‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 149 sur 269 · FR. COQUILLE · texte numérisé non relu

FR. COQUILLE

^ \ '^S^l^ït- "^ considérer une église que sous le point de vue terrestre et temporel ( notre profond respect nous commande d*écar(er l'aulre avec soin ), on pourrait la désigner ainsi : — un édilice orné d*une loueuse de chaises.

Aujourd'hui que la ^ture ne dit plus rien, ce signe est iid*'le os modernes basiliques : elles veulent , !S , se passer de cloche et de cîocher, longtemps proverbiale; mais aucune ne îr de loueuse de chaises. C'est l'èire né- |uel une église ne se conçoit pas, qui la itres monuments, qui lui donne le mou- I, en un mot, qui la fait église, a rempli de ses ombres la nef immense, lier dort enseveli dans un profond repos, quelque bruit du dehors, que Técho ?nt, expire et s'éteint dans un long mura poindre : la cité s'éveille, et la cloche lus. Le sacristain est à son poste. Le HÎnite arrive en grelottant et avec cette est un de ses attributs. La vendeuse de une illumination complote; de pauvres agenouillées, en attendant la première ni 1 église sommeille encore. — Tel un t respire avec elTort longtemps avant son

\jLse parait à son tour : aussitôt l'édince , ittendrc , s'anime et prend uo nouvel asui commence par visiter son domaine en

tous sens. Les dalles retentissent du bruit des chaises qu'elle range avec symétrie , ou qu'elle amoncelle en piles élevées. H en est, dans le nombre, qui ne portent point sa marque , et dont le brillant acajou tranche sur le blanc uniforme des autres. La paille en est plus fine et plus serrée, la forme plus gracieuse, le dos plus élevé et surmonté d'une esprcc de pupitre où les bras viennent s'appuyer commodément. Ces chaises aristocratiques sont, en outre, garuie> d'un coussinet épais , qui appelle les genoux et fait trouver du plaisir â prier Dieu. La loueuse n'a garde de les remuer d'une main irrévérencieuse et brutale. Elle les soulève, les pose avec précaution, et calcule en les rangeant les bénéfices qu'elles lui valent : — tant pour le droit d'avoir un siège particulier; — tant, chaque dimanche, pour le plaisir de trouver sa chaise à la môme place; — tant aux étrennes et a la fête de la paroisse , — sans compter les petits proOts.

En femme qui sait le prix du temps, elle vaque à plusieurs choses à la fois, et trouve, en passant, l'occasion de saluer le bedeau et le sacristain , et de recevoir les civilités de la vendeuse de cierges. Tous ces habitants de l'église ont entre eux des aflinités de mœurs , de langage, de manières et d'intérêts. On les voit le matin, dans le coin d'une chapelle , qui se communiquent les intrigues de la sacristie et les rivalités du chœur, et qui sautent, par de hardies transitions, de l'histoire sacrée â l'histoire profane, souvent même à de très-profanes histoires.

Le bedeau, justement scandalisé, fait signe aux interrupteurs. Il affecte de passer et de repasser à côté d'eux. Mais, ô fragilité humaine ! ce pesant personnage, après avoir essayé vainement d'attraper quelques mots de la conversation en prêtant l'oreille et en allongeant le cou, finit par grossit le petit groupe ; et, comme il parie rarement, et qu'il n'est pas habitué à régler la tempiU

LA LODEHSE DE CHAISES

de fil foiip II fait lui-même plus de bruit que tous lei

autres,

Lt hntmeni^ selalsi^e pas ri:l«nir longlemps dBD« ces

CQtiféroiïct^s* Alors même qu'elle raconte ou qy'elle éconlp, elle conserve %m air affiiirp. et pnraîl toujours sur le qni-vhep Sa main sVigîle avec impatience dans la lioclic %W d.' son Inblier, Enfin rolEclaiil monle o ToutcL el In voilà qui s'èlolgive el relournc n ses chaises*

T,Tii(ïiv qu'elle poursuit sa ronde, disons quelques mois de sps rnuclmnsetdcses privilêpe^.

Nos It'clpnrs seront snnji don le l'dlfiés d'apprendre que la liïcati'in des clunses , dans les églises de Paris , rap» porlc* a b fabrique des sommes con>îdArabks . el qu'il y a telle paroisse on celle lucnlion ne seléve pas a moins de 2ci,0*iO francs par année. Ce n'est pas ici le lîeu de discuter les avanl:iges nu les inconvénients de ccLle espèce d'înipùt levé sur la piêlé de^ lidèle^ Xons espénms qne le temps viendra où II sera permis de s*asseoir gmCij dan^ la miiif^on de lUen,

t\\ atlendanl, ce bai! csl robjel des plus ardentes convoi tl^^^s, deîî Un put s V s pins tories. Mil. les marjîulllierîi n'en d^^nnent pas de qniuïe jonrs* A viïir les efforts de* conip-Hilenrs , un dirait qu'il s'aj^îl d'emporter nue de iioïî sitnTnres les pliT* Irtriiemeiil rélri buées. Ce n'est pas une sin cure pourtant. Ce fond ressemble à tous les autres *'l viHiictre trfivîiillê ssins rel-lche Aussi le temuer qui en nLtiiml reiidoitnlion ne le quitle-l-il pas du malin au finir, Inee>sunimeul il le remue, il ne lui dunuc ni repos ni lr*îve. Mais les nnln-s Tonds se faligucnt et s'épuisent : ceinî'Ci ne se lasse pas de produire, — cliamp merveilleux qu'on ne s>^mejamnis et qu^on moissonne lonjonrs !

