I.c ]»'uî l».^:ii des moil-jlos
(/iJiiiiciur, Oui |M"^ • .iw'c licilics,
Cidaiiiuur, etc., etc.
Mahrô son jïrand âge, Cadamour est recherché par t.ms le> arii-^tes. Invitez-le à si* rendre chez vous, il vous rèpo:idra par une lellrc semblable d la suivante :
(ï Monsieur,
« Je snist bien fiichez de vous re fuser maïs tout le liHJit dt-dt-s scnbre est prie et la moliez du moi de jen- \it'7. jous quau 21 sisa peut vous con venire dapres cetent la NOUS pouvez clii>ire car dicut mersi je ne suis pas sent
ou Trage k i cootentei toai
c frende por sil ▼ousplait »
■ Cm
Après Cadamour, le dofw faiAtfl xomwsky , qQ*on appelle ▼olgÙMrihip qa'aacuD gosier français n*a ymàp^t^ noncer son nom. Il est permqQÎer.a^ n vend des pommades, et posséder contre les maux d*yeax et les pèche pas d'avoir les pieds tubercules. Heureux homme des luTalides : il se console plus poser que très-rarement de«ii a gâté ses contoun, nais il lai rat légère qui manie le rasoir et k , , dextérité. Ce n*est plus Hercnle, wkt^
Quant a Dubosc, qui pose depiiinRMpI n*a rien perdu de ses Tacullés phiâfÀlii mes irréprochables, il a été comfÂittèpmi replâtrages mythologiques de Xviàmm.
presque toutes les productions bîUHBBii velle. Vertueux fils, sous rEmpircaifB'n soutenir ses parents, et son can^Kiicia corne d'abondance. Homme rangé . ileip masser dix-huit cents francs de reste : si plaçait â la caisse d'épargne bica nai-'î cette institution philanthropique, qi'îls'ii le pont des Arts . qn*il met de côté ki fis francs dont on le gratifie, sansjanBfs:
seule, qu'il ne dîne point à défaut ée um son tailleur en gros sous.
L'économie est une qualité si me as -i que ces assertions nous semblent dif&&t>< plupart n'ont pour banquiers que les run des barrières, et déposent dans les pie;7G qu'ils ont gagnés durant la semaiM. Os Of. autre exemple d'ordre et de vie ré^Ifcn:: surnommé beau dentelé^ maître scieur» û fort et carré , qui enlève des poids de g^s: des tabourets en équiJibre sar aa peU ^ qu'il terrasserait un ours, pour peaqv'de z^ et une muselière à l'animal. Céreaa tti^^: ^ M. Ingres, avant que le chef de récoltes 2= volontairement exilé â Rome.
A ce propos, nous dirons que loailtffe::^ modèlo de prédilection, qu'ils rr}fodâKai ment dans leurs tableaux. Qu'un artide ies« la rue un homme aux traits mâles et fortwï' â la physionomie expressive, â la t.wa.f ' fût-ce sous les haillons d'an cliiiroDDi*r r«=f trinera et l'aura bientôt fait passer d« l'eà^' lier. C'est ainsi que (fcricault recniupn**' de madame Saqui le nègre Jtxeph . q«. ^' Domingue à Marseille, et de Narsâlle i N* ' engagé dans la troupe acrobate ponrjiiff^' Le Naufrage de la Méduse amena dm «^ tèle â Joseph , et ses épaules larges d lui ont conservée , malgré ses , ' tiens. Car pensez-TOus que rHaitîcîi, kfifp^ des tropiques, va demeurer tranqiik^' comme Napoléon sur la coUmm? lûa :i>** â coup sa ligure s'épanouir, ses gmMfh*' ses dents blanches étinceler; il le fshi^ se conte des histoires, il rit i *'»-* iithsti
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LE MODÈLE
*échaaflë par la chaleur du poêle, il ré?e ntilles; au milieu des émanations de la la couleur A Thuile, il respire le parfum illusions!
s de la femme modèle? Jules Janîu tous retracé l'histoire authentique d'une pogrande dame , d*ane poseuse chaste et e, pareille i un conte de fée, prouTe, s de fée, que la Tertu trouve tôt ou tard Paut-Û opposer la règle générale i cette »tion? Paut*il chercher la femme modèle 1 orné d'un lit de sangle, d'une commode niTCtte fêlée et d'une paire de bottes? La lans ses transformations somptuaires, §e, tantôt portant manchon et cachemire iromenant aux Tuileries , où les fashio' lent pour une comtesse? Ce sujet serait si la femme-modèle l'était moins. D'ailla reconnaître? Elle ne convient jamais , elle l'exerce avec hypocrisie : elle est le, demoiselle de boutique, jamais mo- )er A sa porte, elle vous crie par le trou K Pour qui me prenez-vous, monsieur?
je ne posa pu. » El pourtant fmn b wfei aoeosir !• lendemain, elle vient ehei tous slastallcr, bâlBer. babiller, croquer des pastilles de seatbe et tous expiîqvales raisons cachées de sa réposse de b Tcflle; elle n» étale des trésors qu'eussent enviés tovles les déesses de l'antiquité... 0 jeune artiste, regariatofroidoMat; m Toyex dans TOtre modèle qu'une gricieiic statue ; n'essayex pas de doTenir le Pjgmalioo de celte blaKhelialatée, et méditei ce Ters proverbial :
Qoidqoid id est, timeo Dmiai et don fiefcatet .
Gens du monde, ne méprisex point les modèles, et serait mépriser la force et la beauté physiques. Hdas! ces deux qualité si estimées jadis, ne mcaent plu aujourd'hui celui qui les possède qu'à rpooscr une Tesre unpeiê mûre (elle m iienipas àlafariimii, à être tasbour- major, clown au Gnfue-Oiympîque, ou aoéde. If os gouvernants ne sont plus des guerriers de six piedlt, portant de lourdes épées; des hommes grêles et ckéûh régissent l'univers du fond de leur cabinet. La pesséc a remplacé l'action, l'intelligence a tué la matière; ee a*eit plus Goliath, qui régne, c'est David.
