‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 142 sur 269 · TU · texte numérisé non relu

TU

iki

•whil

fiihitw <■ hiUil

•ma

I/ÉI.ÊVE nu COiVSERVATOlRK.

nie est en place. Elle s'agite comme la ton trépied. M. Michonneau Tient se pla- Dt à côté d'elle; il sera TAotiochus de Bérénice. On tent lui donner une bro* )nd fièrement qu'il sait par cœur tout le «.

1 silence s'établit. Le maître de la maison rêve é la mauvaise habitude qu*il a con- Bf dans un coin pendant que ses hôtes se genres de divertissements. Michonneau ops sur le plancher avec le talon de sa icle commence.

liiiiiicB — mumiii.

•eîgiMiar, voos n'êtes point partît

AmocBvs — mcBOHinuu.

I vois bien que vont êtes dé^ae, i César... et que c*éuit Gésir. ..

(PaiMt d*fm ifcmi-Miiptr.)

.. que cherchiit votre vue.

as que hû... mais n'accuseï que hii...

(PttMiff ^«n joiipîr.)

...si, malgré mes adieu,...

Ici Antiochus-Michonneau commence à perdre la mé* moire; il passe lentement la main le long de la couture de son fcntalon nankin, se gratte le front, puis enfin, faisant un effort extraordinaire, retrouve à peu près le fil de son discours et poursuit :

De ma présence encor j'empoisonne vos yeux. . . Peut-être en ce moment... peut-être en ce moment..

...je serais dans Ostie...

{Pluê Uniimênt,) S'il oe m'eût... s'il ne m'eût... de sa eoor... de sa cour...

{Trii^itê.) ...défendu la sortie.

Béâimci"- BBuimn.

Il Toos cherche vous seal, il nons évite tons.

U m m'a relemi...

(Tfflipt ^«rrlt profongi/.)

«.il ne m'a retenn...

kl k BMttoire d'Antlochus-Michomieaii le IraUt lonl é bk. On murmure de désapprohttion é pefaw comprimé circttle daoi randltolre. Herminiese pote tu vklint; k

L'ÉLÈVE DU CO>SERVATOffiE,

miitlresiiê de li maîton preod pUlé du pan??* contédieD d€ snciélé. et Uiî apporte la brochure de BérénicÊ et due boufîie. Michonneau i^ïsit avec désespalr d^noe main U bougie et de l'iulrp U brochure, et, daoi cette pOGÎtkm ^^eu dramatitiue, continue :

n ne m'i reUnu ^ue pour pader de Ttsni.

BiitÉïiica — heukiitte.

De moîp prince?

AflTiQcniîs — iiceoanftAtr, meêv chaitur. Ûuif midi me.

Pd cri perçant retentît dans le salon , il est an^ritAt Aiiivi de mille crh non moios perçant^. C'est i|iie M. Mh chonneau, tout entier » son rôle et à l'action quHl e igf, a trop approché la bougie de %e% tempes, et a mis le Ten âui boucles rli^ sa blonde perruque. Lipcendie fait det progrès rapides. .« Madame Michonneau se précipite mr la ti^ie de son mari» et IVnveloppe d*un pan de sa robe. — Déj^oktion générale mêlé' de quelque tiilarîté. — Enfin Michonueau sort s^ain et sauf de cette dangereuse épreuve; sa perru*)ue seule a succombé dans la lutte.

Il est impossible de continuer la sci^ne de Bérénice en face du crâne chauve de M. .^lichonn^ au. On ^ renonce, L*as!^emU-ï4.'» que les malheurs de l 'infortuné Antiochos ont dcFiarm^^e. le salue de trois bordées d'applaudissement^; pui^i se met à jouer aux petiU jeux innocents* Hermiriie va bouder dans un coin; elle ne peut pardonner â Miclionneou de lui aroîr ampi iu effeU^ et se pro* met ]>ien de ne jamais protJiguer les trésors de la poésie tragique devant des bourgeois incapables d'apprécier son t^leni ; ce qui ne Vent péchera pas de rf'commencer é la première occasion. I^e jeune clerc de notaire à la chevelure oiidopntep qu'elle a distingué parmi tous les prétendaiiis a son cœur, et qui est parvenu ô s'introrluire dan«i toutes les maisons ou elle est reçue, s'appri>che d'dle pour lui prodiguer les compliments les plus flatteurs ; elle l'appelle petU maù, et lui demande ses soeques.

Au Conservatoire, Uerminie est la lavorite de son pm* fcsseuF; il répète ^àm cesse qu'elle a un port de reine, et h donne pour modèle à ses compagnes. Yotci quel sera Ta venir d'ilermiuie :

Son professeur, qui joue les troisièmes râles comiqnes à la Cl imédiC' Française, lui obtiendra des débutât sur la scène de la rue de Richi^lieu. Elle jouera un dîmanclke devant quelques amis, plusieurs^ parents, beaucoup d« claqueurs, et cent vingt francs de recette* Elle sera fort applaudie, mais le directeur ne rengagera pas» et il aura raison. En effet, Uerminie eïtt une de ces petites merveilles d'école qui n'ont ni cœur^ ni passion, ni entrailles, mais qui chantent les vers sur une musique asseï monotone, et qui savent lever le bras droit on le bras gauche a un moment donné ; machines fort bien r^lées, maÎ!^ fort déplaisantes pour les gens de goût.

tlerminie, déboutée de ses hautes espérances, se plaindra de^t jugements erronés du public, tccnsera les grandes puissances de li Comédie d'avoir cabale contre elle, et ira même jusqu'à mettre en doute les cbaites vertus de monsieur le directeur, de monsif-ur le commisaniredu roi cl de messieurs les sociétaires les plus inOtients. C'est ainsi qu'elle ae consolera de sa défaite; puis, se réservant pour un avenir meilUur, elle en appellera des spectateurs de Taris «mt spectiteurs de la banlieue. Es* portée de quelques acteurs de province en disponibilité, oa de quelques amateurs qui auront pds ces jours- la un

CE mn FéOTLâ

Cûfsnêém mmA

wméêi

DtDII

fUi Pj«n«ct la Fmm, m i Dartaiiaiini

Apf^ Il pneaitra aiMtc Swrruit et H/Ra

teiin 4* b i

M. AD«i»n iaàlcts M.

Altau.

Uprim H MM. Im

Savet-voiit fQil vres comédieni représeoutions? — 0 I maire et I ses idjoiiits, 1 1 sanc^, aux merabrei dft mr^i mené rof aie, «n jprd« clueifétrt, neur de la paraisse, au perovpiwift* directeur des messageries, a tous ses garçûos^ quelques amis des itU ^ , trois ut mÊmmmj^ÊMaÊmtm^l

quatre <m ^ depaii Pirisf

Page 1