‹ Les Français italianisants au XVIe siècleChapitre 60 sur 67 · XVIII. — JOACHIM DU BELLAY · texte numérisé non relu

XVIII. — JOACHIM DU BELLAY

Cosi, se ben un tempo al Tempo gucdra Fanno l'opre famose S a passo lenlo * Il nome de le grandezze il Tempo aledra.

Vivrô dunque tra miel martiri contento

Ge fragment paraît le premier jet du sonnet suivant : •

Sacrez costaux et vous sainctes ruines Qui le seul nom de Rome retenez, Vieux monuments qui encor soustenez L'honneur poudreux de tant d'ames divines,

Arcz triomphaux, pointes du ciel voisines, Qui de vous voir le ciel mesme estonncz, Las, peu à peu cendre vous devenez.

Fable du peuple et publiques rapines I

Et bien qu'au Temps pour un temps facent guerre Les bastiments, si est-ce que le Temps Œuvres et noms finablement atterre.

Tristes désirs, vivez donques contents.

Car, si le Temps finist chose si dure. Il finira la peine que j'endure \

Nous avons eu la bonne fortune de rencontrer un autre sonnet italien qui doit appartenir aussi à Du Bellay. Il se trouve à la fin de la pièce suivante :

Epithalame sur || le mariage de Tresillustre || Prince Philibert Emanuel, Duc || de Sauoye, et Tresillustre Prin- 1| cesse

* Ms. famosi.

» Ms. lenti.

* Antiquitez de Rome, sonnet VII, éd. Marty-Laveaux, II (1867), p. 2JT. — Huit Sonnets de Joachim Du Bellay, gentilhomme angevin, publiés pour la première fois d*après un manuscrit de la Bibliothèque nationale, par Anatole de Montaiglon ^Paris, Imprimerie de Guiraudet et Jouaust, 1879, in-8).

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