LE MAITRE D'ÉTUDES
ElGfiNE NYON
1 u'dsI personne^ qviHf[iie êloiffiiii qiru mi de la vie de pLuision, qui nfi jcUc avec î^Uislr uu rti;:iril sur rrt rîg*! ûii L'on fnil sîi joie il' une eirmptwn, où \m pensum, une privathn dt noTik, sont des douleur?i |!oign.iiileii el de griiids sujcU d^ krmDs; U n'est l'Criionne qiti ne se prenne à sourire en pensant .t la cralute t|ue ïui itispirail ce tyran iurn piiir, ce dc&pùU injmk, ce lï^real- (rre df j^yniftonâp qu'on appelle maître d' et u du s.
Le maître d'éludés ! Pauvre homme ! Quel est celui d'entre nous qui, sorlidu collrjc, n'a senti saeommisiération s'émller en faveur de cet înfortuin; pédagogue? Qui ne s'est accu^^é d'injustice en se rappela ut \qs épithètes plus ou moins injurieui^es dont il avait grj^tiûû cet Argus inrpîtoyiiUle, depuis l'antique dénouiiiintioii de thim de cour, jusqu'à la moderne es pression dû pion ï Quanta moi, je me sens plein de pitir; pour lui^ cl je plains son !$orl plus que celui d'un caporal du h gai dû nationale dans la jouissance di' son grade.
Si vous ne comprend pas d'où peut venir celle gonde compassion pour le maître d'éludés, jetez un regard sur sa vie. ta veille, il s\sl couchd comme les poules^ — cipressîon commune, mais juste; — comme le coq, il fera entendre le premier dan«; la maison sou cliaut matinal lÀllom, debout! ta chchc a $onnéî Le voïhl en fondions î sa journée commence. Ou se l*;vc, il se lève, on descend, il descend; on se Inve, on se bros^ie, il surveille ; le maître d'études est cenisê avoir fait toutes ces choses avant ses élèves. On entre a rélude ; sa voix glapit le premier Si^enre/ de la journée; malheur à qui &>ura pas entendu Favertissement^ malheur a qui dira bûi^our a&on voisin, ou adieu à son ht tant regrette!
L'imprudent élève e&l*ï! parlé fait, ■'elfril muer les lèvres, le maître d'élndcf F roîlle exercée, et mesurera sa rtngcuccf doit éprouver jusqu'au ^îr. Le Toili al n'est plus un hommes ce ii*eil plvinr c'est un maître d'étud€s« Gare à oiseaux babillardf, gareâ ^oumI qui vont s'écoulef, il ne fera vous survellletp qae répéter le compagne du classique pemmtm sera seFs deux heures^ et notis Deux heures é Taffût, cmnme m sortir furtiTement une parole, potti Mm écoutez, la cloche toancp et \ cloche n'a^-elle pai sur li vie en lé fait agir» elle le domine^ So0iie4-elk Itl qu'il ail faim; la récréation, il Eaat qu'il rair; l'étude, il faut qu*U rentre; te plus avoir envie dedonntri 1^ ■ livre au sommciL Fût-il trés^éf eSlé.
d'idées, ^ chose rare, — ou ne lai I lernative : dormir ou se lîvr^ à dernier tiniemenl s*eal fail entend^ il! mi ères doivent être éteintes.
Esclave d*une cloche, voîlà la ^**tMi«!l fois elle sonne sa liberté : libre \ demie! Oh^ durant ce temps^ il est j k retient aucun pouvoir ne pèsm sv Mi^li ailes, il prend sa volée. Fersouae a'iilll | cher d'aller où bon lui semfate; fm\ Versailles ou Saînt-Germaîo, I^MJ tout visiter, il en a le droit ; nul ne ^i qu'il ne dépasse pas le temps lié, | tjon de la bicnbeureuse heure et f née pour redevenir un hûtnne il si ] ni plus tdt, ni plus lard, i l*tmre iils*4 berté, de rini ice tàminfaliM
LE MAITRE D'ÉTUDES
i safQt pour comprendre qu'une course rainerait é un manque d'exactitude, il ne tris. Que fait-il alors ? Le café lui ouvre ournal ses colonnes ; il lit la politique du pprend par cœur quelques-unes des rérnaliste pour s'en servir à l'occasion ; ou Ire d'études tourne à robésilc, cas excep- 1 médecin lui a ordonné de prendre de heur é ses jambes ! pendant son heure et art toutes les rues de Paris, et fait en tr en nage à la pension ; ou bien encore, :œur un amour heureux ou malheureux, percevez à l'impatience avec laquelle il at- Je son indépendance, à la rapidité inconiquelle il disparait dès qu*il est cnGn son aux pieds de son inhumaine plus ou moins nais le temps, plus cruel que toutes les nps court sans pitié pour lui, et Theure le nilieu d'une protestation bion tendre ou bien vive, suivant le degré de sa passion. ste coi, s'arrête, balbutie, et remet au Icrile son dithyrambe ou de sa diatribe, car ant il n'est plus homme, il est redevenu (. Le voilà de nouveau trônant dans sa pri- >, en attendant qu'il passe de l'étude au réfectoire à la récréation, de la récréation ii'à ce qu'r nûn le dortoir vienne lui offrir l'oubli de la vie régulière et monotone qui icer le lendemain.
