‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 136 sur 269 · B. DURAND · texte numérisé non relu

B. DURAND

eut-étre avez- tous remarqué quciquefois, sous les ombrages soi-dis*int frais des Champs-Elysées, au milieu des solitudes de TObscrvatoire ou de la barrière du Trône, deux lignes parallèles de spectateurs, lignes mouvantes qui s'allongent dans toutes les directions, qui serpeulentdans la plaine, qui s'écartent et se rapprochent, qui se dissipent et se reforment incessamment, et au-dessus desquelles on T, par intervalles, de petits globes noirs pabombes, mais à des bombes qui n'éclatent rlîs que, â travers les pieds des spectateurs, >bes semblables roulent, se précipitent, et >iit le désordre et la confusion, x-vous avec précaution et mesure. La prcciufts pour vous : elle est pour ces globes vagai vous arrive d'en heurter queliiu'un au grand a vos jambes, vous recueillerez, pour excumarques de compassion, mille reproches, lestions, mille injures. Oserez-vous bien vous coup que vous avez reçu? Votre coup 1 eh ! t, il ne s'agit que de celui que vous avez fait

&re de dédommagement et de consolation, K>leau que vous avez sous les yeux. Les boni les honnêtes et placides physionomies de :y* il n'est pas permis de s'y tromper : ce sont, part, d'anciens négociants qui ont passé par ribulations des fins de mois, et qui, retirés ^venu, comme le rat dans son froni ge, n ont ci que les prédictions du baromètre et le cours

h, le corps penché en avant, le cou tendu.

Le soleil brûle leurs têtes. Le froid roHgit leur nez et bleuit leur visage : Ils s'inquiètent bien du froid ou du soleil! Trop long! disent-ils gravement: Trop court! disent-ils encore d'un ton doctoral ; et ils resteront Id, se passionnant pour telle ou telle boule, et suivant d'un œil exercé les diverses chances du jeu, jusqu'à ce que le jour baisse et que l'heure du diner approche.

Alors vous verrez le cercle se dissiper avec regret : ces braves citadins s'en retourneront lentement à hur faubourg, emportant des émotions, des souvenirs, un fonds inépuisable de conversation et un violent appétit. Voilà une journée bien employée !

Les joueurs sont dignes des spectateurs. Examinez celui que Charlel a placé sous nos yeux. Vous le voyez : le joueur de boule doit avoir de quarante-cinq à cinquante ans; c'est pour lui la belle saison de la vie, l'âge do la perfection ; il a conservé la force qui exécute, il a acquis l'expérience qui dirige. Car, ne vous y trompez pas, vingt ans d'études et d'txercices assidus ne sufûsenl pas toujours pour former un joueur de boules de quehiue distinction. *

Regardez bien celui-ci : vous lirez sur son visage, dans son attitude même, toutes les tribulations auxquelles son âme est en proie ; il est sous 1 inQuence simultanée des deux plus puissants mobiles du cœur humain : la crainte et l'espérance. 11 vient de lancer sa dernière boule , elle roule devant lui, et vous pouvez en suivre le mouvement sur sa physionomie; il la couve, il la protège du regard ; il la conseille, il voudrait la voir obéissante à sa voix; il en hâte ou bien il en ralentit la marche selon qu'une ravine ou un monticule l'arrête au passage ou la précipite à une descente; il l'encourage da geste, il la pousse de l'épaule, il la tempère de la main; suspendu sur la pointe du pied, le bras tendu» le visage

LE JOUEDR DE UOELfS.

animé par une foule d'émotions direr!«es. il imprime à son ror|is 1c<( oiidiii lion:^ 1e« plus bizarres. On dirait qae son Amt» a pnssô dan^ sa boule

Si rimport.mci» d'un jeu se mesurait aa degré d'intêr<^t f|(i on y apporte, le premier de tons, sans contredit, serait lo noble jeu de IkimI^^s. (Ihei ceux qai se lifrent i cet amii>em"nl. ce n'est pas sealement un goit prononce, c'e^t une pa>sîon vériliWc, c'e-^t une sorte définalisiiie. Si le fameux mnîire à danser Marrel a pn s'écn>r : a Que «le ch.")>»?s dans un menuet 1 » que n'eût-îl point dit >'il eût i-arlé d'une partie de boules?

Tout•^fois il ronvient, ce me semble, de s'occuper de l'cTme avant d'arriver au piierrier. et de f.tire connaissanct* avec la théurie avant d'en suivre l'application sur le terrain.

Sans retracer ici l'histoire de la boule, qu'il me soit permis de faire observer qu'elle joue un rôle importiot d.ins la ctimposition de cet univers, et sur cette terre en particulier. Les arts et les métit^rs ont leur boule spéciale; les arcliilectes connaissent la boule d amortissement ; les ch:tudronni»?rs donnent le nom de houle a une enclume rond»' ; le fotirbisseur, à un instrum* nt en bois de ce nom; la maréihalerie cite ses btmles de licou, et l'art du metteur en œu\Te ses houles à sertir; entin il n'est pas de chasseur un peu exercé qui ne sache ce que c'est que la houle du chamois.

La balle et la billt», si chères aux écoliers, ne sont que des diminutifs de la lioule, dont le ballon est un«' ampliation. Si la boule ne ré<rne pas seule dans le jeu de quilles, elle en e>t inconte>tahlement l'Ame. Que fericxvous de vos quilles, symétriquement plantées, sans la boule indisftensable à les abattre? Qui sait »i. dans une pareille cUr'mité. les joueurs de quilles ne se verraient pas réduit< à implorer l'iissistance d'un chien, malu'ré leur inimitié proverbiale pour cet intéressant animal?

L'anti'iue jeu du mail, qui a donné son nom à une me do Paris et à tint de promenades dans nos provinces, consistait en une boule d'un bois très-dur qu'on lançait à Ttiide du mail du maillet: ainsi en est-il du jeu de h paume, qui tombe chaiinejour en désuétude, et do jeu de billard, auquel nos écoles de droit et de médecine ont fait faire, dans ces dernières années, de si prodigieux proç:rès.

Entnz dans un café; le billard est inoccupé « les queues sont à l'abandon. Où sont les billes / le maître de rétablissement les a dans sa poche, et,aTecellc$, tout le jeu de hillard.