Le jdus souvent ce précieuic privilêjje est accordé à une fimime. Pmir Tcmpurter sur se;; rivaux, que de titres ne Ini ,1-l-il pas falUi reunir: Elfle n'est rien moins que la veuve d'nn Kacristain nn^rt en ^>deur di^ sainielé, La lîJlenlc d'un marguillier. ou la nièce d'un i^niud- vicaire. Un prédicaleiir m n^noni, un lianqnitr riimeui V\v son tenue de son patrona^ie et de son crédit» 3L le curé a élècliiiudement sollîdié en sa Faveur Les puissances de la terre el du cil I lui sont venue.^ en aide. Son taliMit pour Tiiitrif^ie et ses ruses di|dimialiques ont Eail le reste, Li voild donc investi!' lie c* titre i^lorieux qui va devenir son seul nom. Ses voisines, M'S parenls l';ippe lient pcut*être encore niadï^ni- veuve CroNlicliard » ou madame riedforl; mais les lia lïi tués de ]'êt;lise diront désormais en parknl d'elle : la Imiemt dr chaises!

M.idiune veuve Groslif kard a pas^^ë la trentiine. De combien d années î... Peu vous importe. C'est un niysirm dont elleiiarde pinir elb^ seule l«' secret, el, sur ce point didiciiU elle nienlîrnila Uien Ini-rneme; — nous ne dixins rien de smi confessenr, le moins faï^orisé de ses ciuilîili'Nls. — Ojt n'a janir<tS| répète t elle , que Và^e qn*uN jiaraU avoir; et elle s 'e libre e dVire le plus jeune pos-^ililu C'est une Temme petite, potelée» lleuriep d'une minutieuse prapn-le, vi^e. remuante el bi< n conservée» On assure que la ctiroiujnc s'est longtemps êgïijve sur son emn|ite. La bauie ]>osiiîon qui' madame Cro:^]icbard s'est Hiic ne contredît aucunement la cbroniiiue^ — au cojdraire,

G. rdez-vons bifn de la jn^er d'après celle lolletle îiîniple qu'elle a faite à la b^le, pour ne pas perdra la prenriie messe (il m- s'n>:it ici que dit produit inoiié^ taire de la messe). Elle sait tout ce qu'une femme peut devi»ir a la parure; — non pas cette parure mondaine qui sCfiJid.il ise au lieu de (ilnire , qui elTarouchi' les regards au lieu de les attirer et de les retenir. II est un art éavaut dans sa simplicité » discret dans ses licences mé-

iî 'tftekQdM «Mfeiîp One ecMi fi« ies |er«i4«|^.| derrière elle Éa a^iMtlene éa ^n Grûslîchi irfïcipe éê i Kaîvsnl le »att et ki oSc^l a un 7ls9g« dilTérPiit pnvi fiiK les souM des pimm I reçoit cetii des rlchei avec len premières , riens. &i voix, qa'dlriaîii vllfrante. Se» yeui, qui T dan;; VaecmwHÈn , s<Kit \ elle dit : m Vo§ ch^Um.i'H plaii est [il us eiîfcesfit f^f chus K^allongeM hmÊmtmÊm échapper é celle dUtrictJM: tendrz qae la loueuse qtl • rous enveloppe daDit seski^4 — qui viendra oeriatnefleiil seconde pri]t«#tre^ porhes, et mnlhcnri toos^i n'eti pOM préUwue, c*csf Htmë que vous dîien en voas-nénej médîtniioii» plm de i nemenl vous ch^rchef a lui dftijit une chapelle ûbscoreitlK suit, elle est derrière fon'.emi assU que irons tressallleiJ t'il vouM piaît.

Voycr comme, dans les plus élégantes lai é douce, crédit juisqn^an pn^lMi jours, ina4.ime GmsIidMidtti' emprunt forcé Elle lâdei bien qu'au fond du GŒttrdk4 leur bonrï^e pour veoir | beau cdté de son HUt; file «i magnanimité. Toutefàii flli i le îtignalemcni exact i tant d*ttQ air protecteor* dame , de tel Age , de ivllf I doit daur soi», m

Derrière elle» à une i pas de procession le fraie tueux. 11 annonce sa vnaei birde les dalles sonores el « Fout te* pattTwm , f^îl wêêê^ encore : « Pour im^twâMéil relevemns une partienlaritî l ^*îmagîneiit qu'U j a rifilîliilJ quètetirs et b loneusn. Toli détruire. L'ordre dms leqad fri ment calcule. Comme tel' et que raiilre est voloataïre. IvJ leurs dévotions» ne tîrei pauvres, enciM-e moios y sunt tenus de la tirer piMr| dant qu'Us ont eoeore rfffHl il survient ■ propos s«tr Isa pu à1 ainsi le rèle du ptlolt i pas, et leupaufrea j| hriqm.