itre d'études, le proverbe est faux : les it et so ressemblent. Ce qu'il a fait hier, ird'hui; ce qu'il fait aujourd'hui, il le fera QS que le jeudi n'arrive. Oh ! ce jour* là il ites-vous. N'en croyez rien. Il maudit le îs autres jours de la semaine, du dimanche il est de garde. On lui permet, il est vrai, r pendant trois heures, mais il est tenu ne longue chaîne d'élèves, chaîne pesante : se débarrasser, qu'il doit traîner pendant nade et ramener intacte au logis. Chaque -tant revient pour lui un beau jour, un di. s lejeudi qui précède, vous l'entendez parler le de sortie. Dieu seul peut savoir la quan-
qu'il forme pour ce jour fortuné : l'été, npagnc, promenades sur l'eau, glaces à T, déjeuner copieux, dîner succulent, concle; il a tout rêvé. Nous voilà au dimanche
est habillé dés le malin, il ne veut pas ire de sa journée. Jamais la messe, à la- [u'il conduise les enfants, ne lui a paru si rend coupable de nombreuses distractions î. Fera- t-il beau? pleuvra-t-il? voilà ce qui isivement, au risque de scandaliser ses
itte la pension. Dés huit heures il bat le T, dîner, promenade en liberté, il réajusqu'au spectacle. Mais au milieu d'une d'Achard ou d'une tirade dramatique de mais au moment où le vaudeville dilate lu pauvre maître d'études par ses saillies, onde ses lacrymales par ses effets les mieux ;arde à sa montre... Neuf heures et demie 1 llle! adieu, drame ! adieu, Achard ou Saintit tout quitter sous peine de coucher à la de perdre sa place. Le règlement de la : à dix heures les portes sont fermées à lui faut abandonner le plaisir, chercher à ntre-marque, et venir en courant présenter
de nouveau son cou au collier qui doit le serrer jusqu'à l'expiration de la quinzaine qui va commencer.
En récompense de son exactitude à remplir ses agréables fonctions, le maître d'études est nourri sainement et abondamment (style de prospectus ) ; en outre, couché sur un lit à estrade, chauffé au charbon de terre et éclairé aux quinquets. Il touche une somme mensuelle de quarante ou cinquante francs, que, sans pitié pour ses créanciers, il affecte à ses plaisirs de toutes sortes, et qu'il consacre à emb?Hir son existence pendant les deux jours par moi qui lui appartiennent.
Passer ses jours au milieu d'enfants qui l'obséJcnt, pose devant eux comme un mannequin habillé dont on se sert pour effrayer les oiseaux dans les jardins ; être un instrument à faire faire silence, est-ce là une vie? Le professeur se plaint; mais au moins, lui, il communique son savoir, il travaille en instruisant ses élèves; le répétiteur trouve des jouissances dans les succès de ses disciples; ceux-là agissent, ils ont un but, une pensée. Le maître d'études n'a rien de tout cela : sa condition est passive, et si passive, que je m'étonne que les législateurs, en accumulant les peines dans leurs codes, en infligeant la détention, la prison. les galères, n'aient pas admis comme pénalité les fonctions de maître d'études à perpétuité. Je crois qu'il y aurait eu peu de coupables d'une faute passible d'un si cruel châtiment.
Et pourtant il ne manque pas de gens qui ambitionnent une telle place ! Pourquoi ? C'est que bien des causes peuvent pousser un homme à cette résolution désespérée, à ce suicide moral.
Vainement vous avez tenté d'aborder tous les rivages, vous avez heurté à toutes les portes, vous avez essayé d'entrer dans tous les chemins; vous vous êtes fait tour à tour négociant, administrateur, soldat, chirurgien dentiste, homme d'affaires, que sais-je? vous n'avez réussi à rien, tout vous a manqué; l'incapacité vous a successivement rendu inabordables tous les rivages, fermé toutes les portes, barré tous les chemins; il ne vous reste plus d'espoir de succès en rien : — vous vous faites maître d'études. Vous avez vu votre jeunesse enrichie tout à coup de biens paternels ; sans souci de l'avenir, jouissant du présent, tous avez tout dissipé, fortune, santé jeunesse. Le désespoir tous saisit, il vous vient des pensées de suicide; au moment de les mettre à exécution, vous hésitez : une idée surgit en votre esprit, et vous dit que, sans se tuer, on peut se faire maître d'études; vous accueillez avec avidité cette pensée salutaire, vous suivez cet instinct conservateur : — vous vous faites maître d'études.
Il en est d'autres que ni l'incapacité ni la détresse ne poussent à cet extrême moyen ; la raison seule est leur guide. L'un a quitté sa province pour venir chercher à Paris une condition honorable ; il ambitionne l'éloquence de l'avocat, ou la science du médecin; il est pauvre, il est laborieux; il lui faut un état qui le fasse vivre provisoirement et lui permette de se livrer à ses travaux. Que pourrait-il trouver de mieux? Un autre vise droit à la toge du professeur, il ne rêve qu'hermine doctorale, et il se sert de cette position in6me de l'Université comme d'un marchepied d'où il s'élancera plus haut. Mais ceuxlà font classe à part : pour eux, celte profession n'est pas une voie sans issue, une impasse où doit s'enterrer leur vie ; ils ont une pensée qu'ils poursuivent, un but vers lequel ils marchent sans cesse, un avenir enfin.
Cependant chacun de ces hommes apporte au milieo des enfants qu'il doit surveiller un caractère différent. Tous tendent à se relever aux yeux de leurs élèves ; mais ils s'y prennent de diverses manières. Vincapahh
ZM
LE MAITIŒ D'ÉTUDES.
se vante sans cesse : i Tenlendre, il était destiné â de grandes choses, et ses malheurs sont le résultat d'un concours de circonstances extraordinaires. Injustice des hommes, caprice de fortune, fatalité, il vous demandera compte de son avenir perdu, et se gardera bien d'accuser son manque de mérite, qui seul Ta conduit à cette extrémité. 11 est apathique, lourd, inerte ; il dormira volontiers ^ dans sa chaire, sera sans force devant Tindiscipline, sans colère devant la paresse, et flnira par s'avouer vaincu dans la lutte qui s'engage toujours entre l'élève et le maître pour savoir lequel des deux dominera l'autre. Pauvre soudre-douleur, il est constamment berné par ses élèves et réprimandé par ses chefs. 11 sert de point de mire é toutes les espiègleries d'enfants sans pitié. « Je te parle, dit l'un, que je jette ma balle en plein dans le dos à m'sieur. — Je t'en défie, reprend un camarade, et je te parie trois feuilles de papier que non. » Aussitôt la balle est lancée avec force, et atteint juste le but désigné, c Ohl m'sieur, s'écrie l'enfant, je ne l'ai pas fait exprès; c'est chose que je visais, et il s'est dérangé. » Puis il s'en retourne en riant soos cape, et le pauvre homme se contente de cette excase.