Si. vous associant aux jeux de vos enfants, tous leur jtermcttcz de gonfler une gouttelette d'eau savonneuse suspendue à rextn'mité d'un chalumeau, c^est une boule qu'ils produisent infailliblement; savant enfantillage aurpiel se livrait Newton quand il étudiait la théorie de la lumi -reî

De tout temps la boule a joué un rôle fort important dans la jolitique; elle a donné son nom aux bulles des papes en pré tint sa forme aux sceaux qui y étaient att:!ché^; il en fut de même de la bulle d*or, sur laquelle s'uppTiva .si lonpemps le droit public en Allemagne. La pn.'nii«re boule d'or dont l'histoire ait consacré le souvenir c>t -elle que Tarquin l'.Ancien donna comme insigne à son lîl.?. et que celui-ci portait é son cou. Aujuurd'Imi ce sont les boules qui gouvernent dans les états consti* tuiîonneU; elles y décident de l'adoption ou du rejt t des lois ; ellf^s consolident ou renversent un ministi-re, et c'est une assez belle gloire! 1^ mot de Inouïe a conquis en outre un sens moral, et vous l'entendez chaque jour au liguré. Dans le langage populaire, onhjnoredu nom

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MiodK

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fftt- lew ,

iistrlhoée pvvh»^

Toat ceh csl bîes ^inkmmi boales; oo voit eombîn fl ps avoir besoin d>a rien cbj si bien recoonne pn la

consacrer na chapitre.

Ecootes ; je dte teitie« « On jone le jeo de km trois, on même plus, avcr dioaire. I^es joaears fxot ki dre dans la partie, a leva approchent le plus près 4a ^ points qu'ils j ont de boaki fai boaU d*une espèce faOcelm lite berge de chaqoe ekl^m ses extrémités par oa pHk hna Quand on jooe, si qaelq* jm recommence. D n'est pupfai faire rouler la boule dbnîlip.i cune façon, sons peine ée ^ t qui est entrée dans le aaniai poor revenir an bnt ne cmfÊtf avant son toor recoiaf sff.âra qui a passé son tour pcpl mtmV ger de rang dans b pMie, àaia autrement. Qni cbaaga ée Wiia dre la sienne et à jonarMicif i joué après Ini; mab. siqadpi boule â U place de cellt qil i.

jouer arec sn bonle. m

Quelqnes-nnes de ces n|^n*i mats le jea de bontes, W anli pendance; ils"

comme on en voyait .

ans, le long de la partie s'élére le qnarticr Benqas ; b i para, et c'est tontan pfatsin moire des doyens des joemnéi aération ne le s'appelait aussi Ijmobigie i

qu'à la petite bonle qui sorti n'est-elle usitée que sur b rift

rife gauclM. le cocL

dans le but looaiile de ne du faubourg Saint-Gcrau pelle on animal luimnd quelques joueurs de boubs, nie des innovations, ont dénominations eonsacréci mais leur tenUtive a été fait école. Les amateurs du mUi ja pris qu'ils ne devaient pm aintfi laire ua terme emprnn>éà au JmM les laquait dans 1« ' ~ ' ' ^

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dés qu'ils atteigaent Vêgt d*(j Quoique les oondiiiQns pow h »ints soient les les se joue o joueurs < « ui

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niner le but. L'avaDtage qui en résulte est ne cette question ne doit pas élre traitée

it savoir qu'un joueur de boules se livre Indes préparatoires dont la principale a K>nnaissance exacte du terrain. Il en est ;, aux Champs-Elysées, Tassiette des lieux oindres sinuosités du sol, aussi bien que lissait sa carte d^Europe.

uvcnt le matin, en cachette les uns des ent les déviations de leurs houles, étu- ( pentes, calculent quelle ressource ofet savamment combiné. Munis de ces inl^raphiqucs, sans affectation, snns avoir rmiués autrement que par le hasard, mainet, ils le dirigent vers un but dont les sont familières. 11 faut donc être quelque i la diplomatie pour conserver tous ses combat de boules. Ce n*est pas tout : le es qui dispose du cochonnet est le souvesolu qui se puisse imaginer; le moment ians sa pensée la direction qa*il lui don-

nera est peut-être le moment où il est le plus beau. Son visage est impassible comme Tétait celui de M. Talleyrand : vainement on cherche à deviner son dessein; vainement les spectateurs veulent s'orienter sur sa physionomie afin de bien se placer; quand ils attendent le cochonnet dans une direction, ils le voient rouler dans une autre, et tous, sans le plus léger murmure, sans se permettre la moindre observation, se rangent en une double haie, où le despotisme du joueur a voulu qu'ils vinssent se ranger. Quel souverain oserait se flatter d'obtenir de ses sujets une telle obéissance !

Les joueurs de boules ne fabriquent pas leurs armes; mais ils ne confient à nul autre qu'à eux-mêmes le soin de leur donner la plus grande perfection possible. Les novices, les commençants se sei*vent encore de boules en bois sans aucune autre préparation ; il arrive même quel* quefois que des amateurs tièdes, n'ayant point de boules à eux, en louent à l'espèce de cabaret-masure qui sert aujourd hui de rendez-vous aux joueurs. Mais un véritable joueur de boules a ses boules à lui, comme un guerrier t son épée; ses boules sont soigneusement piquées de clous, de telle sorte qu'elles conservent la même pe-

MO?iOGlUPIUE DU RENTIER.