Autreroisi les vmàmn qui ^ i

A ritsincedei gêe^oneompreiid I est chef elle, ht» màm elle vit de T « el i

LA LOUEUSE DE CHAISES

5 couche ailleurs, et elle se ferait volonidresse suivante : Madame* madame Grosise de Saint-... Elle a la conscience de <ia ! haut la (été. Elle affronte le vicaire dans t le curé dans ses caprices. Ces grands oujours pour elle un regard et un souriie. ? madame Groslichard ne se confond pas entîment^ de respect et de vénértiion (pii nie vit trop prés du sanctuaire. Nul nest i pays, a dit la Sagesse des nations. Nous

cette variante du proverbe : « Nul n*est îristie de son église. »

ne Groslichard, élevée à ce comble d'honil crédit , partageant Tencens du pnHre de la fal)ri(|ue, est hien excusable de ne ifcevoir Ihumble donneur d eau bénite, is façon rimportant sacristain, les chanli la complimentent d*une voix de plain- 'pent lui-même , qu'on s*étonne d'enten- (ne les autres hommes Ce sont autant

main où à ses bonnes grâces. Avec eux ctte. elle minaude, et les tient en haleine ;es et ses refus. Elle accorde seulement le chœur une tape sur ses joues roses et mitte superbe un coup d*<eil en tapinois, urout à répondre de bien des choses! •

Quoi qu*on ait pu dire autrefois, madame Groslichard jouit d'une réputation de vertu : elle a des mtcurs, ~ — c'est une des conditions de son bail : — et, en femme qui a vécu longtemps et beaucoup, elle sacrifierait ses passions à son intérêt, lieureusemont le sacritice n'est pas toujours nécessaire ; et puis, écoutez sa maxime favorite (la maxime fait les femmes supérieures!» : « On n*a jamais . di>ait-elle tantôt , que V^ge (|U*on paraît avoir. » Klle ajoute encore : c On n'est jamais que ce qu'on paraît être. »

Avec elle, il ne faut pas trop approfondir les choses. Par exemple, elle affecte les dehors convenables de la piété. Jamais elle n'oublie, en passant devant rautcl, de le saluer d'une humble révérence. Vous la voyez, au commencement des offices, saintement agenouillée et plongée dans un dévot recueillement; mais remarquez comme, de la place qu'elle a choisie, elle domine toute Téglise. Suivez ses yeux sans cesse en mouvement, .ses yeux perç ints et inquisiteurs, qui prennent note du nombre, de la figure et de la position relative des assistints. Vous ne l'entendrez pas unir sa voix h celle de l'auditoire pour célébrer les louanges de Dieu. Si elle chante, c** si en elle-même, uuand la messe a été bonne, quand la collecte a été abondante, et que, dans ba poche de toile, les pièces d'trgent se mêlent Joyeusement aux pièces de cuivre.

LA LOUEUSE DE CHAISES

^ ti la loaease de chaises qai fait YomemerU Ues publiques n'appartient pas à l'église, ^lees lembleraient établir qu'elle y a jadis ^ Alite d'un notaire ou d'un banquier, une balkenreuse sur les rentes d'Espagne, sur DO 1m chemins de fer, lui aura enlevé ce ■muié 800 par sou ; et elle se sera vue ré- I vieux Jours, à reprendre sa grande poche I allares d'autrefois.

I le lentiraent de sa dégradation. Elle ne 'lee cette foule rieuse au milieu de laquelle repane. Vieille et ridée, le spectacle de la > k beauté offusque ses regards. Ces bril- Mp ces groupes animés, le murmure confus «nations différentes, les divers accidents % lumière que produit le feuillage mouvant M riches lueurs d'un beau soleil couchant : i«Cé de la terre et du ciel l'attriste et l'im-

troaTe an plaisir cruol â troubler les plus BSy et â se jeter au milieu des téte-â-tête les bC les plus tendres. Elle apparaît soudainc- Mit devant vous comme un reproche vivant, »ile, avec sa mine sévère et renfrognée. A

on se tait : les Ggures s'assombrissent, le iV les lèvres. On croit devoir respecter la ^ femme qui a éprouve des malheurs, ^ des choses humaines ! elle était moudaine

la voilà rigoriste dans le monde. Les mesdont elle se chargeait si volontiers et par ^» accepte encore, mais par intérêt. De cet tste et si pimpant d'autrefois, elle n'a gardé OQge et ses doigts crochus : on dirait qu'ils na longs chaque année.