Une fois qu'on l'a éprouvé par une plaUanierie de ce (enre el qu'il a laissé l'insulte impunie, il ne se passe
point de Jour qa*il ne plèvre avili vif gieuse de nichêt. Brosse ooapéefaïkM dans la poche, boulettes de pais isr teh ' porte tout sans se plaindre. El m fmmf . ves lui sachent gré de sa loogaiisiilé; ■■ a-t-il une révolte, les plus gros dictisasÉM les plus pesanU, Isnoés é U tels, mÈLfèi vous parle pas ds nombre inlai ds clB|if miers en herbe Uthographiem sv ki av^ quelque chose du modèle; mais lamlCliV nez tuberculeux, tanlAt une fift «ialîi* ment de sa physionomie, «I k Mloliril de ces inscriptions nrartfriitlqnsi : fllM
bien lOMce cadH-ià. fwl piffÊ^MÊl Cet homme, conslsmmenl en Mil aux reproches, pasi et traînera ainsi sa nbérahie «riUmaM arrive A une échoppe d*écrifiin MlhH pour être admis dans ma hespies mO^ protections. Vous le i
rarement 11 manqne à
dont le coUel el les msnrfcci sHI pailM perruquier, d il ms u^ ^^ osÉifSlli dentée de son • i
LE NAITRE D'ÉTUDES
B 'habit. Cette espèce du genre se pare de sa rae Antisthénes de son manteau troué, et se issophe. Une seule fois par an peut-être, le es se plaint de la vétusté de son ajustement : ff0 la fête du maître de pension. Il y a bal, nraais, après avoir vainement retourné son 1 9K les sens, il se voit forcé de refuser Tinvi- «^ retirer au dortoir, où le bruit de la fête ^s.ore. Il prend sa part du bal en insomnie » arst de son confrère, le ruine suit la mode son tailleur, et fait des dettes pour n*en siabitudc. Sa fortune passée lui sert à se po- B. élèves. Son caractère n*cst pas égal : il » ^ trop brutal; il ne punit pas ou il frappe L:^lesser. Et si l'on vient à chercher la cause
fureur, on la trouve dans les comparaisons .^mreux a faites tout le jour entre son passé ^i^BO^ition actuelle. — Celui-là est dangereux, ■r* avec soin.
g^ntres, à a>ux que la raison a faits maîtres ^ ont vêtus comme tout le monde, se mons- ment patients, parce qu'ils ont une espéz^veloppent de leur dignité à venir devant
Ceux-là méritent d'être recherchés; ils
crvnroerce assez agréable, et susceptibles de
iM. maison qui les nourrit.
. ^E3s maîtres d'études sont vulgaires; ce sont
^u métier. Foin de pareilles gensl n*en parft seul a des droits à notre admiration; à ce- »s hommages! à celui-là l'attention respec-
«pporte à Texamen des choses rares ! Il est ^rand, il est saint : c*est le maître d'études 1 Honneur à lui ! Nous le répétons, cette ese, mais elle existe.
1 , voyez cette Ggure grave et impassible, ce Sle, ce maintien composé ; écoutez cette voix
monotone, caverneuse. Que de soins ne lui • coûté? Â combien de travaux ne lui a-t-il L« livrer pour arriver à cette perfection? Â «s épreuves n*a-t-il pas dû soumettre son go- »btenir cet organe imposant? Et ce maintien ! B qu'il lui appartienne naturellement? Gardezmber dans cette erreur. Comme sa voix, son lat le fruit d'eiudes longues et pénibles. Et ce gle, et cette Ogure grave ! ne vous y trompez I sont pas non plus dans sa nature; il peut, e veut, avoir des yeux sans expression et une gniflante. Voilà où est le mérite, où est Tart, (énie : tout cela est acquis à grand'peine, tout mposé par lui.
omme ! 11 entre dans son étude : les clameurs éation cessent tout à coup, les bruits s'apai- Jiuchotements s'éteignent. Et pour obtenir ce trompt, si instantané, il n'a pas eu un mot à , pas le plus petit Silence! à jeter à la foule rien ; sa présence a suffi. Aussi, comme il jouit iroduit ! comme il se pose fièrement en chaire ! de ses triomphes ! il les chérit, il en est glo* m deviendrait fou de bonheur. Amoureux du d'il exerce, sûr de son influence, il se plait é . An moment où on s'y attend le moins, il sort, llude seule, la chaire vide; il s'éloigne asseï is être iperçu, mais pas assez pour ne point C'est alors qu'il ressent ses plaisirs les plus les les plus enivrantes; même silence à l'étude, t, pas un chuchotement ! Son esprit plane en- :ette salle qu'il vient de quitter. 11 est si heniDoment, qae toiu loi oflnriei une fortune.
un empire, la papanté, il vous renverrait bien loin, en vous disant, avec nne noble fierté : c N*ai-je pas mon étude? »
Comme celte salle enfumée lui plait! c'est son royaume; là il trône, là sa voix est souveraine. Son étude, c'est lui; lui, c*est son étude; il s'identifie avec elle; l'odeur de la classe fait partie de sa vie; car les classes ont cela de particulier, qu'elles ont une odeur é elles, qui leur est propre, et que nulle autre part on ne pourrait retrouver.