pn'cïsion dans sa inniih^re i!*em|ihy*!r et de qHÎlIcr ce mol d'ordre iïivrnti^ p-'^r lus individu?; de Ui Famille des Puliïiil<R'îi posir ocnijier les iïuiiveniés. Smis ce rnp]>cirl, il psL iiiie inncUiim îhiroméirî |Hr iiourlaconnaîssûiice du ÏVnips piiriskni , rijninia les :4rcunuiUcs vertes daii<; ua bocal, Ciinimc If s c-i|aicîii!î (\\\l siî cotivretil el se décontrent au i;ix dL' r;Jnïû-|i1n!ïe. ^itand le iniiUmve, (!t en Fi"ii'CO il an ne tuïiii!vir:3 avec la cliose! â Paris, li' mr»! el k chtixi^ u'i;st-i c \rji eoinnii] un clieviil et son divalier? au'î^iiùl le lU^ntrcr hq mAle .nu furieux tourbillons de la chosf^, il y a]]jilnûilït dciii^ son [tuIIl mondis Î1 enrotirage ce £;;dujï piirisieu : îl if y a rien d(ï beau comme le biiuiîie, le liiLume peut sonir k ïniit; il on i;ariiil ïeiî maisrmti. îl en a s s rt i lî i L Us G a vr s , il i" <i 3ta 1 1 e coin me p a v ^ ge , i I pt> r le raît dcH i^uiilier^ de Lîtumo; ne pourraîl-ou pas faire des biflecks eu bihiinc? La ville de Paris doit èlre un lac d'«is]jhaUe. TmiL à coup k Ijiliime, pluN Rd^lc ijne le sable, i^arde remprdiiiiv dcîi ^Mt-d^, il es^l limyc sous les rtmei inmmbrahies qui ^iUloumni S*afii dans imi les Et m. « Ou rçïîendiM du bituuu; ! ïj dit le ïk*u!ierp qui deslilue le II i lu me eomuie il adL'>lilU(\M.inuel el h Draiidie è'\\u\ù^ le moiré iiKlaltii^iit' el In j;arde ualionale* lagiiafe et les ciJïumrmdiU»?;, eïc. Si Ir Ico prenait dans Paris, les liuulevîinU s'en inïieiil d.iïi^ îos niîîiMMiu! Il jCUc feu et (bmme routrc k* bitumi^ Vu auln^ jour, il soupçonne le proirri'S d'aller en arrii're. cl. apr**s avoir î^outenu l' élément deuiocraiiipiL\ il arriva a Vinilnir renforcer le Piiu* vtJir, il va jnsiiuïi jireuilre I.oMis-l'hilip]je eu considéra^ lion, tf Kttvs-voUîi sur. diniainlcL'Il alor^;^ que le ro'^ ne £oit p^!K uji ^and bomnie? Jjvi bouri^^eolsie „ modeun flvnueï ïe, n^aur-ill su fatre un manviiis eluui. » Il a sa polilii|uerè>umrc en i^UL-ljut^^ mot;;. Il répond à tout par le colo-^c du Nord* ou par le mîifliiavéUNnie nngîais. Il ne se délie ni de la Prusse anibïttense , ni de la perfide Aniiïclie, il s*acliarue avec h^ Comtitutionnci sur le machiavélisme auplais cl sur la iîic*sse hoirie de neige ijui roule dan^ le Nordj cl i|ui se fon^lrail au Midi, Punr le Renlicr comme iiOur le ConatUitliounei l'Angleterre est d ailleurs une commise à dtnn fiuï^, exce^^^^îvemenlcomplai^.iiUe; elle esl tour a tour la miiebiavélîque Albion et le pays-modide : macïiiûvéliquc Albion t|r,ind il s'aiçit des tniérélîï de U Tr^nce froissée et de Napoléon- pays- «iindEHo tpiand il e^l ulile de Topposer aux ministres.

Les sav^nlâqni oui voulu r^yer le fteulier de la grande clas?iificalî0n di^s ilres sérieui se sont fondés sur *oii Ti version pour le iravail : on doit l'avouerp il aime le repo.^. Il a (loirlre >out ce (pii ressemble à un soin une si viidtnle anlipiithie, que la profession de receyreur de r.'ulrs ;i l'ié criée ]ionr lui, Sc^ inscri plions de rentes ^ur II" l]rnii J-Vivri* ou kcs cou Ira t.^, Fon titre de pension, sont défio-^és clu^ï uii de ces hommes d'affaires qui, D*oyanl f as eu du a\ pil.iui pour acbeler une élude d'avoué, d'Iiuisï^îer, de conuul>sairi'-priseur, d'a^Teé, de nolaire, sesoni fait un cnbinct d'affaires. Au livu d'aller chcrcber son ari^*^ut au Trésor, le ncnïicr le reçoit au sein de ses pénales. Le Trésor public n*esl pas un êire vivant, il n'est pas cnuseur, il paye et ne dit mol; tandis que le corn* mh du receveur ou le receveur viennent causer quelques HniTCFi clicï le llenlier ([ualre fois par an. Quoîtjue celle visile cofile un pour c-nt de la renie» elle est in* dispeu'^abîc au tlenlier, qui s'abandonna à &on recevcuri il tn lire linéiques lumières sur la marche des alTaires, sur tes projets du ^ouvernenienL Le Rentier aime son receveur par suite d'une seosiblerre particulière à cette Tribu, il s'intéresse à tout èijalcment : il îi*atladie à set meubles, à son quartier, â sa servaDtc, â son portier* d sa mairie, à sa cnnipi'fgnie quand il est garde naliona]. Par-dessus loul, il adore la ville de Paris, il aime le roi

System a ti q n emeii t. il i d Orléans, Maoaiie. Le rentier résa^t4iéB| les républicains. SU idmeidiDi iqnji}««;i conversation t 'élément démocnti'^iÉ, S x i| pag avt'c Pesprit republîciin. > Ab!

n'o5t pas Tiutrel m II s'enfonce ikAàaèi s ions qui le mmèneol en 1îd5, i h Ts abtrs a la rédurttoD des rentes, cfUil financière, L« Républîf|iie es^tcMUfta mauvais de»i«!eins contre tes tlevân i| seule a le droit de taire ban il n'y a que tout le monde qnt «iKiti^J personne, b II a retenu cette pbr couji de massue dans les disctiis^iosp s^nt arec le Rênlier, voua éprouiHi tes narcotiques cnmmtiDei à fni^mim*\ de ce t^enre. Si vous le laîsjcei iffrteii d^ votre redîngotp, %î vous ref^arJct i 0 vous engourdit; si vous récoatft.âi maxillAtres, tant il vous rJpélede] apprenez d*élran^es choses.

« La Révolution a posîtîvemeitt i les emjirunU de Louis XIV lanidtNf Louis XV, un égoïste, homme d't^i dissolu (vous conna'i?^5ca son I cou 1 1 con tri buA 1 N . Nec k er, Genran mi l a donné le branle. Ce sont tonjonn lail penlu la France. Il fa eu la qneaeii| a causée kaiicoup de toit à U Rcvolil pourtnnl rnsillé les Pirisieot, eb biiiîi réussL Savei-rouf pourquoi Rap^te tf ■ homme? Il prenait cinq prisei 4e uAm des poches doubléet de cuiradaptéeij gnait les fourniafeors, il aTiïtTalaa [ lui avait appris te* geste», et oéiiMiali jours réfuté â décorer Talma d^an a monté la garde d'un soldat tad d'être fiisiilé, pendant ses ^ftmm Le Rentier aatt qui ■ nourri le du Napoléon, et il a mené «et antii saot, mais en leeretp de 181$ a 1811, nementdu 5 mat 18^1^ les J â craindre de PEitipereur. Eofln. 1 dant avait des connaissancesp a i ég^itrd eo l'appelant monsieur de I

Cfé.inmniutle Henticr pftaédedei| il est bénin, il n*i pas la smde li neuse du paysan qui émîftte ta I consiste â n'avoir de discussion êfm i d intérêt, il vit entre son |vroprîélain #1 il est ^i bien casé, sî aocoutaw 4 ■! lier, d la loge, i la maison; le ]^ ^ savent ai bien qu'il re«tm dais im i ment jusqu'à ce qu'il en sortOp em kt pitdM m avani, que ces deaj la plus Qatteuïe coQSÎdêfstioa.

