‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 144 sur 269 · L'ÉLÈVE DD CORSER VATOIBE · texte numérisé non relu

L'ÉLÈVE DD CORSER VATOIBE

Bera pas plus hcureui qne celui d*Herraime SouffloL Un feuUlétonislep «uquel elle aura été recommandée, dira quelle a de fàrenif , et ce sera loiit Mais ne craif oei pas <|ue nous la perdions, ne craigoei pas qu'elle aille comme Herminie s*enterrer dans une \iUe de province 1 FrétîUoii quiller Paris! Fréliilon» ne plus voir le boulevard Monlfnarlre, ne plus souper au café Anglais, ne plus parader aui aTnnt-scénes des théâtres, ne plus étaler ses grâces el ses deuUllcB au bal î^lu^^ard!... fîonl.., non!..« Frelîllon reiïtera à Pans 1 Klle profitera de se j études m Conservatoire pour jouer let i mou reuses sur ane scène de vaudeville, et longtemps encore oUe fera t 'orgueil et la joie des lîous li liera ires et des lionii de la mode î

Quel est ce groupe d'où s;orlent des fioritures, des roulades et des points d'orgue? C'est celui de mesdemoiselles de la classe de chant. Toutes elles rêvent des débuts au grand Opéra, et les succès de» Falcon et des Damore.'tu les cmpéciient de dormir 1 Combien d'entre elles échoue* ront au port, et seront réduites à aller i Angers ou à Bayonne, tenir Tem pi oi des l^ti^asoni Heureu&ei encore quitnd elles ne tomberont pas dans Tu ne de ces troupea ambulantes, ou la prima donna est obligée de veotr, dans la même soirée, chanter la Rosine du BarbUr et débiter les longues tirades de rhéroïne du mélodrame en vogue î

Fessons maintenant à Tîntére^sante division des ptani!;Les< — Les pianistes ! — Es^ayei de les compter : elles sont aussi nombreuses que les étoiles an ûrmamentt -* Quelle est aujourd'hui la mair^on ou Ton ne rencontre pas un méchant piano dans quelque coin? Quelle est la mère qui se refuse le plaisir de faîre apprendre le piano a sa ûllc? Le piano n'est- il pas l'assaisonnement obligé de tous les maussades programmmes des maisons d'éducation? Trouverez- vous une demoiselle à marier qui ne fasse pas, tant bien que mal, retentir tes touches d'un piano snus ses doigts agiles 1

Au Conservatoire, la division des pianistes a eeli de particulier, qu elle ne se compose pas seulement d'enfonts des familles bohémiennes, ou de quelques iniellîgences d'élite entraînées verf Tart par une vcM!atioD irrésistible; elle compte dans son sein beaucoup de jeunes personnes de la classe moyenne el aisée. En effet, le bourgeois, être essentiellement positif et ctkulateur, se faitâ par lui celle réûexion ; — « Je paye trois ou quatre eents francs de contribution par an. C'est Targent des contribuables qui défraye les dépenses du Conservatoire, qui y entretient les meilleurs professeurs de Paris, y propflge les méthodes les plus parfaites l Nai-je donc pas le droit d'envoyer ma Olle Lîll au Conservatoire, pour y ipprendre le piano... le piano que moi et ma femme aimons tant 1 D'ailleurs cela m*épargnera un mftitre à domicile, et diminuera d'autant le chifre de la somme que je verse tous les ans dans It caisse du percepteur de mon arrondissement »

Profondément calculé, D*est*ce pas? ^ Le bourgeois, qui est juré, électeur, capitaine de la garde nationale, et qui jouit d'une grande considération dans son quar* Uer, trouve facilement le moyen d'obtenir pour sa fille rentrée de l'école royale, et voilà pourquoi, lorsque par hasard vous allei acheter un briquet phosphorique le soir chez votre épicier, vous entendez retentir dans l'arriére^tMu tique le son d'un piano qui sonplre la romance de Guidit.

Lei plantes du Conservatoire font l'orgueil de leurs parent! . la joie des fêtes de familles, les délices des concerts à trois francs par tête, et le désespoir des infortit* nés qui demeurent au même élSî^c qu'elles.

Je me croirais coupable si je n'esquissais pas la sîU

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che, une ceinture bleee* qp des cheveux boudés. Soe te d'un ciel pur, teo lEâ onèi réside sur son froDt laiii H dans les nua§ee« mn^émmêéÊi ne lui confiait de laiUeiii leUe qui se vend i cAtà H

Je ne sais Traiment nistratetirs de Tait sagesse, séparé les dai et de décUoiatîoii ; les d r Académie royale de mi!

haute su rTeîllaj ■ mettre en sel nable a jeter

de II TÎe de rottlisma. il Ici la grosse voix d'an SMi qu'il eût été rai&onnahte ds sous la même main, Êom h branches de Vt progrés et sartoal en

Je veux réunir œ qiw mmâ ont séparé ; et, pour achtfwli mots de mesdemoïsellet leadlÉmli Ce ne sont pins ici 1^ la mèmenatioB.

Vous avet enlciidn perler èi jolies femmes qui peuple ttM sée-d*Antin. Par unç belle seifé delà rue Wotre-Pame'de'lBiMh, Il la me de Navarin, de duslrie des entrepreneers iin«% chantementsur la mystère, et se garnîssesn 4a bouches sonnantes, de aûtts liAi gards bleus, notrs, verts, Inw; Il longues boucles des chefshmi» il dii blanches se dessinent cefBiltueial sili des jalousies eotre-baiuàa, la pna s'imaginerait, pour peu que Unik tique, avoir découvert toot i W^é nuea sur le pandb de bïsBSL

Pirmî ces honrTSt les de Tsiidevilie, les aoif grand Opéra, les autres modes et des grands atei mènent une dMeoes éanea il l dames n'a de r^^**, sv fÊÊÊ^ M ehei Và7, i m eafi ii^

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