Ordinairement celui-là, au milieu des rêves de son enfance, parmi ses ambitions de jeune homme, s'est senti un vague désir d'épaulettes. A trente ans, il est maître d'études : ses rêves sont en partie réalisés, ses ambitions presque satisfaites. Il a un commandement, de petits soldats qui lui obéissent; il joue au général, il est heureux. Alors son discours est empreint de ses idées première? : il donnera une forme militaire à tous ses ordres. Entend-il la cloche qui annonce la promenade, il dira aussitôt : « À cheval I le boute-selle a sonné! » Veut-il punir un élève, il dira d'un ton sévère : c Aux arrêts! et militairement. » Un autre, un vulgaire, se serait contenté du simple mot en retenue. Quelle trivialité! Généralement aussi, en donnant un cachet militaire à toutes ses actions, il n'en exclut pas une propreté méticuleuse : il poursuit avec acharnement un soulier mal ciré, il ne pardonne pas une tache, et, il faut le dire à son honneur, il est bien rare qu'il ne donne pas l'exemple à ses élèves.
Le maître d'études par vocation, à cause de sa rareté et pour sa scrupuleuse exactitude dans l'accomplissement des devoirs de sa charge, est avidement recherché par les chefs d'institution. II le sait, il a la conscience de son génie, la conviction de son importance; et n'est-ce pas naturel? Malheureusement son langage se ressent de la bonne opinion qu'il a de sa personne, et tourne souvent à la prétention. Une chose qui le blesse, qui l'irrite, la seule partie de son état qu'il renie, c'est le nom qu'on y attache : maître d'études! quel titre peu sonore! quelle expression dépourvue de noblesse ! L'indignation le saisit à ce mot : aussi, quand il écrit en province, gardezvous de croire qu'il ajoute à son nom cette dénomination qu'il méprise; il signe membre de l'Université de Paris. A la bonne heure! voilà un litre ronflant ! voilà une qualité! On peut, on ose la dire : quel effet ne produit-elle pas sur ses parents, sur ses amis du département? Cependant, comme ce titre est trop général, son amourpropre en a inventé d'autres : demandez-lui ce qu'il fait, il vous répondra qu'il est préfet des études et cerueur des retenues.
Le maître d'études par vocation a des parties de son caractère qui ne lui sont pas propres, mais qui appartiennent à toute l'espèce. Parmi ces lignes distinctifs, le plus distinctif peut-être, c'est la sécheresse de corps. Le maître d'études est communément maigre, ce qu'on peut attribuer, soit à l'impatience continuelle qu'il éprouve, soit à la nourriture saine et abondante dont il se repaît. Sa figure et ses mains osseuses sont, pour me servir de l'expression technique, culottées par le soleil des récréations; et depuis que la révolution de 1830 a proclamé le régne de la moustache, il s'est fait un de ses plus dévoués sujets. Il ajoute cet agrément aux favoris qu'il possédait seuls jadis, et il y tient tant, que Ton peut dire, je crois, avec raison, que f si la moustache était bannie de la terre, on la retrouverait sur la lèvre d'un maître d'éto* des. » Sa tournure est roide et guindée; enfin, il a ce je ne sais quoi dans l'ensemble qui le fait deviner sous le costume le plus brillant comme sous l'habit le plus misérable.
LE MAITRE D*ÉTUDES
Voyez-le dans reiercice de ses foDctmns : sa têle est couverte d*unc calotte de drap noir ou d'une casqu€lte, dont il se sert jui^([u'â ce r^uVLle le qui Lie; il est vétîi d une redingote à h propriotairet ornée nucessairement de deus poches sur le côlc, dans lesquelles il introduit lialiitiiellemuirt le^i maijis; et son panl:i]on, presque livujours noîr au fond, mai^ gris en appziri^nce, el dépourvu de toute espi'cc de sou:^-i'it;ds, fjit de \ùm efforts pour timîbcr sur une botte oi'diniiiremcnt large, carnie et pou* di'êc.
Dû mt*nie qu^il n adopte un costuma pour son métier, il s'càl fnit un lang^ij^e de classe iful a pa^sù de l'un a Tautrt', et qui, revu, c(UTÎi:e at aujfmenté, a fijii par cornpo?îer un furmuiaire j^êjuiralenient suivi. Ain^îr, pour réclamer le sileucCf il vous dira qu'il veut tniendre une ^ mouche vokr. Dieu soit quelle quantité prodigieuse d'i<milâ Lions du famcui Qaos «jo.^. il a f>iite pour raf peler à Tordre . « Le premier qui parle.,, b et il s'arrcte, sur de NOn effet; ou bien : c Cent vers... n et îl ne nomme pas celui qu'il veut avertir, de sorte que, ^'i\ice à cette réticence ad roi te « cti^que élève voit les redouta blet cent vers suspendus sur sa té Le.
Quelqut'SHinSi mépri^nnL ccldng'ige traditionnel, cherchcut leur effet d^tus un mutisme conipleL. A un momeuL ou la dissipation i^emble vouloir fjiire irrupliriu dans leur domaine, iU bc lévejit Imit A coup, dtsneudent gravement de lYslrade, proinénciit (;;i et la des n^g.ards pesants, et, les niaiuii iirmées du falal carnet à punitions, qt^Us ap^^ pelle nt ambitieusement le livre rouge ^ ils attendent. Ainsi piïsé^ au milieu de l'étude, sans pronwcer une parole, ils inscrivent quelques noms sur te terrible livret. H est rnre que ce manège ne ]]roduise pas son elTet, et. û vous leur en demandez U raison, ils vous répond rnut urgueilieusemeiit : u C'est seulement parle Muç^'-fruid qu'on impose aux masses* SI j'éLaî^ï chef d'vui gouvernement, je uo calmerais pas autrement une émetiLu ] populaire. * *
Une chose certaine, irrécusable, une de ces vérités qui acquièrent force de loi, c'est que le maître d^ëtudes
î«ftaM|,J
est siseeplible t tdâ i» 1M a ff«j le eîet tous pré) 'fe A'wm i d'études j II ¥i i kiidn fn veiller à lu toui re dt «Ml d un mol, au risque de 1 sa (sufceptibiliié se tiendrt compte de chaque malp éi i eipresdon. Et^ pour preiif^4 vcrsation :
« M. Scribe esl un du ton di; lu plus vite des gens qui oseiiL appeler i
■^ Mais il y en n ~ il est fort malheureui pouf ] difLÉrente.