^ru put eu se eiaetitude. Eniii 3 ii^ < le gouvernement. Si l'on le bat lai cobrage de se prononcer détail li| sins; il plaint te gouTernemaU, mansuétude le préJii^ de police : Il nœuvres de U ^llce : la |mII que ce qu'on lui affMreodb lA t M| dlITorme, il voudrait ta ^m^C se trouve pris dini rèmenli, Bj il passe* et trouve cet j égam par Im fm U meute, il est p«

BI0N06RAPH1E DU RENTIER

commence, îl esl pour les accusés. En peînînl pour Vifçnepon, nuleur du Convoi du pauit à la litlcr.-iture, il en observe le mouvement ant les aniches; néanmoins il souscrit aux de Bcranger. Dans le moment actuel, il se pose ne et demande d un petit air entendu à un Dariété du Rentier) : « Ali çà! décidément, ce nd (il prononct' Sang) dont on parle tant, estime ou une femme? »

Jer ne manque pns d'orî^çinalité. Vous vous I si vous le preniez pour une figure effacée. n foyer si vi|;oureusement allumé, Paris llambe înergîe si volcani(iuc. que ses reQets y colorent le les figures des arritTe-plans. Le Rentier met tr le dixième de son revenu, d*aprcs la régie inconnu qu*it applique à tout propos. Ainsi ntendei prononcer les axiomes suivants : « Il ;er 1» s petits pois avoc les riches, et les cerises pauvres. Il ne faut jamais manger d'huîtres nois sans R, etc. » Il ne dépasse donc jamais de cent écus pour son lover. Aussi le Genre 3urit-il au Marais, au faubourg Saint-Gcrmnin, ues abandonnées par la vie sociale. H abonde »-Doré, rue Saint- François, rue Saint-Claude, ons de la place Royale, aux abords du Luxemns quelques faubourgs; il a peur des quartiers »rés trente ans de végétation, chaque individu vé la coquille où il se relire, et s*est assimilé éce un mobilier auquel il tient : une pendule I à soleil dans un petit salon mis en couleur, lin d*harmonies ménagères. Ce sont des serins sous un globe de verre, des croix en papier e paillassons devant les fauteuils, et une vieille lier. La salle à manger est à baromètre, à ri- X. à chaises antiques. Les serviettes, quand le \i mis, sont passées dans des coulants à chiffres avec des perles de verre bleu par les mains de mitié patiente. La cuisine est tenue avec une remarquable. Peu soucieux de la chambre de le, le Rentier se préoccupe beaucoup de sa longtemps bataillé pour obtenir cave au bois 1 vin, et quand il est questionné sur ce détail, ; une certaine emphase : <k J*ai cave au bois et in ; il m*a fallu du temps pour amener là mon re, mais il a fini par céder. » Le Rentier fait sa de bois au mois de juillet, il a les mêmes cornlires pour le scier, il va le voir corder au chan- : chez lui se mesure avec une exactitude nié- 11 attend avec bonheur le retour des mêmes IX mêmes saisons : il se propose de manger un u, il y a discussion sur le prix à y mettre, il se lorter et plaisante avec la marchande. Le melon lans sa cuisine comme une chose aristocratiin réserve le choix, il le porte lui-même, lilnfin le réellement et sérieusement de sa table, le it sa grande affaire, il éprouve son lait pour le latin, qu'il prend dans un gobelet d'argent en îalîce.

in, le Rentier se lève à la même heure par saisons; il se barbifie, s'habille et déjeune. Du lu diner, il a ses occupations. Ne riez pas ! Là e cette magnifique et poétique existence incon- ;en8 qui se moquent de ces 6tres sans malice, r ressemble a un ba;teur d'or, il lamine des es étend,, les change en événements immenses iperficie; il étale son action sur Paris, et dore Ires instant*) d'un bonheur admirablement in- Le et sans profondeur. Le Rentier existe par les

yeux, et son constant usage de cet organe en justifie l'hébétement. La curiosité du Rentier explique sa vie, il ne vivrait pas sans Paris, il y profite de tout. Vous imagineriez diidcilement un poëme plus beau ; mais ce poème de l'école de Delilleest purement didactique. Le Rentier va toujours aux messes de mort et de mariage, il court aux procès célèbres, et, quand il n'a pu obtenir de place àTaudience, il a du moins vu par lui-même la foule qui s'y porte. Il court examiner par lui-même le dallage de la place Louis XV, il sait où en sont les statues et les fontaines; il admire les sculptures que les écrivains ont obtenues de la Spéculation dans les maisons des nouveaux quarv^ers. Enfin, il se rend chez les inventeurs qui mettent de?, annonces à la quatrième page des journaux, il se fait démontrer leurs perfectionnements et leurs progrés ; il leur adresse ses félicitations sur leurs produits, et s'en va content pour son pays, après leur avoir promis des consommateurs. Son admiration est infatigable. Il va, le lendemain des incendies, contempler Tédifice qui n'existe plus. Il esl pour lui des jours bien solennels : ceux où il assiste â une séance de la Chambre des députés. Les tribunes sont vides, il se croit arrivé trop tôt, le monde viendra; mais il oublie bientôt le public absent, captivé qu'il est par des orateurs anonymes dont les discours de deux heures tiennent deux lignes dans les journaux. Le soir, mêlé à d'autres Rentier*, il exalte môsieur Guérin de l'Eure, ou le commissaire du roi qui lui répliqua. Ces illustres inconnus lui ont rappelé le général Foy, ce saint du libéralisme, abandonné comme un vieil affùL Pendant plusieurs années, il parlera de M. Guérin de l'Eure, et s étonnera d'être tout seul à en parler. Quelquefois il demande : « Que devient M. Guérin de l'Eure? — Le médecin? — Non, un orateur de la Chambre. — Je ne le connais pas. — Cependant il aurait bien ma confiance, et je m'étonne que le roâ ne l'ait pas encore pris pour ministre. » Quand il y a un feu d artifice, le Rentier fait à neuf heures un déjeuner dinatoire, met ses plus mauvais vêlements, serre son mouchoir dans la poche de côté de sa redingote, se dépouille de ses objets d'or et d'argent, et s'achemine à midi, sans canne, vers les Tuileries. Vous pouvez alors l'observer, entre une heure et deux, paisiblement assis, lui et sa femme, sur deux chaises, au milieu de la terrasse, où il reste jusqu'à neuf heures du soir avec une patience de Rentier. La ville de Paris ou la France ont dépensé, pour vingl mille bourgeois de cette force, les cent mille francs du feu d'artifice. Le feu a toujours coûté cent mille francs. Le Rentier a vu tous les feux d'artifice, il en conte l'histoire à ses voisins , il atteste sa femme; il dépeint celui de 1815, au retour de l'Empereur, ff Ce feu, môsieur, a coûté un million. Il y est mort du monde; mais dans ce temps-là, môsieur, on s'en souciait comme de cela^ dit-il en donnant un petit coup sec sur le couvercle de sa tabatière. Il y avait des batteries de canon, tous les tambours de la garnison. Il y avait là (il montre le quai) un vaisseau de grandeur naturelle, et là (il montre les colonnades) un rocher. En un moment, on a vu tout en feu : c'était Napoléon parfaitement ressemblant abordant de l'île d Elbe en France ! Mais cet homme-là savait dépenser son argent à propos. Môsieur, je Tai vu, moi, au commencement de la Révolution; pensez que je ne suis pas jeune, etc. » Pour lui se donnent les concerts monstres, les Te Deum. Quoiqu'il soit pour rindifference en matière de religion, il va toujours entendre la messe de Pâques A Notre-Dame. La girafe, les nouveautés du Muséum, l'exposition des tableaux ou des produits de l'industrie, tout est fête, étonnement, matière i examen pour lui. Les cafés célèbres par leur luxe