«miérede Juif errant. Rien ne l'arrête, rien de sa tâche. Elle va étudiant les physionont le signalement des promeneurs. Elle les Btingue aussitôt les nouveaux venus. Quant tablîssent smses chaises pendant des heu- 5t qui menacent de les occuper tout le jour, B en passant des regards d'indignation, et nrs tentée de leur faire payer deux fois leur arrive-t-il de vous oublier dans une convertsante, ouvrez les yeux et revenez à vous. «I là qui vous observe. Vous croyez qu'elle

cherche à saisir ce que tous dites : point ; elle se demande : € M*ont-i]s' payée? »

Ces promeneurs inconstants qui changent vingt fois de place dans une heure, et que la loueuse retrouve au milieu et aux deux bouts d'une allée, la jettent dans une pénible perplexité. Vous avez payé, dites-vous. Elle vous croit, et pourtant elle ne saurait retirer sa main tendue, et réclame son dû, même en s*excusant.

L'année n'a qu'une saison pour elle, saison bien courte, et que les jours de pluie et de brouillard diminuent encore de moitié. Quand les arbres jaunissent, et que leurs feuilles, en tombant, couvrent ces allées na* guère si fréquentées et si productives, la loueuse disparait de nos promenades. On ne la voit plus que le dimanche au jardin des Tuileries. Elle y erre tristement comme une âme en peine. Rentrée à sa mansarde, les pieds placés sur sa chaufTcretle, elle se console en rêvant au retour de leté, de l'été qu'elle ne reverra peut-être plus ; car, semblable aux malades attaqués de la poitrine, elle meurt presque toujours^ à la chute des feuilles — cette date lui est funeste jusqu'au dernier moment.

Rlentionnons encore, pour que cette galerie soit complète, les industriels qui colportent leur mobilier aux courses de chevaux et aux revues du champ de Mars, aux feux d'artifice du quai d'Orsay et de la barrière du Trône. Bancs chancelants, tables vermoulues, chaises à moitié dépaillées, vingt fois exposées à la même épreuve, et que tant de service n'a pas rendues plus solides ! Place à vingt sous! place à dix sousl arrivez, messieurs et mesdames. Voici l'instant, on va commencer. En effet, le bou* quet éclate : le cheval touche au but : le général parait. On se lève sur la pointe des pieds; on allonge le cou, on se foule, on se presse. La loueuse de chaises elle-même tâche de prendre une petite part du spectacle. . . Malheur ! un craquement se fait entendre; les tables et les bancs s'affaissent, et les spectateurs tombent pêle-mêle, dans un désordre qui n'est pas celui de l'art. Mille réclamations s'élèvent. On parle de faire rendre l'argent. Mais, à ce mot, les propriétaires s'esquivent avec la recette, abandonnant des débris que l'on n'emportera pas. Les blessés ont bien assez de se porter eux-mêmes. Homme vraiment industrieux ! femme étonnante ! ils trouvent le secret de changer leur vieux mobilier contre on neuf ;— encore ont ils du retour.

■fi É.

LA

DEMOISELLE DE COMPA(

CORPELLIER DELANOUE

H pjrcoiimnt de bas a h haut U srrio des eiisteiice" d^'^pl.iuée», depuis ]a pnj li^re incomprf^eff ijU' n'n paRloiijonris tiré .»* ronlon, »

i^C jus n'n U sons -m* îtri?sse d«f pcnsmiiDAl, qui anniit pli pp'nï-^fT 1<; fils d'un jintr île Frinitio, ûi» trouve h fumme do cliarsTC^ Ij-ptgravf et ni:ijrsUi*'U]t qui ne ril pH« ou qiiî ne rit i:m*re, et auquel il fa Ml u<*rr^^:Ein^iTioul fl^socïtr la ginivirriftnte, iritrt* pliyMoiirimic qnc» Cotlîn d'ïbrle^ille a si p.irP îtcnirui s^ilsifô i-t n^sunifîe dnns lo personr)ii|;e de mndâmg Evpiird, \ii-do^^iis dfi niiidniiie Evrard, maU bi*»n atidtîssuSi daiiîî un mojidt* tmit autre, dans dfs reliions fontes nouvL'tlefï, loin du routîicl épai^ des i^ands couîsiiis venua d'Artveri^ne et âoR plniiil s aïtlinifllique^ de ce bnn fil, Dubiiptge nous iruuvnns la demnîselb de compugnlc* qut t'sl n la femme de rhnrge ce 'jue celle-ci esl à la siin|ilu hinme deuninl^it Cf qun TiuiPiidant esian ^pctûtoiii% H ïe s( crêlîure au fak-rreuifr; la demoiselle de conq^i^uîe, otij<*lde luxe, fuihÛNiede bon govil. réservée eirhisivein ut nui g iis rirbes^, et que la moyenne |)ropHiUn up cou liait que pur ouï- dire j a peu près c^nimc le>i services couqilets en vii'U^t î^-^vres, les chevaui pur sau]?, les ean.\de Bade, les niii^raintia et lc!i vapeurs.