^ Ce qui veut dire que je | repartit aigreme Ht le mailrei'l bien, mais je m'en SDUCte. rorti spirituel UD homnie qui «kritf pmt rim en faire, — rnmoh à
T en e^- VOUS donc sur voi gtnk» j tentîon à ne rien dirF qui pm^ki charmera de sa eouTer^atioit tcs^l pourrez le dôsirer, et cela sans mrvM rive souvent qu'il se montre ddi et 'jx£i{ domestiques. Doit-oa s'en étonur^l d'une pension, le maître d*étiide$iî^4 bien le moias qu'il use de son 4Qt«^ i fmeurs qu'il nit. H le fait doiic 1 qui se dédommage.
Mal^é celu, et  cause de i tre d'études éveille toutes me hautement, et je rois avec [ chaque jour, grâce au goîu qocldl portent à eiclure les incapables éi nal d'hommes si utiles. Eipéreni f« 1 ne reparaîtront plus qu'a de s'erfaceronl nnâme tout a laît [ de cette partie recommandalile ieluiot"
te
-i ^ Vt^cnt
LE MODÈLE
É. DE LA BÉDOLLIERRE
oulcz-vous un Sparlaciis, uu César, un Cicéron, un sainl Etienne, un Glovis, un Molière, elc. ? Souhailez-vous faire revivre sur la toile une notabilité quelconque de i*antiquitc ou des temps modernes?
Vous faut- il un baron féodal ou un serf, un Européen ou un sauvage, un martyr ou un Jupiter un discobole ou un soldat de la RépuMiquc Allez-vous-en dans une de ces rues sales et dont fourmille notre belle capitale ; montez • qui tient le milieu entre une échelle et un agnc, et là, au fond de quelque grenier, vous a notabilité demandée, le saint, l'empereur, lOoXe, le guerrier, ad libitum, dans la pernodêle.
èticr! D disent les misanthropes. Non pas,
s'il vous plaît. N'exige- t-il pas un concours
physiques que la nature accorde rarement à
même individu ? celui qui Texerce n*a-t-il pas
roîts matériels à notre admiration sous la
cache ses formes herculéennes que ces élé-
ugris dont les charmes sont dus principale-
ibileté d'un tailleur? Le modèle ne fait-il point
îgrante de la matière première mise en œuvre
itre ou le sculpteur? nccoopère-t-il pas cssen-
à la création des tableaux qui tapissent les
os musées, des statues qui se mirent dans les
I DOS jardins publics? Vil métier! allons donc!
Is homme de lettres, je voudrais être modèle.
lire, si Ton estimait une profession d'après ce
pporte, celle de modèle serait des plus secon-
daires. C'est moyennant trois francs par séance qu'il endosse ou quitte toute espèce de costume, tient la tête » haute ou I«'.s yeux baissés, prend Tair doux ou terrible, avec une infatigable docilité.
Autrefois on accordait au modèle le déjeuner en sus du prix convenu. Attablé sur le poêle., à côté de l'artiste, il absorbait du vin et des vivres d discrétion, ou plutôt sans discrétion, et c'est pourquoi l'on a Gni par lui supprimer totalement le repas du matin, comme abusif et fruslraloire.
L'artiste était en tenue de travail ; il avait sa blouse multicolore, son bonnet rouge, sa palette à la main et sa pipe à la bouche. Le modèle, après avoir déjeuné le plus copieusement possible, se déshabillait lentement, et commençait ses exercices.
— Allons, disait l'artiste, donnez-moi l'expression : le cou renversé, les mains étendues, les yeux au plafond; n'oubliez pas que vous tombez mortellement blessé.
Le modèle obéissait; mais, au bout d'un instant, sa tête retombait sur sa poitrine, son corps s'a (laissait, et ses yeux se fermai< nt involontairement.
— Posez donc ! Posez donc 1 criait l'artiste.
Le modèle se réveillait en sursaut, et balbutiait quelques mots d'excuse sur la difûculté de sa digestion, dont il ne tardait pas à donner une nouvelle preuve en se rendormant.
— Posez donc! sacrestie! posez donc!... Bien, c'est cela, nous y sommes.
Le modèle n'y était déjà plus, et le peintre jurait, tempêtait, jetait de fureur sa palette et ses pinceaux.
— Dame ! lui disait le coupable, croyez-vous que ce soit divertissant de tomber mortellement blessé pendant trois heures de suite ?
C'est donc pour éviter une somnolence importune qu'on n'octroie plus au modèle que ses trois francs, nourriture non comprise. La modicité de cette rctribu-
LE MODÈLE
tioD ne lui permet pas de n*avoir qu'une seule corde i son arc. Il est obligé de faire comme les abbés de la régcnce, qui dînaient de Taulcl el soupaient du théâtre, ou comme les négociants cumulards des petites villes, qui sont â la fois perruquiers, aubergistes, épiciers, marchands de Tin, de son, d'avoine et de sabots. 11 pourrail jouer dans chaque atelier la scène de maître Jacques et de l'avare.
— Pardon, monsieur, est ce au colporteur ou au modèle que vous vous adressez?
— Au colporteur.