MONOGRAPHIE I U RENTIER

sont encore créés pour kês yeui toujours avides. Jamais îl n'a eu de journée comparable à celle de rouverture du chemin de fer, il a parcouru qudlre fois le chemiu dans la jourucc. Il meurt quelquefuis sans avoir pu voir ce qu1l souhaite le plus : uue séaace de rAcadéiuîe française!

Généralement le Rentier va raremenl au spectacle, il y va pour son argcnti et U attend un de ces j^rauds suc^ ces qui attirent tout Paris, il fait queue, ij consacre u celle dépense les prmluit^ de ses économies* Le îl en lier ne paye jamais les centimes de ses mémoires, il les met religieusement dans une sébile* et trouve aînsîp par tri^ mestre, quelque quinze ou vingt francs qu'il s'est volés à lui-même. Ses fournisseurs connaissent sa mouie, et lui ajoutent quelques centimes pour hu procurer le plaisir de les rogner. De lî cet axiome : « 11 faut toujours rogner les mémoires. » Le marchand qui résiste à ce retranchement lui devient suspect.

Le soir, le rentier a plusieurs sociétés î celle de son café, où îl regarde jouer aui dominos ; mais sou triomphe est au billard; il est eUr^^mement îwl m billard sans avoir jamais touché une queue, il est fort comme gâterie, il connaît les règles, il est d'une ittentto» extatique.

Vous pouvci voir dans les UllirdicUffij suivant les boule& avec le miMifii qui regardent les gestes de leitn i pour savoir si la caramiK^Ugr® i ea lMa»Ûil témoignage, et fout autorité; maie oalsl endormis sur les bauquelte^, mrtol#t^ri le ncBlier est si violeinmeia «Uiréi un mouvement de va-et-vii*M n quente peu les sorliHés û^. si bosiloD, le piquet et Ti m pariait; Q 1*|4 chErcher, Toutes les fois, ée^im vl»|li se fait eutendre. la eompi^uïe i Jlt; t Td Élet l » Par les jours de chalrtir, il qui lui cause alon: la surpfi«e de le \ teille de bière. Le jour où Ictir ii8%m i une sortie, le couple dine rkm livre mi% surprises de rùmcleilç \ plats ^ut m $e foni him qu£ dks les i Ileiitîi r et sii femme purlebt avi^ i ils vénneut leur compte d'afinèi U cartt^ iii dilion, fout provision de cian^dtett, «1 itl' une dignité sérieuse : ils sci»! ts i La femme du Bentier est tuie de t

KONOGRAPIIIC DU RENTIER.

nme du peuple et la bourgeoise â prétention. le le rire, elle n'olTusque personne, chacun s elle un parti pris; elle a des boucles de chrysocale conservées avec soin ; fiére de son «isinière, elle n'admet plus le corset ; elle a î du diable, elle cultive le bonnet rond, mais rfois un chapeau qui lui va comme à une marshifTons. Comme disent ses amies, la chère touflet D*a jamais eu de goût. Pour ces sortes 9 Mulhouse, Rouen, Tarare, Lyon, Saintnservent ces modèles à dessins barbares et couleurs outrageusement mélangées, d semis I impossibles, à pois singulièrement accomleU mignons.

3 Rentier n*a pas un ûls petit clerc, en voie loyé, huissier audiencier, grefCer, commis il a des neveux dans Tarmée ou dans les nais fils, neveux ou gendres, il voit rarement Chacun sait que la succession du Rentier se ) sa rente. Aussi, dans cette Tribu, les senti- -ils sans hypocrisie et réduits à ce qu'ils doitns la société. Il n*est pas rare, dans cette voir le père et la mère faisant de leur côté, lir un fils, un neveu, les mômes etTorls que le Is, font pour leurs parents. Les anniversaires ivec toutes les coutumes patriarcales, on y lésert. Les joies domesti^fues empreintes de t causées par certains meubles longtemps obtenus au moyen de privations imposées. La ;ton des rentiers est celle de ne rien avoir a le rien devoir. Pour eux, les débiteurs sont

I tout, même d'un crime. Quelques rentiers

II des collerions, entreprennent des biblio* 'autres aiment les gravures; quelques-uns s coquetiers en bois de couleurs bizarres ou a ligne sur les bateaux vers Bercy, sur des »is où les débardeurs les trouvent quelquefois enant leur canne abaissée. Nous ne parlerons itères de leur vie privée, le soir, qui les monous un jour original, et souvent font dire (fte de bonhomie féminine par leur indulgente e ne suis pas la dupe des rendez-vous de monré Turc. »

tourne autour de cette figure, plus on y déualités excellentes. Le Rentier se rend justice, lellement doux, calme, paisible. Si vous lere-

attenlivement, il s'inquiète, et se contemple pour chercher le motif de cette inquisition, prendrez jamais en faute : il est poli, il admire il ne comprend pas, au lieu d'en plaisanter individus du genre Hommes Forts ; il salue les

la rue, il ne passe jamais devant une porte loir sans asperger la bière ni sans demander celui auquel il rend les derniers devoirs; s'il Ten fait raconter la vie, et s'en va donnant

à sa mémoire. Il respecte le^ femmes ; mais nniet point avec elles, il n*a point le mot pour

peut-être son plus grand défaut est-il de ne e défauts. Trouvez une vie plus digne d*enlie de ce citoyen ! Chaque jour lui amène son intérêts nouveaux. Humble et simple comme

prairies, il est aussi nécessaire à l'état social . est indispensable au paysage. Ce qui le rend sment intéressant est sa profonde abnégation : Tec personne, il admire les artistes, les minislocratie, la royauté, les militaires, l'énergie cains, le courage moral des savants, les gloires et les araignées mélomanes inventées par le

