pietro Aretino, qui lui adressa trois lettres datées des 13 avril,
2 juillet et 19 août 1542 {Lettere, 1609, II, fol. 263 v°, 306, 309 v°). Le baron de La Garde fut aussi en relations avec Olivier de Magny, qui fait son éloge dans les Soupirs (1557, sonnet CIX), avec Joachim Du Bellay,
222 XIII. — JÉRÔME MAURAND
pour aumôuier, lorsqu'il se rendit pour la seconde fois à Constantinople au mois de mai 1544.
Sans être un savant, Jérôme ne manquait pas d'instruction. Il voulut se rendre compte de tous les détails de l'expédition à laquelle il avait eu l'ambition de prendre part, et, pour mieux fixer ses souvenirs, il résolut de tenir un journal de tous les événements dont il serait le témoin. Afin de tirer tout le profit possible du vo-yage, il eut l'idée de rédiger son journal en italien, c'est-à-dire dans la langue européenne que les Génois et les Vénitiens avaient rendue prépondérante dans tout le Levant. Il était facile h un Provençal de se faire comprendre tant bien que mal en italien; mais Jérôme pensait sans doute que, en écrivant, il se rendrait plus familières les formes de la grammaire et les règles de la syntaxe.
Une mise au net de la rédaction de Maurand nous a été conservée dans un des recueils manuscrits de Perresc *. Cette mise au net ne fut commencée que plusieurs années après l'expédition de 1544, puisque l'auteur l'a dédiée à Catherine de Médicis devenue reine de France (1547-1559); elle ne fut achevée qu'en l'année 1572, date qui est inscrite à la fin de l'ouvrage ^.
Notre ami M. Léon Dorez ayant publié la relation de Maurand et y ayant joint des notes historiques et critiques, nous n'avons pas à nous étendre beaucoup sur ce morceau. Nous dirons sealement que le voyageur provençal était un observateur soigneux, et que les détails qu'il a consignés dans son journal jettent un jour nouveau sur une expédition fort singulière. La politique, souvent incohérente, de François 1", ne fut jamais plus difficile à justifier que lorsqu'elle aboutit à une alliance avec les Turcs. La Provence fut rançonnée par ces amis d'un nouveau genre; la
qui lui adresse un sonnet inséré dans les Regrets (éd. de 1559, in-4, fol. 40), avec Jean de La Cessée, qui lui dédie une pièce insérée, en 1574, dans ses Epigrammata (fol. 8), etc. Il mourut le 30 mai 1578.
* Biblioth. de Carpentras, ms. Peiresc, n» Vlil, fol. 178 et suivants.
* La fin de la relation se trouve, par le plus grand des hasards, dans le ms. latin 8957 de la Bibliothèque nationale, avec les inscriptions d'Antibes recueillies par Maurand. Le feuillet est coté 227. On lit à la fin « A[nnoJ 1572, die 3. juUii. »
Xin. — JÉRÔME MAURAND 223
flotte royale dut jouer un rôle assez équivoque aux côtf^s d'auxiliaires devenus des maîtres, et les aider parfois dans leurs entreprises contre les chrétiens. Polin se trouvait à la merci des Turcs, et sa situation était des plus dangereuses ; il s'en tira cependant, grâce aux ressources de son esprit. Le récit de Maurand permet de le suivre pas à pas.
La couverture du manuscrit porte quelques essais de plume sans importance. On voit ensuite le talon d'un feuillet, peut-être blanc, qui a été arraché. Le deuxième feuillet, côté 179 dans le recueil de Peiresc, contient, au r°, un sonnet italien répété au v° du feuillet suivant, puis divers noms : Gaspart de La Croix, d'Anvers, docteur es droits \ avec la date du 18 octobre 1579; Nicolas Sylvecane, « secrétaire de Sua Altezza, duca di Savoia » 2, 1570. Martinus Berzeviceius, « Pannonius » ^, 1" décen:bre 1566, etc.
* Le vrai nom de ce personnage devait être Kasper Vanden Cruise, ou Gasparus Crucius.
Un « album amicorum » qui fait partie de la collection de M. E. Stroehlin, à Genève, contient la signature de Jacques Crucius, d'Anvers (fin du XVIo siècle).
* Nicolas appartenait sans doule à la famille Silvecane, partagée entre la Provence et le Lyonnais. Le troubadour Guillaume de Silvecane est cilé par Jean de Nostre Dame et par La Croix du Maine. Constant I«r de Silvecane fui président à la cour des Monnaies de 1646 à 1694 ; il traduisit en français Juvénal et Perse. Constant II remplaça son père comme président en 1694.
' Martin Berzevicki, originaire de la Hongrie, passa un certain nombre d'années en Italie. Le l^»* décembre 1564, il écrivait de Padoue une lettre à Marc-Antoine de Muret {M. Antonii Mureti Epistolae, 1580, fol. 48 : Martin y est appelé par erreur Berleviceius). Le 30 octobre 1568, il était encore à Padoue et remplissait les fonctions de syndic des « ullramontani -. Nous avons trouvé dans les archives de l'Université de cette ville (reg. XI, fol. 251) une lettre de lui écrite en italien à la date que nous venons d'indiquer. Vers 1569, Huhcrt van Giffen (Oberto Gifani) écrit, de Venise, au même Muret, que Berlevicaeus (sic), « juvenis Hungarus », est revenu de Rome à Venise [ibid , fol. 85, v®). Plus lard, Berzevicki devint secrétaire, puis chancelier, d'Etienne Bâthori, qu'il représenta, en 1576, avec Giorgio Blandrata, lors de l'éleclion de Pologne. Voy. Kertbeny [= Benkert], Ungarn betreff'ende deutsche Erstlings-Drucke, 1880, pp. 216, 391, et Hurmuzaki, Documente privitôre la istoria Românilor, XI (1900), pp. 8H, 599, 815, 8S1 (dans cet ordre).
On possède de Berzevicki une oraison funèbre de l'empereur Ferdinand, insérée dans le Tomus primus Orationum ac Ëlegiarum in funere illustriss. principum Germaniae ab obitu Maximiliani impera-
224 XITi: — JÉRÔME MAURAND
Le 3« f. est occupé, au r°, par diverses recettes médicales, puis au v° par un sonnet qu'un ami de Maurand lui adresse, et par le début de l'épître dédicatoire. Voici le sonnet, dont l'auteur nous est d'ailleurs inconnu :
ALLI LETTORI
M. Alexandro Sorleone, Savonese.
Se li scrittor' de rhemisperio nostro, Per alte historié et grate fantasie E legiadre inventioni e poésie, Con grave stil e ben pregiato incbiostro,
Immortal * fama dal supremo chioslro E par sorte aU' eterne chierarchie Riportar scorgon, e fra le monarchie Luce lor nome più che oro et ostro ;
Di cotai gloria non resta men degno L'aima facondia, Tarte e virtù rara De l'inclito Maurando e il sacro ingegno,
Poychè in questa operetta sua s'impara De ogni scientia il più secreto pegno Et di Minerva la virtù preclara.
E sua fama più chiara Li rende il nome délia gran regina Ch'ogni cosa mortal pô far divina ! *
Sorleone pourrait bien être le réviseur à qui l'on doit un grand nombre de corrections apportées au manuscrit, L'épître dédicatoire a été composée entre 1547 et 1559, puisque
toris... (Francofurti ad Moenum, 1566, in-8), p. 359. Voy. Horânyi, Mtmoria Hungarorum et Provlncialium, etc. I, p. 285.
* La première copie du sonnet porte : In mortal; la seconde : In moltal.
^ Fol. 179 ro et 180 v*».