‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 126 sur 269 · LA SOEUR DE CHARITE · texte numérisé non relu

LA SOEUR DE CHARITE

fctnines au monde, une grande dame et une sœur de charU6. Ouij lorsque iUdole de vos révei, 1t chimère de l'os adorations, votre ange, votre étoile au ciel, cette femme tré^- poétique, mais qmtraurê une migrame imfiertînente, un rtiume de mauvais goût, devant qui l'on n'ose tousser et dont on ae cache pour mourir, lorsque «iHc^li vous apparaîtra comm« un mythe usé, une crue tie déceiition, un symbole d'égolsmei qu'il ne vous restera plus qu^une duchaase à aimer, dans cette femme alors vous comprendre! |»eut-étre que h femme n'est pas née tout entière pour être aimée, et qu'il peut exister quel* <iue part une sœtir de charité, rendaut tout ce qu*OD |irodigue à d'autres, santé, jeunesse, amour, croyaocei, %^ctlles, tout enDn^ La richesse se crée une sœur de charité pour le temps ou le cœur lui-même a des rliumatisnies. Don Juan, devenu vieui, impotent et paral]ftique, se rejette dans les bras d'Eliise, qui était entrée ^n couvent, et il Ten retire enfin légilimement pour en JXire une sœur de cliaritè. Le grand siècle vit Molière lui-même, délaissé de la noblesse, du clergé, de toutes les grandes dames, do tous lea petits marquis, de Louis XIV enÛu, de tout son monde à lui, expirant dâus les bras d'une sœur do chanté.

La sœur de charité habite une tliébalde, une nécro- |tole» la cité des malades, la cité des morts, Paris lui oc* traie ses pauvres, ses ioEirmes, ses moribonds, tout ce dont il a usé su Cil s^t m ment, dont il veut se débarrasser â tout prit, qu'il vent rejeter de son sein. La sœur de charité prévient la gangrène du cort»s î^ocial; elle combat la lèpre de la pauvreté et procède par é monda lion au maintien de l'hygiène publii(u*3. înut ce qui est encore jeune, vigoureux ou seulement valétudinaire, tout ce <]Ut peut rendre encore qutli|ues i^ervices, t^jut ce qui est matière â exploitation, n'est pas de son domaine.

La Sieur se lève de très-bonne lioure; son premier .^iii est de faire préparer la salle pour la visite- Celle lîpènilifln demande un tel concours d'iictiviio, de pro- |jrcté, de mén^g^tmcutij tt de précautions hygiéniques, 'f.rclle pré'iupiosc des gnlces d'état chez la sœur de diarîlè. Ccus des lits qui peuvent être laits le sont surti-duuup; l'air est renouvelé, la salle écluiufl'êe en hivtr, i-s pîm[mts sont cirés; le tout en un clin d'triL Après î-.fs tr:ivaiii préparatoires la sceur fait la prière, et on , a tend h vigile du médecin* Les administrateurs u'ont 'ptc de l:i déférence pot ir la sœur de clinriié, \ù^ niédct'îjisontdu respect i les internes s*en rapprocbcnt par nue communauté de devoirs et de sympathie. Quand k ,-^i'ur est peu coutenle de son médecin, il s'élablit, d'elle à rinterne, des rafijiorts plus étroits qui tournent tous au I in dît de ce dernier, La nature de la femme se t ni bit chez ta sirur de charité par k degré deconOanee qu'elle ciCCm-Je â l'idlerne, et ]>ar les kuins bienveillants et ingéliU'uî qu'elle apporte û MnipllUer ses foncttona, à lui al- U*^vt h tricbo de chaque jour. Le médecin reste, pour i'ijir et Tautre, une sorte de pouvoir ofliciel qui préside Kriilenient [lour Icsi; prescri] liions ù un service dont l'iu*teriie et la Mtur se part%i|çcnt les détails à l'amiable, et €vi arrangement ï^ouHt d'ordinaire à tous les deui eu pruLilaril ù tout le ni onde.

Le talent spécial, la supériorÎLé réelle de la sœur con- ^î^te en dît t n embrasser ren^eniblc et ks détails du L^nrvice dis malades et de TlnipiraK Quand le médecin a J<^lilé .>tm chapelet de prescription, c'est la sœur qui veille avec une ninémotcchnte admirable, avec un zële <\\ùm ne saurait trop louer, à l'emploi des remèdes. >léik'eine} pharmacie, bains, ai t m enta ti on, elle embrasr^e louL, elle rend tout précieux par le mérite de Tâ-propos dans L'eiêcution* Il luut d*abrird savoir que dans un h^

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maladie, et ell€ remplit loivat h i eonsolateur et saaveor. &4 de la sœur de ebarité^ et reux de pouTOtr placer id la hi| graver en toutet lellrei; aiiilii cette désigna tîQii modeila alni milieu de ses r0Qctioiii i ment la mère de la ciUe I

NoAb II ptiilosopliie i lève A le hauteur du C charité. Sans elle le jûuraéet une journée tout nement prescrit le matin, âésU..

La soeur de charité remplit 1 pare toutea les n^ligeoeee* «I inépuis^ible empressemeot bi exigence!, i des caprices dei dans le règlement^ n'eu NBtpi de rètre souCranC.

En général, il j a pour la deui époques; il f a deux M mère et une sccur ; il f a itiiJei fii qui repose sous la cendre da i

Le noviciat de la sœur eatrfaplii charité. La jeune sibut de ehanilÉil core toutes ses crojancet; Umk n*a tempéré encote rauitén n am prises avec no siècle impie reut en matière de relîgiiNi.

des conrersioûs. KUe éCablU é et son zèle, trop souf ent i entre le médecin et le i un juste et un pécheur i père Bourdaloue ptteliiit < selon nous, da ne voir fse te 1 pital, tout en laiasant é ' "*" sbn.QnarriTe-t-il, eneftcdail^ taib, les atteutions, les i

aux âmea repentantes sodIl

crisie. De It naît noe espées et i îie convertir â un bon triiteBeiil et il de leur componction. Il y a, â 11 , téjf de cireouiiUtDcep de banDet<îiafcn pccbés commis â force de n^ea | il y a des contrefiçons de i tion qu il ne raudrail pas prèodn L*liypocnsie est la friponnerie ia comme on l'a dit à tort^ vertu.

La mèri met, au contraim, da kl zèle, de rimpartialîtè ci^me dans ses eihortatioiis; tUa Utl non la piété, dans sa salle ; die a i trative qui embrasse tous les ed s'étend sur le pécheur r^ienlai endurch Elle a un devoir i ^ durer longtemps. Son séïe, pev i d'être modéré; sa charité, poqrlL, être spéciale» et les bienlkiis, Milil répandent sur tout ce qii*U y a f vice. Elle sait rel^ «b "

liréîience par uoe were B U se manifeste par en tien de J plus celle d'an ai^ da «

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