— En ce cas, voici de la parfumerie de premier choix, du savon de Windsor, des foulards de l'Inde , des cuirs à rasoir, des gravures de Rembrandt, des moulages d'après Clodion ; puis, ajoute-t-il mystérieusement, des cigares de la 'Ûavanc, mais des vrais, ma parole d'honneur, et du tabac de Maryland, qui m'arrive de Belgique à l'instant môme. Voyons, achetez-moi quelque chose ; je suis accommodant, et, si vous n'avez pas d'argent, vous me donnerez vos vieilles bottes.
Quand vous ne faites pas d'alTaires commerciales avec lui, le modèle se débarrasse de son évcntaire, rengaine le mélange de sciure de bois et de copeaux qu'il débite en guise de tabac de contrebande, et vous demande â poser pour la tète ou pour l'ensemble, suivant sa spécialité.
Quelques modèles sont cordonniers dans leurs moments de loisir; d'autres coupent les cheveux; d'autres encore quittent Paris le dimanche, et vont dans les fêtes de village jongler en qualité d'Alcides du Nord, ou dévorer des volailles crues à titre de Nouveaux-Zélandais. On en voit encore, couverts d'un maillot couleur de chair el dûment empanachés, faire gémir la peau de vingt tambours et les oreilles de leur auditoire, sous le prétexte spécieux qu'ils sont sauvages. Que la civilisation nous en délivre !
Les jeunes modèles chantent, jouent la comédie bourgeoise, se disent entretenus par des femmes de députes, et sont toujours sur le point d'être reçus â l'Opéra-Comique. Les modèles â barbe font des commissions et cirent les bottes; ce sont souvent d'anciens militaires, qui racontent la bataille de Champauberl, et crient : c Vive Vempereur I » quand ils ont bu.
Il y a des modèles de toutes les nations, des Français, des Italiens, de Savoyards, des nègres, et surtout des Juifs. Les Juifs pullulent depuis quelques années dans les ateliers. Ils ne voulaient jadis poser que pour la tête, mais cette pruderie n'a pas tardé à s'apprivoiser. Le peuple qui possède, non moins que les Gascons, la faculté de pousser partout menace de monopoliser un métier qu'il avait dédaigné longtemps. Tant pis pour les beaux-arts !
Car la race hébraïque est naturellement mercantile, et, pour être bon modèle, il ne suffirait pas de n'avoir en vue qu'un faible salaire et de mettre son corps en location ; il faudrait donner preuve d'intelligence et de sentiment, comprendre la pensée de l'artiste, s'inspirer du but qu'il veut atteindre, se faire acteur mimique dans le drame qu'il va retracer avec les pinceaux ou l'ébauchoir, évoquer devant lui par le geste, par le jeu de la physionomie, par l'attitude, le personnage qu'il a révc, el contribuer à la perfection de l'œuvre en en facilitant l'exécution. Voilà ce que devrait faire le modèle ; mais une pareille tâche est généralement au-dessus de ses forces. Il se contente de prêter à celui qui l'emploie une forme extérieure, et semble se croire dispensé de qualililés intellectuelles. Il cherche autant que possible à s'identifier avec un mannequin ou une statue; il est en
*fÊéMà
nuyeux et eonayé. Il bil wmmèSKt^i fait ses pensums : oe1iii-ciafaylmii«f là se sert de ficelie», c*est-i-6«.ci^^ divers procédés imaginés peor eRB*»| la séance, pour tromper rennnlennÉfci varier la monotonie.
Ainsi le modèle en arrivant tire ■■■( n'est point remplacée par nae i de-pieté» et tous fait voir [ onze heures précises. Ficelle!
Il admire longuement tùinmk^ votre tableau produira le pba vous prophétise on avenir ni«Kli
Il se déshabille avec aatantè»!
en faudrait si son pantalon [ tons nécessaire pour le fixer i
S'il pose assis, il se tronve ndu leuil, el lait de son coussin len^i eommodo et incommoda; û sob I par une corde qu*un anneaa itteii plaint qu'elle le meurtrit ootrapisas*!
l'on a placé sous son pied une bâfbii pour lui tenir la jambe en FMctfni.^ de l'écorce rabotruse avec son oriciLU |
Il dérange les draperies dont mii le plaisir de les replacer; il a trop asiiij il est enrhumé du cerrean, et « :
ment. Ficelles!
Un certain Bréchon, mortdcfài avait inventé une ficeih pour b^î ment mérité un brevet. Il savaiCéfiCffhs pu lui causer la présence de rar.isSf.tfi ne se trouvait pas é son atelier njevtf*^ qués. Bréchon, ne Toulant pasperèffli habillait sur la porte et posait sir Ta '
—Que vois-je ! s*écriait une ëépaUfàn blemcnt sans songer an spectade dait au passage.
— Ne faites pas attention, Miw; ti droyé.
— Quelle horreur I disait la ndhi en rentrant ehex elle.
— Eh bien ! qa*est-oe que voai ■§« vons dis qne ceci vous représcale Ijai
— C'est affreox! répliquait la ncBil vous prenex notre escaliar pov TèÉ Nous allons voir!...
Il (allait la puissante intervente fep traindre Bréchon â quitter laplan;BÉM ne manquait jamais de rédancr la pà^ extra portas. Cette ancedoCe mais, pour la faire comprendre» li Bréchon était un peu fbn.
Plus le modèle est vieux, plHlafe| service, elles se multiplient rhumatismes : l'âge le rend c de conseils. Tableaux et scnlplHfs. Itf œil connaisseur, décide do mcrilatail laye de l'aotorité des grands i travaillé.