Constitutionnel, les palinodies du Journal des Débats et la force d'esprit des ministériels : il admet toutes les supériorités sans les discuter, il en est fier pour son pays. Il admire pour admirer. Voulez-vous a'pprendre le secret de cette admirable existence? Le Rentier est ignorant comme un carpe. 11 a lu les chansons de Piron, Sa femme loue les romins de Paul de Rock, et met deux mois à lire quatre volumes in-i2; elle a toujours oublié les événements du premier volume au dernier; elle mitige sa lecture par l'éducation de ses serins, par la conversation avec son chat. Elle a un chat, et ce qui la ca* raclérise est un amour immodéré pour les animaux. Quand le Rentier tombe malade, il devient l'objet du plus grand intérêt. Ses amis, sa femme et quelques dévotes le catéchisent, il se réconcilie généralement avec l'É* glise : il meurt dans des sentiments chrétiens, lui qui, jusqu'alors, a manifesté de la haine contre les prêties; opinion due à S. M. libérale feu le Constitutionnel /«^ Quand cet homme est à ^ix pieds de terre, il est aussi avnncé que les vingt-deux mille hommes célèbres de la Biographie unirerselky dont cinq cents noms environ sont populaires. Comme il était léger sur la terre, il est probable ({ue la terre lui est légère. La science ne connaît aucune épizootie qui atteigne le Rentier, et la mort procède avec lui comme le fermier avec la luzerne : elle les fauche régulièrement.

Nous n'avons pas obtenu sans peine du patient micographe qui prépare son magnifique Traité de Rienohgie la description des variétés du Rentier; mais il a com|iris combien elles étaient nécessaires à cette monographie, et nous avons livré leurs figures au crayon d'un dessinateur déjà nommé. L'auteur de la Rienologie admet les douze Variétés suivantes :

I. Le CÉLiBATAitiB. Cette belle Variété, qui se recommande par le contraste des couleurs de son vêtement, toujours omnicolore, se hasarde au centre de Paris. C'est au-dessous de ses gil« ts que vous pourrez voir encore les breloques de montre à la mode sous l'Empire : des graines d'Amérique montées en or, des paysages en mosaïque pour clef, des dés en lapis-lazuli. Ce Rentier se met volontiers au Palais-Royal en espalier et a le vice de saluer la loueuse de chaises. Le Célibatiire se lance aux cours publics en hiver. Il dine dans les restaurants infimes, loge au quatrième dans une maison à allée ou il y a un portier â l'entre-sol. Il se donne la femme de ménage. Certains individus portent de petites boucles d'oreilles, quelques-uns alTeclent un œil de poudre, et sont alors vêtus d'un haldt bleu barbeau, (généralement bruns, ils ont de fantastiques bouquets de poils aux oreilles et aux mains, et des voix de basse -taille qui font leur orgueil. Quand Us n'ont pas l'œil de poudre, Hs se teignent les cheveux en noir. Le Prud'homme, trouvé par un de nos plus savants naturalistes, par Henri Monnier, qui le montre avec une complaisance infinie, magnifiquement conservé dans l'esprit, encadré de dessins admirables, le Prud'homme appartient à cette Variété. Ces Rentiers parlent un idiome étrange. Quand on leur demande : € Comment vous portez-vous? » Us répondent : (( A vous ranimes devoares / » Si vous leur faites observer que le verbe ramer ses devoirs n'a pas le sens de rendre ses devoirs, ils vous répliquent d'un air presque narquois : c Voici trer*e ans que je dis ram'mes devoa^ res, et i bien du monde, personne ne m'a repris ; et d'ailleurs ce n'est pas à mon Age qu'on change ses habitudes. Ce Rentier n'est susceptible d'aucun attachement, n n'a pas de religion, il ne se passionne pour tu* cun parti, passe une partie de ses jours dans les cabinets de lecture, se réfugie le soir au caré 8*il pleut, et y re-

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MONOGRAPHIE DU RENTIER-

garde enirer et î^oKîr les linliihié». Nous ne poiiroDs les suivi-^ ilorts leurs lentes |irûjiien:ii1es nocturnes qnnnd il fa il lieiiy lemit». Le^ frurtui bdii en cmporlejit chaque hiver une ctTtaiue qiuuilité. Ne cimTondt'i pas ee genre avec le DiMChET : le Céjilja(%itro veut rester garçon , le Da* mefi'l veut «c marier,

H. Le (4i\porAHDÊ. Crlle Vnrî(*té a foïïniî k Gogo, Ce ItenUtT est îrascibïe* mais il s'apaîsc farûtimenl. Ses traiis maîîrres offrent destoui^ jauiies ei verdUres. Il ist le ï^eul i|ui s adonne à ites W^es. ^rubilieu^^ef;. mnh lucom- \\l -tes, lesquelles Lrou bleui sn m/iusnètude et lïiifîrUscut. Ce Reiilier se prive de tnut : il e>t sobre, ses Vi'lîiriieuts sont r^pèsi il i^rimpe euiore plu^; hfmt iguete précêdeut, afîiunle h^ riguecirâ de la m^m^arde, se nourrît de petits pains el de lait le malin, dîne ù dauzti soo^ chei Wiiaeraf ou à vingt £0us cbes FlicoLnuxj il u^sciiilt cinq sous

ae vaulicrs poor lUv im m voir économiser Irois ioci. U dîn|TateiE déolfvrécs ot brilklti lel<i sont luisants LepeU^éia chiiicliilla, mab il porte $^ sec, il a TcbU d'une pie, In j aussi» Cet înibccîte cilculntev, se Taire un ca^^ital afin être, ne prêtera il pas à na francs qu'il lient prét^ pQoi prises. Il s 'al Ira pe à lOQt ce d'utilité, se ]aï<:se preadre culoteur, son ennemi. Les ci>nnai:ï$ieiil à aa tète d'ovseit dégîngapde. De tous le^ le plus à lui-mème en se