Une lenime i|ui a dfs v.qienr^ ni- saurait se pa^er d'une dùiiJoistUt* de compai*nie* à k cùur, il y a le^ dames d'honneur et lesdames

pour mceompagmÊTt tt

lonte priore^csw, « lei I trespel fiortetit«ii bcMinlii eiénne tragédie : Ufenati dé rîgamir : C\éQné pmirl maque, Fatime poiir ^In^ I sont ces dames, Faltic. F ^ d'antres que nnum ponr n^lc£ el onliques joui d'iiut tes |.rîiiG»s«s d I stOlennellement qu'ati leapi partent deii robes pin» caam occasion de t'è?4oaoir. Dl»

à ennOer, eu. sî elles en etf dans UorcUte de leur «ai oiUHÎnpp oa de leurs oodcs; i raines onl de la ramilIeeiflB Les mœurs se «oûl confidentes de injfédîe oM i de coioMie* ÛËeoiie i saivi le 4 pioi de dame d'hamieurp ét^ demobelle de oimiiaiiM, i voyei, uuevériUMesinéevm comrMipîe i soUméBie.

Ëtce^ndaDtl'eitiflaii et d'ipii«rtt. Biea que aam YOjïeni liêraut d'armes, ta La deiuolnetle de i à vivre. A quoi seft-idie i convient d'eumiaer.

ËtdV < laMIakl

i 'MMH^

LA DEMOISFXLE DE COHPAGME.

nent cnmpagnÎA à quelqu'un? et. si char- |tiielle qu'on soît, quelipie grAce imprévue ifvlKe qu*on puisse jptnr dans le discours, I DU d'ennuyer à la lonf^ne et de laisser IioimI du sac On se lie d*une affection rélait par n'aimer, par se reconnaili e indis- I à Tautre, et alors ce qu'on dit est toujours I Même a son charme. Soit. Avouez pour- I atRex médiocre di^ertif^sement é lo<^*r demoiselle de compagnie silencieuse.

InCreroit devaient faire rire, sous peine du ille de compagnie n*est pas payée pour

I qM*inie demoiselle de compagnie digne de

a- taise, se montre et s'absente ;i propos.

I loot bonnement la plus complète, la plus

plu humiliante de toutes les servitudes

fait h dame suivante ramassait Téventnil

qieaa de sa maîtresse, la t4che était toute

«aiait à quoi s>n tenir. Mais maintenant

boUons ont cessé d'être définies, la dame

^^«ée de q'.ioi .' de tenir compagnie à ma-

ijlpttit 011 commence, où s'arrête <on emploi.

'Indre d aller trop loin et de fatiguer, de

r et d'alanguir. Trop ou trop peu de discré-

icaeil ! 11 faut beaucoup d'étude, beaucoup

coup de sagacité, pour tenir constanim* nt le

ê dans cette route chanceuse. La moindr<>,

e moindre oubli, la plus petite négligence

oaa jeter, confuse et humiliée, aux fossés du

4réeis4*roent pourquoi nulle position dans le

plus gauche, plus fausse, plus géuante, que « demoiselle de compagnie appartient toun esprit, par ses manières, par son éducalafoia même par sa naissance, é ce monde où mise, quoi qu'elle fasse, que sur un pied de

et, tranchons le mot, de domr'Sticité. Que I pour elle ! que de déboires secrets ! que de éea ! que de combats au fond du cœur : que

bien ou mal dissimulées' On dit en parlant est la demoiselle de compagnie! » ou bien : roua é ma demoiselle de compagnie! » ou : c Je n'ai trouvé que la demoiselle de comlirait-on avec plus de dédain : « C'est ma :hambre... Adressez- vous é ma femme de La demoiselle de compagnie, par cela même layée. accepte tarilcnient l'obligation d*ennefois lesciprices de madame, les maussades madame, les emportements de madame. Une

un geste superbe, équivaulrai nt à une dê- Dous sup))Osons que la demui.^elle de compa- ;n de sa place.

s rare de rencontrer dans les Petites- Affiches, demandes et offres, entre un cheval a vcu>ire niére à louer, I avis suivant, précédé d*une index est allongé :

re une demoiselle de compagnie d'une naisguée, d'un physique agréable, d'uue instruc- • sachant la musique et l'italien, pour voyae famille anglaise. S'adil^sser franco à M.R'**, te restante. »

Dujar'icr lut un jour cette annonce banale, rétlèchir smeusenicnt <|ue sa famille était iquo honnête, et que l'éducation qu'on lui s pouvait recevoir utilement son emploi. En iiiK était jo.ic, elle était musicii une, elle sa- . Elle réunissait donc toutes les con litions

requises. Elle s^adressa â M. R***, poste restante, A Paris, et ne tarda pas à recevoir une réponse ainsi conçue :

c Mademoiselle Dujarrier est priée de vouloir bien pas> ser de midi à deux heures, rue du IleMer, n*... »

Que de pensées diverses, que d'émotions as-siégeaient le cœur de la jeune fille tandis qu'elle se rendait au lieu indiqué! C'était une grande, une solennelle démarche que celle-là ! Victorine ha^^ardait seule son premier pas dans le monde. Qui donc l'eût accompagnée? Son père était malade et tombé presque en enfance. Sa mère .' elle n'avait plus de mère C'était une marâtre qui maintenant commandait au logis, et Victorine n'avait ni appui ni affection à attendre de ce côté- là. Victorine était isolée, sans guide et sans conseil, portant a elle seule la terrible respon.<iabilité de son avenir.

