XVI. — FRANÇOIS DE VERNASSAL
François de Vernassal aux lecteurs des nations dont il a tiré l'argument de ceste histoire.
Al Tuscano.
Qui non pensi legger Thommo gentile Primaleon tal ch'el Tuscan l'ha fatto, Perché, mancando un pô nel suo stile Comme esso el dava, io cosl l'ho aconciatto, Che me par mô (nel paese fertile De' bonni ingegni) dover ser stampatto, Fer dimostrar quanto è leggiadro et bello Nostro volgar, chi l'ha ben in cervello.
Al Castillan.
Si quieres veer, o lector estimado, Los hechos d'esté Griego sennalado Que hago hablar segun puedo frances, Mira que su ^ author ha olvidado Muchas razons que d'otros he sacado Por le hazer agora mas cortes.
François de Vernassal n'avait traduit ou arrangé que le premier livre de Primaleon. Sa traduction fut réimprimée en 1557, 1572, 1580, 1600 et 1609. Le second livre du roman eut les honneurs de deux versions françaises publiées en 1577, Tune due à Guillaume Landré, d'Orléans, l'autre à Gabriel Chappuis, Tourangeau. Le troisième livre et le quatrième livre parurent anonymes en 1579 et 1583 ; on les attribue sans preuves à Gabriel Chappuis.
Quant à Vernassal, nous pouvons encore citer des vers de lui imprimés, en 1550, au début du Premier Livre de Flavius Josephus, de la guerre et captivité des Juifz, mis en français par le seigneur des Essars, JSicolas de Herheray ; mais nous ne connaissons de lui aucun ouvrage postérieur. En 1553, Olivier de Magny le cite dans son Hymne sur la naissance de madame Mar-
' Impr, tu.