LA SŒUR DE CHARITE
a cœur a vieilli ; non, il s'est forme. Elle agit ect et par la persuasion, elle est femme ausur de charité.
te ministère que le sien, toujours renaises mômes formes repoussantes, toujours ac* QX agents infatigables : la maladie et la mort ! lit vainement de rapprocher le tableau d'un our de tous les dégoûts, de toutes les souftous les dévouements, du spectacle pompeux brillant rendez-vous de tous les égoïsmcs et les vanités de Tépoque ; ce serait môme un se-indifférence publique de parler seulement le Paris. Il a fallu tout l'art du pocle national * le type de la sœur de charité au niveau de actrice. Nous sommes de ceux qui pensent lus d'une lieue entre Thôpilal Saint-Louis et royale de Musique. Les thé.1trcs, dira-l-on, sements publics, payent un tribut aux hôpiroulons croire que la perception de col impôt juste, la plus raisonnable : voyez pourtant or qui en provient est égoïste, comme il le sympathie entre ceux qui meurent ici et e réjouissent là-bas. Sait-on cependant par es intimes la vie de luxe et d'eni\Tements le ville se lie à sa vie de souffrance et d'expiai rhôpital même que vous saisirez le secret grands contrastes. La sœur de charité est la cet Hôtel-Dieu où le proléuire meurt victime I
du travail, la courtisane de Végolsme des sociétés. Née du christianisme, la sœur de charité en est l'expression la plus touchante ; elle en a conservé les vertus primi* tivcs, le zèle évangéliquc; elle en embrasse toute la sainteté. Ange penché tour à tour sur un berceau et sur une tombe, elle veille seule au salut du pauvre, ce réprouvé du monde actuel. Elle accepte en esprit et en vé* rite l'accomplissement des pieux devoirs de sa vocation ; elle seule peut-être a recu(?illi l'héritage du Christ, et seule est restée fidèle à l'anathcme de la pauvreté.
Suivons encore la sœur de charité dans l'exercice de sa tâche quotidienne. Elle est , disons-nous , le pouvoir exécutif de l'hôpital, et, à ce titre, elle en tempère 1? législation. Elle est placée, en faveur des malades, entre une philanthropie ofiicielle et un scrvilisme crapuleux et escroc. L'administrateur qui possède un fief dans chaque hôpital, l'infirmier qui tire une rente de chaque malade; l'un distribuant le bien-être en gros, l'autre vendant la sympathie en détail , ne doivent rien avoir de commun avec la sœur de charité. Le personnel du service subalterne des hôpitaux , privé de zèle évangélique et d'un salaire suffisant , se recrute dans la classe la plus vile et la plus abrutie des domestiques sans emploi, rançonne les malades en leur inspirant le plus profond dégoût pour une administration qui devient ainsi un réceptacle de vice et d'immoralité. Discipliner les malades et les gens de service, autant que ceux-ci sont disciplinables, est le premier soin de la sœur de charité. La sœur de cbarité