Arrivée rue du llelder, elle s'informa. La maison de M. R**', un peu triste nu premier abord, comme sont la plupart des modernes hôtels de la Chaussées-d Antin, étalait une belle façade sur la rue. La porte rochère, exactement fermée, ressemblait à la porte d'un riche sépulcre, tel qu'il s'en élevé dans les quartiers aristocratiques du cimetière de l'Est. Victorine frappa discrètenient: un des battants s'ouvrit et laissa voir une cour extrêmeni triste aussi, formée de grands murs peints à l'huile et figurant une tenture en coutil ; à dmite. deux ou trois lucarnes, en forme de lo.sanjiies. indiquaient la remis»' et l'écurie. Un domestique à veste rouge nettoyait des harnois sous une espèce de hangar, tandis que le concierge, également vêtu de rouge et coiffé d'une casque'tede livrée, {était force seaux d eau sur les dalles du vestibule pour en faire disparaître quelques taches ma1sé«mtes. Bref, l'aspect de celte maison annonçait la fortune et ce que les Anglais appellent le comfurt Et cependant je ne sais quoi de terne et de morose assombrissait cette demeure et faisait asseoir Tennui sur la première marche de l'escalier.

Quand Vi( toriiie entra dans le salon, M. R*", qui était profondément abîmé dans une bergère et dans la lecture d*un journal, se leva, et fit, en souriant, trois pas vers la jolie visiteuse. Elle tremblait, il l'encouragea, lui offrit la main, la fit asseoir, et engagea avec elle une conversation de lieux communs, dont je vous !ais grâce pour venir directement au fait, comme y arriva liu-ilement M. R***, après une foule de banalités et de politesses.

— Mademoiselle, lui dit-il, je passe ordinairement six mois de l'année en province, dans un chiUeau assez maussade que je possède aux environs de Valence. Ce n'est pas là le séjour que je vous | roposerais. Ma femme l'habile en ce moment; nous ne ferions qut Ty aller rejoindre, et de là nous partirions pour l Italie. M.tdamc R"* sera ravie de vous vo»r. de \ous connaître. Il y a longtemps qu'elle me demande une demoiselle de compagnie, et ce sera pour elle une joie de saluer en vous une amie, une amie si charmante et si spirituelle.

— Monsieur., interrompit timidement Victorine en baissant les yeux.

— Non, ce que je vous dis là est l'expression sincère de ma pensée. Vous me plaisez, mademoiselle, vous me plaisez beaucoup, tt je serais enchanté de pouvoir faire quelque chose pour votre bonheur...

L'accent avec \ei\ue\ ces derniers mots furent prononcés parut étrange à Victorine. Elle regarda pour la première fois M. R***, et lui demanda si sou iuteution était de rester longtemps en Italie.

— Fort longtemps, répondit-il d'abord.

Puis, baissant la voix :

— Aussi longtemps que vous voudrez.

Victorine recula doucement son fauteuil, car M. R***

s'était sÎD^liêremeïil rapprcjché d'elle, tout en parlant.

i*eD Ire tien fui dus lors animé et Téhémcnt du coté de M. R*'\ qui s'était pris d*uii réel enthousiasme pour les beaux ycui de ta jeune fljlc. I| prodipa les lldUenes, les oJTres de services, les promesses. Il Ût briller ks reflets ehatoytnts de sa fortune, le luie de sa livrée, il ût enfin tout ce que fait un honiroe riche, médiocrement spirîiucl, qui veuL subjuguer le cœur d*UDe jeune £lle en s'adres^ï^aût à sa vanité.

Maïs Victorine ne comprit rien â celle hahîle stratégie du Lovetace; elle ne comprit pas pourquoi cel homme ctatail ainsi â ses yeux son faste et son opulence ; novice qirelte élail, ri le s'étonna d'êlrr robjet d'un tel empresficment. Elle était venue tremblante, tout émue de sa démarche, agitée par la crainte d'un refus; et elle se voyait accueillie, elle se vovait fêtée, llaitce, camblèe d'éloges et d'adulalîons par on homme riche qui ne la connaissait pas, et qui aurait pu prendre vîs-a-vis d'elle les airs superbes d'un prolcclctir. 0' a bord la façon tout affable dont M. lï*" venait au-devant d'elle ^ enchanta Victorine^ mais bientôt la singularité même de cet accueil excessif donna à peosord la pauvre enfant, qui commença i s'inquiéter de sa situation. Dès ce moment ses paroles devinrent plus rare>;, ses questions plus brèves; elle ne iODgei plus qu'au moyen d'effectuer sa retraite le plut

LA DEHOISEUf DE COMPAGNIE.

nlrevue. Yiclorine fit uoe profonde t sortit de cette \naiaap pour n'y

cette aventure se rctroav^t dans B demoiselles de comp«i}^BlB. que ne à peupler la solitude deluçôlibat fort bien y être trompe, et l'on r de cette que.Ntîon toute simple : hvout venue? » CVst qu'en enVt, t venue, elle était censée savoir dq, le eût eu quelque expérience, elle omme une innocente, au picsre dcel M. R*** n'eût pas reçu sa visite.' n homme seul, cela est délicat et ri à dire aux langues médisantes.

