‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 148 sur 269 · L'AGENT DE CHANGE · texte numérisé non relu

L'AGENT DE CHANGE

retourné où îl élaît 11 y a vingt ans, et où il aurait dû

rester.

Ceci lient à une cause particulière qu'il n'est pas inutile de signaler. La compagnie des agents de change, en sa qualité de compagnie, serait un corps redoutable si elle pouvait avoir une inQuence politique ; mais, heureusement pour l'État, les nécessités de l'existence de Tugent de change lui interdisent cette inQuence en ce qu'elle a d\' plus puissant et de plus direct. Car, dans un pays où le crédit public est considéré comme une des forces vitales de l'Etat, c'est toujours un corps redoutable (]u'nnc association d'hommes qui peut Taitérer, sinon railermir, et jeter dans la bourse des capitalistes des paniques désastreuses. Mais l'agent de change n'est homme politique qu*en ce qu'il est nécessairement du parti de tout gouvernement existant» attendu qu'il bAlit sa fortune sur le sable mouvant des fonds, publics, que la plus petite crue des idées révolutionnaires peut entraîner et déplacer. Toutefois, si l'agent de change pouvait facilement devenir homme politique, il est à craindre que, sans égard pour sa fortune, il eût la prétention d'avoir une opinion à lui, ou l'espérance de devenir ministre. Eh bien î il sufGrait de quelques agents de change déterminés dans la chambre des députés pour mettre en péril tous les matins Texistence de la monarchie. Mais voici qui les lient en bride : ils ne peuvent pas être députés. Pourquoi? la loi le leur défend-elle? Non, assurément ; seulement ils obéissent à une nécessité qui semblerait devoir en frapper bien d'autres. L'agent de change à seul le droit de faire ses affaires : il faut qu'il soit de sa personne au parquet de la Bourse, précisément n l'heure où les faiseurs de lois se rient au nez, font des quolibets, et parlent comme s'ils croyaient ce qu'ils disent. Un procureur général peut plaider par substitut, un conseiller, juger par supléant; un général, commander par aide-de-camp : mais il faut qu'un agent de change gagne lui-même son argent, voilà pourquoi il ne peut pas être de celte chambre des représentants. Aussi M. Dupin a-t-il toute latitude de les appeler loups-cerviers, sans qu'aucun d'eux lui réponde en l'appelant avocat.

Du reste, l'agent de change, après s'être elTacé politi- (|ueinent, tend à dominer aussi d'importance, financièrement parlant. Il s'est créé, sous le nom de coulUse,

une conlr(îl>aiiil« é€ grand tort. Le mam ci ne peut guère te A la loi» quoique intlil demander à ceUe loi le Ri^me crime que qu'il ne leur a pas é

En outre de ces n considéré depuis qu cette émission frénét duKtrlelles, colossale du buraliste qui fait 1 la farce est jouée, si recettes dans sa pochi d'y aToir participé.

Ainsi , d'une pari comme puissance pol dite; de Tautre, il se le jeu dont il vit ton lui reste plus, pour i version des rentes, q par les mains pour qi

Je me trompe, ce change serait toujour

Peut-être que cetU nclle pour être un tr En effet, dans notre appartient n tout ce q est censé en avoir. Ai veur gcnéraU ont ce r n'est pas une afTain caisse. Ce ridicule ma comme les petits chi gagne même tous les trouvent par hasard i braires importants (t riche ) ; il y a des chi marchands de sabots ii portants; maïs j'avoue de lettres vaniteux, | vous voulez, je n'en < l'agent de change est j bi(>n des défauts, les .

vous l'atteste, moi qui

LOUEUSE DE CHAISES

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