—Ah! mon»enr,dit-iU*artaliB' le voir du temps de Napoléon! japHd pour M. Guérin. pour M. Clioértf de Ihmeox peintres ! coohm Us t ~ contours! comme ils caknlakit 1»| faisaient r' de '4qmo a prenaient i s ie modela, Is II i
diaient du ma ; ; aolr : mita ka
LEHUDÊLE.
i hîaireautée, unie comme une glace. Dans nous ne pouvions fournir aux demandes des is aujourd'hui le métier ne va plus; tout
ont avec les élèves en loges, qui concourent id prix de Rome, que le modèle Irnnclie du Telle est sa pciiélration, qu'il signale dans m-seulemcnl les imperfections qu'on peut y is encore celles qui n'y sont pas. Il prévient ' an avis ofiicieux : la tête est mal emmanras sont trop longs; le torse est écrasé; les s'attachent pas hieu. Il est plus classique ird de l Institut, plus rigoureux qu'un memd'admission, plus exigeant qu'un bourgeois faire son portrait, trouve les ombres trop Irme qu'il n'a jamais eu autant de noir sur
mTf vous m'avez mis sous le nrz une gi*osse nis observerai que je ne prends jamais de
cadémies, le modèle se présente sous un as* Térent. Une académie de dessin est un lieu ants Raphaël, les candidats à la succession icnnent, moyennant une rétribution légère, indre ou modeler d'après nature. Leur salle
de réunion est une vaste pièce carrée garnie de gradins en amphithéâtre; au centre s'élève un piédestal en bois blanc, au-dessus duquel une lampe est suspendue : c'est sur ce tréteau que s'installe le modèle, cxpo'^ant ses muscles aux regards , à l'étude et à l'admiration des rapins.
Tous les lundis se débat une question importante : il s'agit de décider quelle sera la pose du modèle durant le cours de la semaine. Le torse sera-t-il en saillie ou masqué? courbera-t-on les jambes ou les développora-t-on? l'altitude sera-t-elle simple ou maniérée? La discussion s'échaulTc, les essais se succèdent; les plus criards, et quelquefois les plus habiles, finissent par l'emporter. Dés que la pose est arrêtée , le tumulte ces<e, on s'installe, on taille les crayons, ou préparc les palettes, on masse l'argile ou la cire. Chacun jouissant à tour de rôle du droit de choisir sa place , ceux qui ont les derniers numéros se résignent à copier le dos ou le profil du poseur. Le silence se rétablit, pour être interrompu bientôt par des chansons répétées en chœur, par des plaisanteries plus ou moins spirituelles, plus ou mains grossières. Le modèle y prend part : il risque un calembour, il débite des gaudrioles dignes d'un vaudevilliste du Palais-Royal, il emprunte des facéties au catéchisme poissard ; ai les cris de Poses donc! ne viennent pas l'inler-
Pasiff Imp. de Cdo;iird Blot, rue Saint-Louis, 4a.
LEMOneLB.
rom|ire, il provoque ooe innenw hilarité. Aussi, dorant le quart d'heure par heure qoi lui est accordé pour se re|»oser, rcçoit-il de la reOinnaissAoce publique un tribnt de ridre , de bière et d'ean-de-vie. On épuise li buvette pour assouvir sa soif inextinguiMe , car le mod*rlc partage avec \w musicifrns, les f^impiers et les cochers de CacTC, le privilège d'avoir le gosier toujours sec et Tcstontac élastique.
La ]ilus rr'l.îbre acailcmie est celle de Sîiîs«e , située Kur le quai des Orfèvres, au bout du pont SaintOficbel. Ex-niodèle relire du service, Suisse fsl aujourd'hui pein- Iriî en miniature et professeur de d<^^j»irj. Son humeur joviale ('gayc ses élèves; quand il remarque parmi eui un (rrand nombre de noiiv(;aux , il affiible son mentOD imberbe d'une barlic blanche po-liclie, frappe humble* menl à sa porlr, et en Hilnut dit d'ime voii cassée : c Pardon, nicssieur:», auricz-vou.> besoin d'un modèle i barbi!? »
Celle charge oblicn! lo*ijour% un ^raud succès.
(/(•si dans b:s académi-is qii'on poul pa ser in revue les modules qui. s'èl'vanl andf: ^iu de la foule de leurs rollc{{ues, siî sont ac |ui> \uiu ri':jiiil.:lion fnirluense : celébrilcs ({uc personne nt.Tonnail, illustrations qui naissent et mrurenl dans l'dbsciirilè. dont les noms, fameux dans les ateliers, sont nmiiil'''lf;menl i.^^norès du public. Là, vous voyez en pnmicn; ligne rilalien Cadamuro, dont la carie de visite porte :
Cadavour , roi des modèles,
cl auquel personne ne dispute celle honorable souvorainolé. C'est le vétéran du nieller; et, bien qu'il ail eu qiiaranle-cinq ans jusqu'en 183(>, les ravages du temps loMi.î^cnlâ se d»*rlarer sexH^MMinirc. Uemaniuez qu'il ressemble à Henri IV, cl que, pour compléter l'illusion en j(M.;'nanl l'analogie de la eollFure à celle du visage, il rel.:ve le b.ird anlérieur de son eliapeau. Cadamour pose poiu* la lêlc dVxpression, los muscles, les veines et les «//fTcs. Qunnd M. G'erdy. on tout autre professeur d'aii.ilDOîie, a lMS(mi d'un crorrhc virant, c'est Cadamour qui nMuplilrelhîfonrlion.et il vous dira qu'il s'en acquitte «!<' ni lui Te à laisser de pnifonds souvenirs dans l'esprit d»'s rludianls en médecine. Cadanio ir |Oscra jusqu'à sa dt'riiiére h ure : un même instanl inlcrronqira pour lui l.« crMMN d'une séance et relui de la vie ; il mourra à sou j!i-ie, et passera l)nis(pienienl de la table de l'académie sur celle do r.imphillu'âlre, ce lV;re-Lacliaise des pauvij ^. afin de rendre service à la science après sa mort e*»i::iiie de son vivant. Il no restera pour per|icluer son > . iv( iiir (prune inlcrminable chanson qui commence aiii>i :
Ain : 0 pf^citor tklVo'ida,
Le |»'n"î Ih' .11 (les luoil-jlos,
(/iiiiriiour, Oui jMts' .lYvc fuilics,