inssi que rarement une demoiselle le semblables fonctions. C'est ordi-

femmes, et plus parliculorenient s, que leur oflice les retient. Expli-

séduit le plus une jeune fille dans âge, c'est la liberté dont jouit une rté! mot magique et vibrant! Dans ie le plus, ce n'est pas toujours le nt d être appelée madame, de portes diamants. Nous parlons là des 4*un cœur ignorant de soi-même, mu, et dont chaque battement corde coquetterie et de frivolité. Mais, lésirs de pensionnaire émancipée.

des velléités plus sérieuses, des !S. On en vient à réfléchir que la B tête-à-léte bien monotone: que re trop retirée, et qu'oprôs tout on

que nous sommes mariée, c'e^t-âiis pouvons recevoir qui bon nous nous pluit, sans difiiciillé. A quoi riée, si l'on ne jouit pas de la clef e arbitre est une des immunités 'est un passc-fiorl.

[ni n ont point dtî mari, pour ces [ui n'ont pu se procurer do passenquiéte se na-sc dans la crainte de louane de l opinion, pour cellcs-la ion clinritable a inventé la demoi- Bienhcurcuse mvt'nlion! la domoist un porle-respccl contre le(nicl ' impuissante du Qu'en dira t-on.

le madame une tcUe, qui a une dc- I'? n'est-ce pas là un bouclier, un demoiselle de compagnie rem|)lace ari absent. Elle est attentive, com-

relirer à pro|.os, ce que ne ferait î le mari, fût ce même l'époux dén du Sénateur.

)ans certaines circonstances diffî-

compagnie pousse le dévouement on compte les amants de madame.

espon>ablc des aventures galantes :

s messages pour les transmettre à e (jui fait les réponses. C'est elle onde accable de sarcasmes. La méit par elle, s'attaque à elle seule, pagnie accepte le côté p<''nible du mt ragrémenl. Ainsi se trouve ap- :os non vohis,

a son revers. Apres avoir analysé itages de la demoiselle de compa-

gnie, il est juste de faire connaître ses inconvénients.

Ainsi, contrairement à l'exemple qui vient d'être cité, il arrive souvent que la réputation de madame sert de plastron é la demoiselle de compagnie.' Les comédieà sont pleines de quiproquo semblables, lesquels se renouvellent journellement dans le monde. Les aventures de la dame suivante sont fréquemment attribuées à sa maîtresse, qui devient ainsi responsable des billets doux; des escalades nocturnes, des mauvais propos et des coups d'épée qui se commettent dans les environs, et dont une autre a le profit. Que de vertus intactes et jusque-là respectées, compromises tout à coup par le voisinage dangereux d'une demoiselle de compagnie, sauvegarde *^m pense, préservatif impuissant, arme qui devrait prot^er et qui tue! On a vu l'autre nuit un homme rôder sous les fenêtres de l'hôtel. Evidemment, c'était pour madame. On remarque que le jeune comte Horace de*** prolonge fort tard les visites qu'il fait chez madame la vicomtesse. On ne s'informe pas si ces visites sont des tête-à-tête, ou si (ce qui est vrai) la présence de la demoiselle de compagnie est le véritable attrait qui retient le jeune comte. On se hAte de prononcer, en ricanant, que la jolie vicomtesse a le cœur pris, et voilà une réputation de femme jetée au veut des causeries parisiennes. Alors que faire? à quel parti s'arrêter? garder la demoiselle de compagnie/ c'est réchaulTer un serpent; la congédier? c'est donner gain de cause aux propos de la malignité, qui ne manquera |Tas de dire que l'on s'est débarras.sée d'un témoin inconmiode. Egale perplexité des deux parts ! Plaignons la femme qui se trouve réduite d choisir entre ces deux fâcheuses extrémités.

Pour prévenir un malheur semblable, la plupart des femmes qui se donnent le luxe d'une demoiselle de compagnie se la donnent laide ou à peu prés, imitant en cela la tactique généralement suivie à l'égard des femmes de chambre, autre espèce dangereuse! Mais quand soimême on est laide, la grande difficulté est de trouver plus laide que soi. Au besoin, on choisit plus vieille, et le même but est rempli. Il y a en ce genre des assortitiments très-curieux.

Les attributions de la demoiselle de compagnie consistent principalement à suppléer la maitresse de la maison lorsque celle-ci est indisposée ou absente, à faire les honneurs à sa place, à recevoir pour elle les visites, à éconduire doucement les importuns, ceux qu'on ne veut pas voir. Cet emploi demande beaucoup de tenue et de sag.icité. Certaines demoiselles de compagnie finissent par être plus réellement maîtresses que la maîtresse ellemême. Celle-ci, à la longue, se trouve occuper la seconde place et jouer le second rôle. C'est une véritable abdication.