V^rv

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IIL Le M^iïiL Cfl Hentier dîvïse sagement sa renie par ûllncalioiia lnen^nelles, il s'eff irec d'i'connmisrr .sur cctie somnii^p et sa femelle le seconde. Chez lui le mnrîage se trahit par la blancheur du luige» par des gilets couleur nankin, par desjaboti^ plissé.^* par drjigant^ de soie qu'il fait durer une année. Peu causi-ur» il dcmile, et il a trouvé moyen de rcuîplaf er une premifire inlernig^itîou en offrant une priKe de tabac. Remarquable par son excessive douceur, k marié s'applique â quelques ouvrages domesti fues, il fait les eommrssîon:ï du inéuagc, promène le chien de sa f» mine, rapporte des friandises, sa range cinq minules avant le passage d'une voiture, et dit itfon ûmi ni \\\\ ouvrier. Cet anlhrG|iomnrphe s'indigne et amasse du monde quand un charretier brutalise ses chevaui, demande pourquoi tant cbarger une voiturû, et parle d*une loi & faire sur les aniuiati, comme il en eiiste une en Angleterre, berceau dugaiivernemeniconstitultonneK Si Ir: charretier se met à l'état de rébeltion envers les spectaleurï^, en sa qtialité de père de famille, le Marié s'évade. Il offre la plupart des earactcres du Rentier proprement dit. Son défaut consiste â souscrire aux ouvraiîes par livraisons en cachette de sa femme. Ouelques-uns vont a TAlbènée: d*aulres s'affilient à ces obscures sociétés chantantes, les Qlli s naturelles du r'a- Teau, €t nommées goguettes,

IV. Le Tacitui^i* Vous voyei passer un homme sombre et quî parait rêveur une main passée dans son gilet; Taulre tient une eanne à pomme d* ivoire blanc. Cet homme est comme une contrefaçon du Tem|is» il marche tous les jours du même pas, et sa tîgure semble avoir été cuite au four. Il accomplit ses révalutîons avec Un* Iteithle régulirité du soleil. Comme depuis cinquante

ans k France ae Iniiite totycanl graves, ta poUce, inquiéta cl nai rendre compte de qtieli|Ot \~ tler ; elle le voit rentrer rat diJ suyer mystérieusemenl ks pM tastique, tirer Ka clef, alMnài avec préGaulioo, Que &tl*îl? m atl serve, Lei agenli rèraiil lil kL<?, lange de papier tialié. la kl police acquiert la cettitiii fit kl ce qui se doaae ans étaffaHi.

cerné, il sort, entre cbcs aac*«l Caire, il leur livre dana qu'il a dérobés é raltenUin j plie ekrs ses précaolic sentef lut park d'une i pénètre dans la cbanibre il symptômes de la pfni ex»

certitude que cet homme* pa em]doie son temps i itialer i coller des étiquettes : 0 m^dii rougir de la destinatiiMi qaUT ce rentier est coneeatrêa nr wm \ finir ses jours, idiot, i 1 V. Le MiLmiKdklIei ani amateurs de tjpea par li | cordon est en cuir tr»aiw il < de sa redingote; par 1"^ des épaules, al |^r la thorAciquea, enta par a que chet lei Aotrei 'm^ lui-même an le i

MONOGRAPHIE DU RENTIER

^, offire des pôripétit s trîmestricllo^ assez cu- , commencement de clia(|ue saison, il est i magnifique, il fume des ci!:nres, rêp[nle ses 'ninet» va manger des nintelotes à la ILIpce, res de goujons : il a signé son cerlifiral de ^sear et riche usurier qui lui a escompté les 'de SOD existence. Tant que dure celte phase, ') une certaine quantité de petits verres, sa wde rayonne, puiN bientôt il revi» nt à Télat -rhomme talonné par li*s dettes et au ta- ¥•!. Ce Rentier, le météore du genre, n'a 'inidle fixe. Il se dit volé par rinf^me qui •ion militaire : quand il en a tiré quel(|uc kine, il lui joue le tour d'aller vivre à quel(|ue Uirctique, où il se condamne à la mort civile, uni ainsi quelques trimestres de sa pension. ieux débris de i|)s armées vend, dit-on, quelrestaurateur qui Ta nourri le certificat de vie ferai. Cette variété danse aux barrières, parle t en se couchant au bivac, le long des murs de Paris, ivre d'un trimestre Vous voyez idividus à trogne rouge, é chapeau bossue. col de velours graisseux, redingote couleur heval, orné d'un ruban rouge, allant comme dans les Champs-Elysées, sans pouvoir men- Urouble, sans gants en hiver, une redingote été, des Chodrucs inédits, ayant mille francs l dinant à neuf sous à la barrière, après avoir lé une batterie et sauvé TEmpereur. La blague >nne à leur< discours une teinte spirituelle. aime lès enfants et les soldats. Par un hiver le commissaire de police , averti par les voie le débris de nos armées sur la paille dans "de inclémente, il le fait placer par l'adminishospices aux Incurables, au moyen d'une déforme de ses pensions de la Légion d'honllaire. Quelques autres sont sages, rangés, et une femme dont les antécédents, la position il suspects, mais qui tient un bureau de tabac, de lecture, qui fabrique du fouet. Si leur Ai encore extrêmement excentrique, leur les préserve de l'hôpital. Cette variété d'ailla plus extraordinaire : elle est panachée tume n un tel point qu*il est difficile de déon caractère vestimental. Les individus de c ont cependant une particularité qui leur est c'est leur profonde horreur pour la cravate, un col ; ce col est crasseux, rongé, gras, mais »1, et non une cravate de bourgeois; puis ils nîlUairemcnt. )

^LLCcrioMSBUR. Ce Rentier à passion ostensible un intérêt dans ses courses à travers Paris, mande par des idées bizarres. Son peu de forlerdit les collections d'objets chers, mais il lisfaire sur des riens le goût de la collection, lie, définie, reconnue chez les anthropomorabilent les grandes villes. J*ai connu personnn individu de cette Variété qui possède une le toutes les affiches affichées ou qui ont dû a décès de ce rentier, la Bibliothèque royale pas sa collection, Paris y perdrait ce mngni* er des productions originales venues sur ses Un autre a tous les pro.Npectus, bibliothèque ni curieuse. Celui-ci collectionne uni(|uement it qui représentent les acteurs et leurs cosmÀà se fait une bibliothèque spécialement le liTres pris dans les volumes à six sous et • Ces Rentiers sont remarquables par un vête-

ment peu soigné, par les cheveux épars, une figure détruite ; ils se traînent plus qu'ils ne man hent le long des quais et des boulevards. Ils portent la livrée de tous les hommes voués au culte d*une idée, et démontrent ainsi la dépravation «i laquelle arrive un Rentier qui se lai<;se atteindre par une pensée. Ils n'appartiennent ni à la Tribu remuante des Artistes, ni à celle des Savants, ni à celle des Ecrivains, mais ils tiennent de tous. Us sont toqués, disent leurs voi>ins. Us ne sont pas compris, mais toujours poussés par leur manie; ils vivent mal. se font plaindre par leurs femmes de ménage, et sodvenl, entraînés à lire, à vouloir aller chez les hommes de talent : mais les Ârti^tes peu indulgents les bafouent.

