L'ÉLÈVE DU CONSERVATOIRE
ice an parterre. A peine y a-t-il là de quoi 8 de voyage et de séjour.
k mesure qu'elle prendra des années et de . se fatiguera de ces rare<$ et infructueuses D8 devant un public de banlieue. Elle cominger aux inléréis de sa fortune autant qu'à mour-propre. A viugt-cinq ans, elle se pré* 1*00 de ces correspondants dramatiques, Dmiqae a brutalement flétris du sobriquet I de chair humaine ; elle sera engagée pour iter, é Rouen ou â Bordeaux, les reines de premiers rôles du drame moderne, les sttes de la comédie. Comme Molière. Goret Marivaux sont un peu tombés en distre belle France, et que le parterre des plus Teat le ballet d'abord, puis Topera, puis lever de rideau, elle jouera cent fois la r, la Chambre ardente, et tous les ouvrages Bourgeois. Puis é ce rude travail ses moyens e passera des troupes sédentaires dans une adissement, et finira, belle qu'elle est eoeuse qu'elle a été toujours, par épouser un «crutemenl de Carcassonne, ou un entreacs de Glermont en Auvergne. Et alors, au
front de la nouvelle demeure champêtre qu'elle se sera choisie, on pourra écrire ces mots :
Ici git Hcrmioie Soudlot, élève du Conservatoire, etc., etc.
Gare... gare... voici Frétillon... Frétillon était fleuriste... Mais â force d'avoir vu jouer Dcjazet, à force d'avoir entendu chanter Achard, elle s'est sentie prise d'un goût singulier pour le théâtre... Elle fut admise au Con- * servatoire par la protection de la concierge de l'établissement, qui est sa propre tante... On lui trouva le minois piquaut et la jambe bien faite... On ne désespéra pas de la voir un jour
Un peu trop forte eo gueule et trop impertinantel...
Elle fut classée dans les tabliers. Elle étudie les Dorine, les Madelon, les Lisette, les Fanehon, tontps les soubrettes de Marivaux, toutes les servantes de Molière! Elle serait incontestablement appelée â fahre de rapides progrés dans son emploi si elle n'aimait pas tant les parties d'âne â Montmorency, les promenades m bois de Boulogne en cabriolet de régie, les toilettes élégantes et les petiu repas. Son début â la Comédie-Fnnçaise ne