La demoiselle de compagnie exerce en outre quelquefois les fonctions de lectrice. C*esl une variété du genre. La lectrice est ordinairement une grande sérieuse personne entre deux âges, qui a eu de la fortune, des aventures et drs malheurs Ecoutez-la : sa vie est une interminable odyssée qu'il vous faudra ouïr du premier chant jusqu'au dernier, ou plutôt jusqu'à Tavant-dernier, car la pauvre femme souffre encore et souffrira longtemps. Sa spécialité est de souffrir. Elle a des sympathies littéraires, des velléités de has-hleu- Elle écrit un roman pendant ses loisirs, un roman dont elle est l'héroïne, et où l'on verra combien il est pénible de ne plus être ce qu'on a été, et combien de dégoûts naissent d'une fausse position, et que la résignation est une vertu sublime, et qu'autrefois Apollon garda les troupeaux chez Adméte, et mille autres choses tout aussi consolantes et aussi neuves. Pour faire diversion aux chagrinantes réminh- .J

Pavit Imp. «le Edouard Ulut, rue Saint-Loais, 40^

*so

LA DEMOISELLE DE COMPAGNIE

cenceft qui vienneot rasirêf cr parfois, h ledrice saupiro de lemps en lemps de* vers, 4es vers d'amotir, gothiqneE et romîintique», des ver» qu*elle êeril « avec soir mur..» > Mn% prélenlion, sans arriére-pen-*ée, car elle o^aspîre pas, la pauvre colombe blessée, à acquérir ce que nous aulrei nous appelons gloire.,. Et de quoi Un servirait la gloire^ â elle qui a manqué sa vocation ici-bas î La Tocalion de la lectrice» sacheï-le bien, c'éluit d'être grande dame, d'élrc rkhe, lUrée» d*BVOÎr un opulent blason sur les panneau! de ses équipages, et cinquante bonnes mille Mvrea de nme, en terres, ÎqtvH elcbMeauï, A quoi, bon Dieu! B-l-il tenu qu'elle possédât tout cebl un étranger, beau comme le* amours, possesseur d*unc b^'llc âme et de nombreux millions, usl venu, il y a peu d'années, eti dcmiindé sa main. Le père de la Icclrme vivait alors, père Intraitable et violent s'il en fut. Ce p{'re fi-roce ne crut pas à la ftiDcêrlté du noble étranger qui orfrait son optt- Icnre, Il petiîîa que l'AméncaLn ourdissait le plan d'une inDme séduction. En vain celui-ci ofTrit^l d'aller réaliser sa forluue outre-mer, en valu demanda-t-il trois mois l^our ce voyage» trois mois' qu'éiaît-ce que cela? Tin* Rexible père refusa. Et Fctranger partit la mort dans Ta me : et. depuis ce jour, on n'a plus reçu de ses nouvelles, et maintenant la lectrice est seule au monde, car son entêté de péra est mort en lu) laissant sa bénédic- Ijon — et det dettes. Chaque jour la lectrice s'aliend â voir revenir rélranger, mais J'étrangcr ne revient pas. Il s'est marié devers les bords de i Oreno[|ue, avec la fille d*un riche [ilaoteur de la Guyane, qui lui a apporté en dot cent cinquante nègres et raille arpents de rocou et de tabac.

Il n'est pa* rare que ta lectrice, A force de faire de rélégic^ à force de regretter et de se lamenter, parvienne â lui creusera son sort quelque ^énér.il goutteui^ quelque Oûbtc reste de TËmpire, pension m? et décoré, dont la vieillesse a besoin de soins et d'affcclton. El voilà notre héroïne mariée: la voila, elle aussi, liirce, riche* Hélas ! ce drnoiiment n'est pas tout â fait celui du roman qu'elle avait échafaudà. Le général est vieux, exigeant» malingre» un peu bourru, trés-bourru; et il parle bien souvent de Tempereur, Et voilà notre Indiana toute trouvée. Quelle dilTérence c'eût été si notre lectrice eût épousé le jeune et opulent Américain l

m Ml a f ik^H

de M i Ug^ i

neveux >0iit va eompBgmm*

On pourrait i de justesa

soDt UD ToUinage desplsi les Ois de Camille, »

Kous nou» firopoduai éti ooue sons aperce voos I !

manque â la présente et sang laquelle cotre Descend dâs rapîdemeiit Ici i rencontrerûûs quelque pari ï oMÊOciée^ tfpe exceptiomneV 1 placée là comme le Gomplé menteur : la demoiselle de i meuble d'eitipruol, qui îm^l somplueuses devantures de i cîeux coin pt airs d*a cajou. lomtM demoiselU de eowipm§mée qid f ^ ciaux leH liooneurs du tien; ç'tfl de llacâtre el de mînîn,

ta dem 01 sentie de i pas exempte d*amb[tîoD, ffletini brîlla0t« des Ulres, nu i attfnd chaque jour VA moins heureuse que la ieetriei^ rbeure, en fait de coloeel dtf n'a sous la maio que le J mieux se faire veuve, et, ivieieil vera, n'en doutoua pas, I m aé^t une pùtUion ««cutli : qne^ee f vreuse de loge, par eiempre^i ou maitresse de table d'bàte, i çants; a niolfis que d'id là ht mêle, auquel cas la [ "

à nos lecteurs^ et lïoits i la collection dee Ftm^mkij

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