VII. Le PmLA^TnROPE. On n'en connaît encore qu'un individu, le Muséum I empaillera sans doute. Les Rentiers ne sont ni assez riches pour faire le hii;n. ni assez spirituels pour faire le mal, ni assez industriels pour faire fortune en ayant l'air de secourir les forçats ou les pauvres; il nous semble donc impossible de créer une Variété pour la gloire d'un fait anormal qui dépend de la tératologie, cette belle science due à Geoffroy Saintllilaire. Je suis â cet égard en dissentiment avec 1 illustre auteur de la Rienologie : mon impartialité me fait un devoir de mentionner celle tentative, qui d'ailleurs l'honore ; mais les Savants doivent aujourd'hui se défier des classidcalions : la nomi nclature est un piège tendu par la synthèse â l'analyse, sa constante rivale. N'est-ce pas surtout dans les riens que la science doit longtenops hésiter avant d'admettre des différences? Nous ne voulons pas renouveler ici les abus qui se sont glissés dans la botanique â propos des roses et desdalhias.

Vni. Le PsjisioffwÉ. Ilenri Monnier veut distinguer cette Variété de celle des Militaires, mais elle appartient au type de l'Employé.

IX. Le Campagnard. Ce Rentier sauvage perche sur les hauteurs de BellevUle, habite Montmartre, la Villette, la Chapelle, sous les récentes Batignoles. Il aime les re&deschaussée à jardin de cent vingt pieds carres, et y cultive des plantes malades, achetées au quai aux Fleurs. Sa situation extra-muros lui permet d'avoir un jardinier pour inhumer ses véirétations. Son teint est plus vif que celui des autres Variétés, il prétend respirer un air pur. il a le pas délibéré, parle agriculture, et lit le Bon Jardinier, Tollard est son homme. Il voudrait avoir une serre, afin d exposer une fl«ur au Louvre. On le surprend danslesbois de Romainville ou deVincennes, où il se fiatte d'herboriser; mais il y cherche sa pAture, il prétend se connaître en cha*** pignons. Sa femelle, aussi prudente que craintive, a doin de jeter ces dangereux cryptogames et d'y substituer des champignons de couche, innocente tromperie avec laquelle elle entretient ce Rentier dan« ses rechi rchcs forestières. Pour un rien il deviendrait collectionneur. C'est le plus heureux des rentiers. 11 a sous une vaste cloche en osier des poules qui meurent d'une maladie inconnue â ceux des(|uels il les achète. Le Campagnard dit : Nous autres Campa» gnards, et se croit à la campagne, entre uir nourrisseur et un étiblissement de fiacres. La vie â la campagne est bien moins chère qu'à Paris, affirme-t-il en oO'rant du vin d'Âuxerre orgueilleusement soustrait A Foctroi. Fidèle habitué des théAtn s de Belleville ou de Montmartre, il e>t dans l'enchantement, jusqu'au jour où, perdant sa femme par suite de rhumatismes aigus, il craint le sal* pétre pour lui même et rentre, la larme a l'œil, dans Paris, qu'il n'aurait jamais dû quitter, si, dit-il, tl avait voulu conserver sa chère défunte!

X. L*ËsGOHPTEUB. Cette Variété pâle, blême, à gardevue vert adapté sur des yeux terribles par un cercle

MONOGRAPHIE DU REIfTIEa.

de fil dVrtbal, s'altache aiii petites rues sombres, aux méchants appirt^meats. Helraiïchée derrière des cartunSi à UD bureau propret, eUe siU dire dei pfirases mielleuses qui enveloppe ut de^ résolutions implacables. Ces Bentiers sont len plui courageux d'entre tous : ils de* mandent cinquante pour cent sur des e^ett à sîi mois, quand ils vous voient sans canne et sans crédit* Ils sont Tranc^i-maçonSp et se fout peindre avec leurs co^umes de dignitaires du Grand-Orient. Les uns ont des redingotes vertes étriquées qui leur dfmnent, non moins que leur fîfure« une res^emlLinc«^ avec les cigales, dont l'ûrgane clairet semMe être dans leur larym; le:^ autres ont la mîoe fade des veau^, procèdent avec lenteur et sont doucereui comme une piirgation. Ih perdent dans une seule d flaire les bénéfices de dis escomptes usuraires, et finissent par acquérir une défiance qui les rend alTreui* Celte Variété ne rit jamais et ne se montre point sans para^ pluie; elle porte des doubles souliers.

XI- Le Dameret, Cette Variété devient rare. Elle se refonnaît à se^ l^llets, qu'elle porte doitblesuu triples et de couleurs éclatantes, â un air propret^ à une badîne au lieu de canne, à une Allure de papillon, â une taille de f;nèpef n des bottfis, d une épingle montée d*un énorme médaillon à cheveux ouvragés par le Ben venu to Cellini des perruijues, et qui perpiHue de blonds souvenirs. Son menton plonge dans une cravate prétentieuse. Ce rentier, qui a du coton danis le^ oreilles et aux mains de vieux gant^ nettoyés, prend des poses an acre on tiques, se gratte la tète par un mouvement délicat, fréqueute les lli'Ut publics, veut se marier a vnntagcu sèment, fait le tour des nefs â Saint^toch pendant la messe des bulles, fiasse la soirée aux cnncerLs de Valentino, ^uit h mode de trèS'IoiUf dit Belle dûmft Uûte sa voix et danse. Apres dix années passées au service de€ythéro, il se compromet avec une intrigante de trcnte-si^E ans, q^ii a deux frères chatouilleux, et unit par devenir l'heureux êpotix d'une femme charmante, très -distinguée, ancienne modiste,

baroiiii'^ i d«Di le *i

IILLe m :

reste dV rr %, BùDi élevés de U à la redingote muroii cl«| plus citez les nsireliiiidt ée«,i mejMdes» oe dépassent pti li| tier est IraiiqaHtep oe fill i ment vtiraat, il joue luî [ boules*

Pauvre argile é*oû ne i vertus sont médîtes el Sterne m tiillé la belle d'où j*aî tiré le» Eïrotte«B. ; Rentier, appréte-toi, dét^èi si tu la Ha, à soutenir le dMcèi cinq pour cent consoUdé, m i des Rentiers, réduite de WfMpk réduiront encore les Cbasbrei cllité que, quand nue tnliîmlcpti mille personne», elle ne charfi hi En vain tu as lu pendaal I à tour répubUcaiuef. împériakiftnvri R£:sTes PEaPÉTUEixES l Mêïpé et jatl agneau social, tu serai tonda a lltf I comme eu 1750. Sats-ta ponr^Htli que rooi pour défenseur. Ù Fhact | récolte une moîssoii dlnjtrsIifiÉnl la plaisaotene, le seul Tea d'j pour que tu puiaaes f être f\ pute du quart de ta rente, Um I nez, il lâchera sur toi les i chantera des complaintetpoar lb| cloueru entre quatr« pltocheif calembaura.

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